Gustave Gautherot - Le Vandalisme Jacobin Par Gustave GAUTHEROT DOCTEUR ES LETTRES PROFESSEUR D'HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE A L'INSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS Destructions administratives d'Archives, d'Objets d'Art, de Monuments religieux à l'Epoque Révolutionnaire Edition : Gabriel BEAUCHESNE Date de publication : 1914 Nombre de pages : 475 Auteur : Gustave Gautherot Table des matières. AVANT-PROPOS LES NÉGATEURS CHAPITRE PRÉLIMINAIRE LES PRÉCURSEURS La filiation de l' « Epicier de Bornai ». — Le « vandalisme chrétien » des premiers siècles. L'édit de Milan.— La « liberté » protestante.— Le vandalisme au xvie siècle. — Quelques exemples de destructions. CHAPITRE II LES PRINCIPES, LA LÉGISLATION ET L'ORGANISATION ADMINISTRATIVE DU VANDALISME JACOBIN Un témoignage contemporain. — La doctrine révolutionnaire du vandalisme : décret du 20 juin 1790. — Après le 10 août. — La Commission des monuments : qu'a-t-elle « conservé » ? — La Commission temporaire des Arts : théorie et pratique. — L'art « républicain». — La filière administrative. CHAPITRE III LE TRIAGE DES TITRES ET LA DESTRUCTION DES DOCUMENTS HISTORIQUES Le « tribunal révolutionnaire» des archives. — Les archives sous l'ancien régime. — Les dépôts à « trier ». — Les a broiements de titres. — La « grande» loi du 7 messidor, an II (25 juin 1794). — L'Agence Temporaire des Titres. Ses Comptes Décadaires. Le « triage définitif» (juin 1795), - Les Protestations des agents. — Le Bureau de Triage. Sac des archives de la Chambre des Comptes. — La « sobriété » du Triage en 1796. — Accélération légale du Triage : préoccupations fiscales de Camus. — Les « cylindres de papier » du Ministre de l'Intérieur. — La suppression du Bureau. Volte-face de Camus. — L'étendue du désastre. CHAPITRE IV LA PROSCRIPTION DES « SIGNES DE FÉODALITÉ» ET LA TOILETTE JACOBINE DES MONUMENTS NATIONAUX La suppression des armoiries. Cononienl s'exprime la « volonté du peuple». — Le renversement des statues. — L'épuration des fontaines. — Une promenade de l'entrepreneur Lasalle. — La toilette des Portes Saint-Denis et Saint-Martin. — Les Grues et l'Humanité de l'École de Médecine. — Menus travaux. CHAPITRE V LE DÉCOURONNEMENT DE LA SAINTE-CHAPELLE LE DÉPOUILLEMENT DU LOUVRE Pour la Couronne. — La Sainte-Chapelle condamnée. — Elle résiste à la guillotine. — Destruction de la flèche. La plaie béante. — Le Louvre et le Comité des Travaux publics. — Les équipes de démolisseurs.— Scrupules ministériels : Leur vanité. CHAPITRE VI LA PROSCRIPTION DES SIGNES «DE SUPERSTITION» ET LE DÉPOUILLEMENT DES ÉGLISES DE PARIS (Un architecte Jacobin : Bernard Poyet). Un architecte Jacobin. Forges et hangars «républicains». — Proscription des signes extérieurs. Le maçon Varin dépose les croix. — Grattages intérieurs. — A Saint-Nicolas-des-Champs. — A Saint-Etienne-du-Mont : les substitutions de Lasalle. — A Saint-Nicolas-du-Chardonnet. — Le sac de Saint-Eustache. Expulsion de Colbert et de Chevert. CHAPITRE VII UN ICONOCLASTE JACOBIN François Daujon, La carrière politique de Daujon. — A Saint-Pierre-de-Chaillot. — Epuration de monuments civils.— A l'Oratoire et à Saint-Germain-des-Prés. — A Saint-Thomas d'Aquin. — A Saint-Sulpice : une toilette sculpturale complète. — Aux Invalides : Daujon se heurte à la concurrence. — A Saint-Médéric. Aux-Filles-Dieu. A Saint-Roch. Aux Quatres-Nations. Aux Grands-Jésuites. — A l'Hospice Beaujon. — Les mécomptes de Daujon. — Un morceau d'éloquence. CHAPITRE VIII LES SATURNALES DE LA« RAISON» AU SEIN DE LA CONVENTION Gaieté «saturnale» Auri sacra famcs. — Les députalions départementales (octobre 1793).