Saint Augustin - Oeuvres complètes - Tome 24 TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS EN FRANÇAIS sous la direction DE M. POUJOULAT & DE M. L'ABBÉ RAULX Aumônier de l'Asile de Fains. Edition : BAR-LE-DUC, L. GUÉRIN & Cie, ÉDITEURS Date de publication : 1873 Nombre de pages : 624 Auteur : Saint Augustin TOME VINGT-QUATRIEME (sur 32 tomes) Table des matières. LA CITÉ DE DIEU (SUITE). Chapitre I. — Récapitulation du livre précédent ; sujet qu'on doit traiter dans celui-ci i — II. — Si parmi les démons, auxquels les dieux sont supérieurs, il s'en rencontre de bons, qui puissent aider l'homme à parvenir au véritable bonheur 2 — III. — Ce que dit des, démons Apulée; il leur allribue l'intelligence sans leur accorder au- cune vertu , 3 — IV. — Sentiments des Péripatéticiens et des Sloïciens au sujet des passions qui agitent l'âme. 4 — V. — Les passions qui peuvent atTecter l'ame des chrétiens, ne les entraînent pas au vice, mais leur fournissent l'occasion de pratiquer la vertu 6 — VI. — A quelles passions, de l'aveu d'Apulée, sont soumis ces démons qui, selon lui, pro- tègent les hommes auprès des dieux 8 — VII.— Les Platoniciens prétendent que les poètes diffament les dieux, lorsqu'ils les montrent opposés les uns aux autres; ce qui, suivant eux, ne convient qu'aux démons 9 — VIII. — Comment Apulée définit les dieux célestes, les hommes et les démons intermé- diaires -10 — IX. — L'intercession des démons peut-elle procurer aux hommes la faveur des dieux ... i\ — X. — Plotin croit que dans ce corps éternel, les démons sont plus misérables que les hom- mes dans un corps mortel -13 — XI. — Opinion des Platoniciens, qui prétendent qu'après la mort les hommes deviennent des démons iS — XII. — De trois attributs contraires, qui, selon les Platoniciens, distinguent la nature des dieux de celle des hommes iA — XIII. — Les démons, s'ils ne sont associés ni au bonheur des dieux, ni à la misère des hommes, peuvent-ils être les intermédiaires entre les uns et les autres? ........ -15 — XIV. — Les hommes, étant mortels, peuvent-ils jouir d'une véritable béatitude ? — XV. — De Jésus-Christ homme-Dieu, médiateur entre Dieu et les hommes 17 -18 — XVI. — Les Platoniciens ont-ils raison d'enseigner que les dieux du ciel, pour ne pas con- tracter de souillures terrestres, évitent le commerce des hommes ; que c'est par l'entre- mise des démons que ces derniers obtiennent l'amitié des dieux ? i9 — XVII. — Pour obtenir la vie bienheureuse, les hommes avaient besoin d'un médiateur tel que Jésus-Christ, et non tel que le serait un démon 22 — XVIII. — La perfidie des démons, tout en promettant de conduire les hommes à Dieu, ne cherche qu'à les éloigner du chemin de la vérité — XIX. — Le nom de démons pris en mauvaise part même par ceux qui les adorent — XX. — QueTe science rend les démons orgueilleux — XXI. — De quelle manière le Seigneur a voulu être connu des démons — XXII. — Diflerence entre la science des saints anges et celle des démons.. ....... Chapitue XXIIL — C'est à tort que les païens appellent dieux les démons; cependant, souvent TÉcri- ture applique ce nom aux saints anges et aux hommes justes LIVRE DIXIÈME. 27 SOMMAiRE. — Dans ce livre, le saint évêque d'Hippone enseigne que les bons anges ne veulent point pour eux de ces honneurs divins, appelés culte de Latrie, lequel consiste en des sacrifices; que ce culte n'appartient qu'au seul Dieu véritable, dont les anges eux-mêmes sont les serviteurs. Il discute ensuite contre Porphyre sur la ma- nière dont l'âme est purifiée et délivrée 29 Chapitre I. — Les Platoniciens admettent que Dieu seul est l'auteur de la béatitude des hommes et des anges; si ces derniers désirent, comme le veulent ces philosophes, qu'on leur rende le culte de Latrie, qui n'est dù qu'à Dieu — IL — Sentiment de Plotin sur l'illumination des âmes 29 32 — III. — Quoique reconnaissant Dieu comme créateur de toutes choses, les Platoniciens ont méconnu le culte qui lui est dû, en rendant des honneurs divins aux anges bons ou mauvais — IV, — Que c'est au seul vrai Dieu qu'on doit offrir des sacrifices 35 — V. — Dieu n'a pas besoin de