Maître Joseph Bizouard - Des rapports de l'homme avec le démon - Tome 3 Edition : Gaume Frères Date de publication : 1863 Nombre de pages : 636 Voilà le résumé court que j'avais. Ce troisième volume de l’œuvre monumentale de Maître Joseph Bizouard poursuit son exploration des phénomènes démonologiques, en se concentrant sur les attaques doctrinales de l’époque moderne contre la croyance aux esprits mauvais. Il aborde les hérésies du XVIe et XVIIe siècle, les prophétismes des Cévennes, les illuminés, les philosophes rationalistes et matérialistes, ainsi que les explications naturelles des possessions, maléfices et phénomènes surnaturels. L’ouvrage contient également une défense méthodique des démonologues contre les objections modernes, illustrée par des débats médicaux et théologiques autour de possessions célèbres comme celles de Loudun ou Louviers. Table des matières. LIVRE ONZIÈME CHAPITRE I. — Hérésies du seizième et du dix-septième siècle. — La Réforme, sa source, ses tendances, ses résultats. — Prodiges des réformateurs, leurs extases, leurs convulsions. CHAPITRE II. — Les illuminés au seizième et au dix-septième siècle. CHAPITRE III. — Dix-septième siècle. Hérétiques du Dauphiné, des Cévennes, du Vivarais; leurs desseins. — Exposé de quelques Faits. — Assemblées des Cévennes. — Exposé des prodiges d'après les dépositions. — L'esprit descendait sur les simples et les idiots. — Prodiges dans le ciel, météores lumineux, voix entendues dans les airs, prédictions. — Invulnérabilité des Cévenols. — Ils lisaient les pensées, voyaient les choses cachées, etc. — Diverses opinions sur ces phénomènes. CHAPITRE IV. — Des thaumaturges, prophètes, visionnaires, quiétistes,etc., inspirés par le démon. — Visions et révélations de Christine Poniatowa. — Miracles de Nicole Chevalier. — La mère Madeleine. — Madame Guyon. LIVRE DOUZIÈME CHAPITRE I. — Esprit et physionomie des seizième et dix-septième siècles. — Philosophes réformateurs de cette époque, péripatéliciens, matérialistes, cabalistes, théurgistes, etc., etc. — Paracelse. — Pomponace. — Corneille Agrippa. — Van Helmont. — Goclenins. — Robert Fludd. — J.-B. Porta. — Sébastien Wirdig. — Maxvel. — Marsile Ficin. — Suite des philosophes qui ont plus ou moins contribué à renverser la doctrine démonologique. — Résumé. CHAPITRE II. — Dix-septième siècle. — Suite des attaques. — Le socinianisme ; l'exégèse ; ses résultats. CHAPITRE III. — Philosophes du seizième au dix-septiènio siècle. — Sceptiques, matérialistes, éclectiques, panthéistes, mystiques, alliées et autres qui tendent à renverser les croyances à l'intervention des mauvais esprits dans la magie. — Cardan. — Ponzinibius (rejet du témoignage). — Montaigne, sceptique. — Charron. — Bayle. — Vanini, sceplique, matérialiste, alliée. — Vanderberete. — Bacon. — Descartcs. — Spinoza. — Hobbes. — Locke. — Malebranche. CHAPITRE IV. — Autre genre d'attaque livrée à la croyance à la magie. — Les apolopistes des sorciers. — Wier. — Naudé. — Le père Spée. — Velledor, Meyfart, Mackenzie. — Nicolas. — Résultats des arguments produits en faveur des sorciers. LIVRE TREIZIÈME CHAPITRE I. — Protestations contre l'esprit de réforme. — Savants qui restent attachés à l'ancienne doctrine; Thomas Brown, Gérard Vossius, Leibntz, Grotius, Claick, Beausobre, Ronamy, Henrys, De la Mare. — Remontrance du parlement de Rouen. — Théologiens soutiens de l'ancienne doctrine ; Delrio, Suarez, etc. — Le cardinal Bona. — Le père Le Brun. — Nicole. CHAPITRE II. — L'Eglise et ceux qui restèrent attachés à sa doctrine étaient-ils plus crédules et plus cruels que ceux qui prenaient la défense des sorciers? — Suite des observations. — D'où provenait la différence d'opinion entre