Ce second tome retrace la lutte de Charette et des armées vendéennes du Bas-Poitou, entre combats acharnés, répression révolutionnaire et tentatives de paix. Il met en lumière les divisions internes et la fin tragique de l’insurrection.
Ce volume plonge au cœur de l’une des phases les plus dramatiques de la guerre de Vendée, en suivant principalement les campagnes menées par Charette dans le Bas-Poitou. À travers un récit détaillé et documenté, l’auteur expose les combats incessants entre les armées vendéennes et les forces républicaines, dans un contexte marqué par la violence extrême et les représailles.
L’ouvrage décrit avec précision la politique de terreur mise en place par les représentants de la Convention, notamment à Nantes, où les exécutions de masse, les fusillades et les noyades deviennent des instruments de répression systématique. Ces événements s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à anéantir toute résistance dans l’Ouest.
Le lecteur suit également la mise en œuvre des colonnes infernales, dont les ravages marquent profondément les populations rurales. Villages incendiés, massacres indistincts et destructions massives témoignent de la brutalité du conflit et de la volonté d’écraser définitivement l’insurrection vendéenne.
Parallèlement, l’auteur met en lumière les divisions internes au sein des chefs royalistes. Les tensions entre Charette, Stofflet, Marigny et d’autres responsables affaiblissent progressivement la cohésion du mouvement. Les rivalités personnelles et les divergences stratégiques compromettent les chances de succès durable.
Le rôle politique et religieux de l’abbé Bernier apparaît également comme un élément central. Intermédiaire influent, il participe activement aux négociations et aux tentatives de pacification, tout en jouant un rôle déterminant dans l’organisation des forces royalistes.
Plusieurs tentatives de paix sont engagées, notamment lors des conférences de La Jaunais, mais elles demeurent fragiles et souvent compromises par la méfiance mutuelle. La reprise des hostilités montre combien la situation reste instable et incertaine.
Le récit aborde aussi les espoirs placés dans une intervention extérieure, notamment avec les projets de débarquement soutenus par l’Angleterre. Ces tentatives échouent cependant, laissant les Vendéens isolés face à la puissance républicaine.
La fin du volume est marquée par l’effondrement progressif de la résistance. Les principaux chefs sont tour à tour capturés ou exécutés, et la pacification imposée met un terme aux grandes opérations militaires, sans toutefois éteindre totalement les tensions.
Enfin, l’auteur évoque les conséquences durables du conflit, notamment sur le plan religieux avec la question du Concordat et l’apparition de la Petite Église. Ce tome constitue ainsi un témoignage essentiel sur la complexité et la violence de cette guerre civile.
Jacques Crétineau-Joly est un historien français du XIXe siècle, connu pour ses travaux consacrés à la Révolution française et à l’histoire religieuse. Son œuvre sur la Vendée militaire constitue l’une des études les plus détaillées de cette guerre civile, mettant en avant les dimensions politiques, militaires et spirituelles du conflit.
Ce second tome retrace les campagnes de Charette dans le Bas-Poitou, au cœur de la guerre de Vendée. Entre répression révolutionnaire, colonnes infernales, divisions internes et tentatives de paix, il montre l’effondrement progressif de l’insurrection vendéenne et ses conséquences durables.