sacrifices; s'il en a permis dans l'ancienne loi, c'était comme figure des sacrifices inlérieurs qu'il demande • 35 — VL — Du sacrifice véritable et parfait 37 — VIL — Les saints anges qui nous aiment ne réclament pas nos hommages, ils désirent au contraire que nous les adressions à Dieu 39 — ■ VIII. — Miracles que Dieu a opérés pour confirmer la foi des fidèles dans les promesses qu'il avait faites par le ministère des anges — IX. — Rites magiques employés dans le culte des démons ; Porphyre, instruit dans cette science semble blâmer les uns et approuver les autres 40 41 — X. — De la Théurgie qui, par l'invocation des démons, promet à l'âme une purification il- lusoire 43 — XL — Lettre de Porphyre à Anébonte, prêtre égyptien, dans laquelle il demande des éclair- cissements sur la diversité des démons — XII. — Des miracles que le vrai Dieu opère par le ministère des saints anges 44 47 — Xin. — Dieu invisible s'est souvent fait voir, non selon son essence, mais de la manière dont il pouvait être vu par ceux qui ont joui de cette faveur ^8 — XIV. — Toutes choses étant entre les mains de la Providence du seul vrai Dieu, on peut l'honorer, non-seulement pour les biens éternels, mais même pour les biens temporels . 49 — XV. — Comment la Providence de Dieu se sert du ministère des saints anges. •••••• — XVI. — En ce qui concerne la vie bienheureuse, sont-ce les anges qui exigent pour eux les honneurs divins, ou ceux qui réclament ces honneurs pour Dieu seul, qui méritent notre confiance • . . • — XVIL — De l'Arche d'alliance et des miracles opérés pour confirmer la loi, et établir l'au- torité des promesses divines — XVIII. — Réfutation de ceux qui prétendent qu'on ne doit pas croire les livres saints, au sujet des miracles faits en faveur du peuple de Dieu . . . • — XIX. — La vraie religion enseigne pourquoi les sacrifices visibles sont offerts au seul Dieu véritable et invisible -^^ — XX. — Que le Médiateur entre Dieu et les hommes a voulu être lui-même le sacrifice sou- verain et véritable — XXL — Pouvoir donné aux démons; il sert à la glorification des saints, qui triomphent de ces esprits, non en leur offrant des sacrifices, mais en restant fidèles à Dieu ...... 58 — XXII. — D'où vient aux saints leur pouvoir sur les démons ; comment le cœur est puri- fié 59 — XXIIL — Des Principes, par lesquels, selon les Platoniciens, s'opère la purification de l'âme • ' 6^ — XXIV. — Du seul et véritable Principe, qui purifie et renouvelle la nature humaine . • . . 61 — XXV, — Que tous les saints qui ont vécu, soit du temps de la loi, soit avant, ont été justi- fiés par la foi au mystère de Jésus-Christ Chapitre XXVI. — Faiblesse de Porphyre hésitant entre ia confession du vrai Dieu et le culte des démons • — XXVII. — Impiété de Porphyre, dépassant même les erreurs d'Apulée 66 — XXVIII. — Pourquoi Apulée n'a point connu la véritable sagesse qui est le Christ ; cause de son aveuglement • — XXIX, — De l'Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Chrisl que l'impiété des Platoniciens rougit de reconnaître — XXX. — Enseignements de Platon que Porphyre a rejetés et qu'il a réformés 72 — XXXI. — Réfutation de l'erreur des Platoniciens qui prétendent que l'âme est coéternelle à Dieu — XXXII. — Voie universelle de délivrance pour les âmes, vainement cherchée par Porphyre, et découverte seulement par la grâce du Christ , . . 75 LIVRE ONZIÈME, 74 Sommaire. — Ici commence la seconde partie de l'ouvrage qui traite de la naissance, des progrès et du sort qui attend chacune des deux Cités, la Cité terrestre et la Cité céleste. Dans ce livre, saint Augustin montre le commencement de ces Cités, dû à la séparation des bons et des mauvais anges ; à ce sujet, il parle de l'ori- gine du monde, racontée dans la Sainte Ecriture, au commencement du Livre de la Genèse 81 Chapitre I. — Seconde partie de cet ouvrage -, on commence k traiter de l'origine et de la fin des deux Cités 8i — II. — De la connaissance de Dieu. C'est seulement par Jésus-Christ, médiateur entre Dieu et les hommes, qu'on peut arriver à cette connaissance — III. — De l'autorité des Écritures canoniques inspirées par le Saint-Esprit 82 83 — IV. — Condition du monde-, elle n'est pas étrangère au temps, elle n'a point été réglée par un nouveau dessein de Dieu, comme s'il avait voulu par la suite ce qu'il n'avait point voulu au commencement 84 -— V. — On ne doit pas plus admettre de temps infinis avant la création, que d'espaces infinis dans le monde • . . 