les partisans de la vieille doctrine et ceux, des nouveaux systèmes, — Intérêt que présente ce sujet. LIVRE QUATORZIÈME CHAPITRE I. — Le merveilleux de l'antiquité païenne est attaqué dans toutes ses manifestations. — Oracles attribués à la fourberie des prêtres, par Van-Dale. — Réfutation par le père, Baltus. — Réplique de Le Clerc. — Deuxième réponse de Baltus. — Les attaques de Basnage très-réfutables. CHAPITRE II. — Suite du même sujet ; les sages de l'antiquité ne croyaient pas aux prodiges; les récits merveilleux des historiens ne méritent pas de confiance.— L'abbé Anselme. — L'abbé Fraguier; Réflexions. CHAPITRE III. — Suite des réflexions sur les aliénations de ces savants. — Même sujet : entre les chefs de l'Elat et les prêtres idolâtres y avait-il connivence pour tromper les peuples. — Même sujet : les prêtres des Gentils ont été calomniés. CHAPITRE IV. — Mœurs des prêtres idolâtres. — Étaient-ce des fourbes, des menteurs aimant à dominer ? — Les prêtres étaient-ils des hommes cruels et sanguinaires ? — Les prêtres possédaient-ils des tours de physique connus d'eux seuls ? — Etaient-ce des hommes dissolus, impudiques ? — Le délire sacré était-il une feinte ? — Les devins, prêtres ou étrangers au sacerdoce, étaient-ils des imposteurs ambitieux ou des insensés ? — Les prêtres expliquaient-ils a leur gré les paroles incohérentes des fous ? — L'interprétation des songes n'était-elle qu'une fourberie? — Ce qu'on voyait dans les initiations était-il produit par un appareil théâtral, par des machines ? — Le pouvoir de faire tomber la foudre appartenait-il à l'électricité ? — Socrate était-il inspiré par un génie ou feignait-il de l'être. CHAPITRE V. — Supplément au chapitre précédent, prouvant encore davantage que le merveilleux n'était pas le résultat de l'imposture. — Des phénomènes très-naturels ayant été considérés par les Gentils comme autant de présages divins, il est évident qu'ils se trompaient grossièrement ou qu'ils voulaient tromper. — Réponse à celte objection. LIVRE QUINZIÈME CHAPITRE I. — Explications naturelles de plusieurs opérations superstitieuses, ou application des systèmes des philosophes aux diverses pratiques dites magiques, et réfutation de ces systèmes. — Application des systèmes des philosophes aux divinations ; — à l'astrologie; — à la rhabdomancie ou baguette divinatoire. — Exposé des motifs qui, après l'événement de Lyon, portèrent à décider que le tournoiement de la baguette provenait du démon. — Application des systèmes des philosophes à la dactyliomancie ou divination par les amicaux. — Leur application aux pressentiments, aux prédictions, à la seconde vue. — Leur application aux songes; — Aux talismans; — Aux divinations par le feu. — Explication naturelle des épreuves. — Explication physique de l'épreuve par l'eau. — Explication de la vertu dite naturelle de la poudre de sympathie. CHAPITRE II. — Explications naturelles des opérations magiques et des maléfices. — Charmes par le regard. — Par le toucher. — Par la voix et le souffle. — Par l'influence des corps célestes.— Observations. CHAPITRE III. — Réfutation par les démonologues des systèmes précédents, concernant le pouvoir de l'imagination sur soi-même et sur les corps étrangers. — Influence des astres sur l'âme. — Le charme par le regard. — Le charme par le geste ou par le toucher. — Le charme par la voix, la parole, les nombres. — Est-il absurde de penser que les esprits puissent agir sur la matière ? — Réponse à l'accusation de manichéisme. — Par le témoignage acquiert-on la certitude ? CHAPITRE IV. — Les croyances des démonologues sont-elles ridicules et propres à favoriser la superstition ? Exorcisme des nuées, etc. — Songes, divination; dire