—(Novembre 1793). Mascarades « patriotiques». — Les dépouilles de Saint-Denis. — La Commune de Paris veut confisquer tout l'or et l'argent. — Les sarabandes parisiennes du 12 octobre. — Les cortèges des Sections. — Hébert, Danton et Robespierre plaident pour la tolérance. — La loi de « Liberté » du 4 décembre 1793. — Les «extravagances philosophiques» continuent. — Le culte de l' « Etre Suprême »; son caractère et ses conséquences. CHAPITRE IX LA GUERRE AUX CHATEAUX Versailles. — Fontainebleau. Une députation versaillaise à la Convention. — Le sac du Palais. — Un projet « patriotique» : ce que les Jacobins voulaient faire de Versailles. — Approbation ministérielle. — Les frères et amis » de Fontainebleau et le Ministre Roland. — Le dépouillement du Château. — Un autodafé de chefs-d'œuvre. CHAPITRE X LA GUERRE AUX CATHÉDRALES Paris. — Chartres. — Amiens. — Strasbourg. — Reims L'enlèvement nocturne du trésor de Notre-Dame de Paris. — La démolition administrative des sculptures. — Comment tombèrent les statues des Rois. — Dépouillements extérieurs. — La cathédrale de Chartres. — Générosité du clergé en 1789. — Le pillage commence en 1791 ; premier cri d'alarme. — 793. — On s'attaque à l'architecture. — Le culte de la Raison. — Le dépècement en 1796. — L'inertie et les responsabilités gouvernementales (1795-1800). — La cathédrale d'Amiens jusqu'en 1794. — La destruction commence; vaines protestations des autorites locales, — L'œuvre du temps... — Dernières tergiversations ministérielles (1799-1881). — Le culte de la Raison à Strasbourg. — Deux cent trente-cinq victimes. La bande de Téterel. — Le dépouillement delà basilique de Reims. — Un « majestueux» magasin à fourrages. — Statues décapitées. — Cathédrale a vendre ou à démolir. — Correspondance ministérielle. LA GUERRE AUX CATHÉDRALES (suite) LE VANDALISME JACOBIN EN PROVINCE Trois inonographios: Yonne, Avoyron et Aube. Comment fut assuré le règne de la Raison.— Démolitions de monuments et d'œuvres d'art.— La flèche de Tonnerre.— Le vandalisme à Lyon : ville à détruire et à piller. — A Sens : mutilation de la Cathédrale, — Dans le district de Sens. — Dans l'Aveyron. Le sort de la cathédrale de Rodez. — Guerre joyeuse. — Prescription des clochers et des tours. — Le culte aboli « par assis et levé », Dictature sans-culotte. — Protestations populaires. — Les procédés du commandant Vitou : tes écus ou ta tète ! — La récolte des cloches et des statues. — Dans l'Aube. L'état-major terroriste. — Le culte de la Raison et la guillotine. La destruction des tombeaux des Comtes de Champagne. — Toilette extérieure des monuments. — Les iconoclastes invoquent l'Evangile. — Pillage nocturne du Trésor de la Cathédrale. Sacs de reliques. — Destruction des sculptures. Une bande de brigands. — Mutilation administrative des portails. — L'or, l'argent, le plomb sont envoyés à Paris. Clochers démolis ou à démolir. Ventes à l'encan. Le sac des diverses églises de Troyes. — Sort des églises de campagne. — Indignation publique, Impunité des criminels. CHAPITRE XII A LA FIN DE LA RÉVOLUTION CONDAMNATIONOFFICIELLE DUVANDALISME L'enquête de 1797: laïcisation des monuments religieui. — Etat de quelques autres cathédrales: Montauban, Auch, Alais, Noyon, Chambéry. — Les monuments parisiens » à conserver ». Mauvaise volonté ministérielle. — Les artistes du Conseil des Bâtiments civils stigmatisent le vandalisme (5 avril 1797). ÉPILOGUE LE VANDALISME CONTEMPORAIN La campagne de M. Maurice Barrés APPENDICES I. — Le Vandalisme protestant de i56a à 1069. Quelques exemples. II. — Les Archives enlevées et « triées ». III.— Le pillage du trésor et le triage des Archives de Saint-Denis. IV.— Les « Brûlements d'Archives » dans deux villes de Province. V.— Le Vandalisme sous la Commune