86 — VI. — Le monde et le temps ont eu le même commencement, on ne peut dire que l'un ait précédé l'autre 87 — VII. — De la nature de ces jours, qui ont eu leur soir et leur matin avant la création du soleil 88 ~ VIII. — Comment il faut entendre ce repos, dans lequel entra le Créateur au septième jour, après avoir achevé l'œuvre des six jours 90 — IX. — Ce qu'il faut penser de la condition des anges, d'après les témoignages de l'Écri- ture 90 — X. — De la sainte et immuable Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, un seul Dieu, en qui l'at- tribut ne diffère pas de la substance 92 — XI. — Si l'on doit croire que cette félicilé, dont les saints Anges ont joui aussitôt leur création, était aussi partagée par les Anges qui n'ont pas persévéré dans la justice .... 95 — XII. — Comparaison du bonheur des justes, qui ne possèdent pas encore l'effet des pro- messes divines, avec celui de nos premiers parents, avant leur péché 96 — XIII. — Tous les anges ont-ils été créés dans une égale félicité, ceux qui tombèrent plus tard ignorant alors leur chute future? Les anges fidèles n'ont ils reçu l'assurance de leur persévérance qu'après la chute des mauvais anges? , 97 — XIV. — Ce que signifie cette parole dite à propos du démon : qu'il n'a point persévéré dans la vérité, parceque la vérité n'est point en lui 98 — XV. — Comment interpréter ce qui est écrit : « Que le démon pèche dès le commence- ment. » 99 — XVI. — Des degrés et des différences des créatures. Autre est l'ordre d'utilité, autre est l'ordre de raison , 100 — XVII. — Le mal n'appartient point à la nature, il est contre nature : la volonté, non le Créateur, est cause efficiente du péché iO\ — XVIII. — De la beauté de l'ensemble ; la divine disposition des choses rend cette beauté plus éclatante par l'opposition des contraires ICI Chapitre XIX. — Comment il faut entendre ce qui est écrit : « Dieu sépara la lumière des ténê- » — XX, Comment il est dit après la séparation de la lumière et des ténèbres : « Dieu vit que la lumière est bonne. » -103 — XXL — De la science éternelle et de l'immuable volonté de Dieu ; toutes ses œuvres lui ont plu avant l'exécution comme après — XXII. — De ceux qui trouvent à reprendre dans cet ensemble des créatures que nous attribuons à un Dieu bon, et veulent qu'il existe des natures mauvaises par essence ... 105 — XXIII. — Redressement d'iine erreur dans la doctrine d'Origène >I07 — XXIV. — De la Sainte Trinité. — Toutes les œuvres de Dieu ont quelque chose qui nous rappelle ce mystère j^Qg — XXV. — Division de la philosophie en trois parties — XXVI. — L'image de l'auguste Trinité se trouve dans la nature de l'homme, même avant qu'il soit admis au bonheur céleste \\2 — XXVII. — La substance, la science et leur amour — XXVIII. — Si cet amour même par lequel nous aimons et l'être et la connaissance, nous le devons aimer d'autant plus que nous avons de plus ressemblance avec la divine Trinité. . LI4 — XXIX. — De la science des anges ; ils connaissent la Trinité dans sa substance même, ils voient les causes premières de la création dans la science de son auteur, avant de la con- sidérer en chaque chose créée — XXX. — De la r,erfection du nombre six, le premier qui se forme de ses parties — XXXI. — Du septième jour, en lequel sont la plénitude et le repos — XXXII. — Il en est qui veulent que la création des anges soit antérieure à celle du monde; ce qu'il faut penser de cette opinion — XXXIII. — Deux sociétés d'Anges; leur différence et leur opposition; on les a convenablement distinguées par les noms de lumière et de ténèbres — XXXIV. — Certaine opinion veut qu'en la création du firmament, les eaux séparées signifient les anges. — De ceux qui croient que les eaux n'ont pas été créées LIVRE DOUZIÈME. Sommaire. — Au début de ce livre, le