qu'ils se vérifient quelquefois, est-ce favoriser la superstition ? — Folie de la croyance aux transformations, examen des faits, etc. — Le mouvement d'aiguillette doil-il être attribué à l'imagination ? — Les démons incubes et succubes doivent-ils être attribués au cauchemar ? CHAPITRE V. — Suite des objections et des réfutations concernant le sabbat et tout ce qui s'y passait. — Les rêveries du sabbat, discussions. — Les sabbats sont-ils imaginaires, sont-ils réels ? — Preuves de la réalité du sabbat; faits qui prouvaient le transport réel et que le sabbat n'est point un rêve. — Objection. On peut admettre des assemblées réelles, mais le diable y est représenté par un insigne sorcier qui se déguise. — Réponse des démonologues. —. Obj. L'antiquité n'a parlé ni du transport des sorciers, ni de leurs horribles banquets, ni de tous les crimes dont on les accuse aujourd'hui. — Les maléfices sont-iis produits par des poisons ou par l'imagination qui s'alarme ? — Suite. Divination, seconde vue; réponse des démonologues. CHAPITRE VI. — Orages et grêles causés par les sorciers; faits niés par les esprits forts, admis el prouvés par les démonologues. — Cures superstitieuses des sorciers, sont-elles des impostures ? — Les marques des sorciers sont-elles naturelles et attribuées faussement à Satan ? CHAPITRE VII. — Pourquoi les sorciers, qui sont si puissants, ne maléficient-ils pas leurs juges, ne s'évadent-ils pas de prison ? réponse. — Les magistrats étaient-ils aussi cruels que crédules ? CHAPITRE VIII. — L'Église s'est montrée tout aussi cruelle, et non moins crédule que la magistrature, elle a entretenu ces croyances populaires ; réponses. — Suite des attaques et des réfutations. CHAPITRE IX. — Le ministre Dekker (fin du dix-septième siècle), ses longs arguments conlre la doctrine de l'Église, réfutations de ses attaques. CHAPITRE X. — Discussions sur les possessions. — Observations sur les phénomènes surprenants qu'elles présentent, et qui sont admis par les médecins célèbres dont les noms suivent : — Wier. — Fernel. — Ambroise Paré. — Jean Lange, etc. — Corneille Gemma, etc. — Baptiste Codronehi. — Henri de Heers, etc. — Zacutus Lusilanius. Piater. — Antoine Santorelli. — Diemerbroeck. — Willis. — Sennert. — Hoffmann. CHAPITRE XI. — Autres médecins attestant à peu près les mêmes faits que les précédents, mais qu'ils expliquent naturellement. — De Rhodes. — Westphal. — Sentiments de plusieurs médecins sur les vomissements de corps étrangers. — Christophe Lange. — Saint-André. CHAPITRE XII. — Le ministre Bekker; son opinion sur les possessions, sa relation sur celle de l'enfant de Campen. — Réflexions et notamment réfutation de Saint-André par Huissier. CHAPITRE XIII. — La puissance de l'ame explique-t-elle ce que l'on observe dans les possessions ? — Certaines agitations extraordinaires des possédés sont-elles un indice de possession ? — Le phénomène de vomissement, de corps étrangers serail-il naturel comme on l'a prétendu. Ces questions sont examinées.— Examen de l'opinion de Bekker sur les possessions en général. CHAPITRE XIV. — Réflexions sur les possessions réputées fausses; Marthe Brossier, Marie Bucaille, etc. — Réllexions sur l'enfant de Campen, qui en urinant rendait des aiguilles. — Suite des réllexions sur les possessions dites simulées; Perry, Somers, etc. CHAPITRE XV. — Examen des accusations de fourberie dont les religieuses de Loudun et leurs exorcistes ont été l'objet, et leur réfutation. CHAPITRE XVI. — Possessions de Louviers. Réfutation, par le père Esprit du Bosroger, des calomnies contre les religieuses. CHAPITRE XVII. — Examen des prodiges des camisards; leur réalité ne peut s'expliquer par une cause naturelle.