saint recherche, au sujet des anges, d'où est venue aux uns une volonté bonne, aux autres une volonté mauvaise, quelle a été la cause du bonheur des anges restés fidèles, et du malheur de ceux qui se sont révoltés. Il parle ensuite de la création de l'homme, il montre qu'il n'est point éternel, qu'il a été créé dans le temps, et qu'il n'a d'autre auteur que Dieu même ....... • , . . Chapitre I. — Les anges bons ou mauvais ont une même nature 1 24 -124 — II. — Aucune nature, par ce qui constitue son essence, ne saurait être contraire à Dieu. . . -126 — III. — Le mal, tout en étant contraire à Dieu, ne saurait lui nuire; mais il nuit aux na- tures muables et sujettes aux changements -127 — IV. — Que la nature des animaux, et même celle des êtres privés de vie, est bonne en elle- même et conforme à l'ordre général -(28 — V. — Toutes les natures en elles-mêmes, et tous les changements qu'elles subissent mon- trent la sagesse du Créateur . • ~ VI, — Cause de la félicité des bons anges et de la misère des mauvais — VIL — Il ne faut point chercher la cause efficiente de la mauvaise volonté - — VIII. — Amour déréglé de la volonté, qui abandonne un bien immuable, pour s'attacher à un bien sujet au changement -133 — IX. — Le Créateur de la nature des saints anges, est-il aussi l'auteur de leur bonne volonté, par la charité qu'a répandue en eux le Saint-Esprit . . 134 — X. — Fausseté de ces traditions qui donnent aux temps passés tant de milliers d'années . . ^36 — XI. — De ceux qui pensent que le monde n'est pas éternel, mais qui supposent des mondes immuables en un seul et même monde, se détruisant et renaissant sans cesse à des épo- ques périodiques > ^138 — XII. — Ce qu'il faut répondie à ceux qui demandent pourquoi l'homme a été créé si tard -138 CHAPitREXÏII. — De la révolution imaginaire inventée par quelques philosophes, au moyen de la- quelle, les siècles ayant terminé leur cours périodique, tout dans la nature se renouvelle régulièrement dans le même ordre et la même forme 140 _ XIV. — Dieu n'a pas créé l'homme dans le temps, par une résolution nouvelle, ni par un changement de volonté ^142 _ XV. — S'il était nécessaire, pour que Dieu fût toujours Seigneur, qu'il y eût toujours des créatures soumises à son domaine, et comment, s'il y en a toujours eu, ne lui sont-elles point coéternelles ? • -143 — XVI. — Comment il faut entendre la promesse de la vie éternelle, que Dieu a faite à l'homme avant les temps éternels ^46 — XVII. —Comment les desseins immuables de la Providence divine sont justifiés par la vraie foi, contre les raisonnements de ceux qui prétendent que les œuvres de Dieu, renouve- lées éternellement, se reproduisent à travers les siècles par les mômes révolutions ... -146 — XVIII. — Contre ceux qui disent que l'infini échappe à la science de Dieu ^148 — XIX. — Les siècles des siècles ioO — XX. — De l'impiété de ceux qui prétendent que les Ames admises à jouir de la béatitude suprême et véritable, doivent perpétuellement, au milieu des révolutions séculaires, reve- nir aux misères et aux peines de celte vie ib\ — XXI. — De la création du premier homme et de celle du genre humain en lui seul .... 154 — XXII. — Dieu a prévu le péché du premier homme ; il a prévu en même temps que tout un peuple fidèle sortirait de sa race, et serait associé aux anges par sa divine grâce ... 155 — XXIII. — De la nature de l'âme humaine créée à l'image de Dieu — XXIV. — Si on peut dire que les anges ont créé un seul être, même le plus petit ^56 156 — XXV. — Dieu seul est l'auteur de toute la nature et de la forme essentielle de tous les êtres • 1.^7 — XXVI. — De l'opinion des Platoniciens qui prétendent que les anges créés par Dieu sont eux-mêmes créateurs des corps humains i.39 — XXVII. — Du premier homme est sorti tout le genre humain, dont Dieu a prévu qu'une partie mériterait d'être récompensée, tandis que l'autre serait réprouvée ^60 LIVRE TREIZIÈME. Sommaire. — Le saint établit que la mort, à laquelle les hommes sont condamnés, vient du péché d'Adam. . . 461 Chapitre I. — De la chute du premier homme, cause de la mort ■— II. — De la mort de l'âme chaque fois qu'elle est vaincue et de celle du corps — III. — Si la mort qui, par suite du péché de nos premiers parents, a été le partage de tous les hommes, est aussi pour les bons, la peine du péché ^61 163 — IV. — Pourquoi ceux qui par la grâce de la génération, sont purifiés du péché, ne sont pas exempts de la mort, c'est-à-dire de la peine du péché 164 — V. — De même que les méchants font un mauvais usage de la loi qui est bonne, ainsi les bons font un bon usage de la mort qui est mauvaise — VI. Le mal souverain de la mort est la rupture de l'union entre l'âme et le corps 166 — VII. — De la mort que ceux qui ne sont pas baptisés reçoivent pour la confession du nom de Jésus-Christ ^(i7 — VIII. — Les saints en acceptant la première mort par amour pour la vérité, sont délivrés de la seconde ^68 — IX. — Le temps de la mort qui est la privation du sentiment, est-ce celui pendant lequel on meurt, ou celui qui suit la mort ? 168 — X. — La vie des hommes est plutôt une mort qu'une vie ^69 — XI. — Peut-on être à la fois mort et vivant.? 170 — XII. — De quelle mort Dieu menaça nos premiers parents, s'ils transgressaient son com- mandement J73 — XIII. — Quelle fut la première peine de la désobéissance de nos premiers parents ilS — XIV. — En quel état Dieu avait créé l'homme; comment il en est déchu par sa volonté. . . i74 — XV. — Adam pécheur abandonna Dieu avant d'en être abandonné. La première mort de l'âme consiste dans la séparation de Dieu 174 608 TABLE DES MATIÈRES. Chapitre XVI. — Contre les philosophes qui pensent que la séparation de l'âme et du corps n'est point une peine, s'appuyant sur Platon qui prétend que le Dieu souverain a promis aux dieux inférieurs de ne jamais les priver de leurs corps, -175 — XVII. — Contre ceux qui prétendent que les corps terrestres ne peuvent devenir incorrupti- bles et éternels • iTJ — XVIII. — Des corps terrestres qui, selon les philosophes, ne peuvent arriver au ciel, parce- que ce qui est terrestre retombe naturellement vers la terre 179 — XIX. — Contre ceux qui ne croient pas que, sans le péché, nos premiers parents eussent été immortels 181 — XX. — La chair des saints, qui repose maintenant dans l'espérance de la résurrection, sera réparée et dans un état plus parfait que celle de nos premiers parents avant le péché. . . 183 — XXI. — On peut très-bien donner un sens spirituel à ce qui est dit du paradis terrestre, séjour de nos premiers parents, pourvu que l'on conserve la vérité du récit historique . . ^84 — XXII. — Les corps des saints après la résurrection seront spirituels, et cependant leur chair ne sera pas changée en esprit 485 — XXIII. — Ce qu'il faut entendre par le corps animal et le corps spirituel -, ou bien de ceux qui meurent en Adam et qui sont vivifiés en Jésus-Christ 186 — XXIV. — Quel sens faut-il donner au souffle qui a créé le premier homme avec son âme vivante, et à celui du Seigneur sur ses disciples, lorsqu'il leur dit : « Recevez le Saint- Esprit. » 190 LIVRE QUATORZIÈME. Sommaire. — Saint Augustin parle de nouveau du péché du premier homme; il établit que c'est de lui que vien- nent les défauts d'une vie charnelle et les affections vicieuses; mais surtmt il démontre que de cette source découle le vice honteux de l'impureté comme un juste châtiment de la désobéissance. Il recherche comment, si l'homme n'eût pas péché, la race humaine se fût propagée sans aucune passion charnelle 196 Chapitre I. — Par la désobéissance du premier homme, tous les hommes devaient subir à jamais la seconde mort, si la grâce de Dieu n'en avait délivré un grand nombre 496 II. — De la vie de la chair ; elle ne consiste pas seulement dans les vices qui se rapportent aux voluptés du corps, mais aussi dans les vices de l'esprit 497 _ _ La cause du péché est dans l'âme et non dans la chair ; la corruption de la chair par suite du péché, n'est pas un péché, mais le châtiment du péché 499 _ IV. — Qu'est-ce que vivre selon l'homme, et vivre selon Dieu • 204 _ V. — L'opinion des Platoniciens sur la nature de l'âme et du corps est plus supportable que celle des Manichéens ; cependant on doit la rejeter également parce qu'elle attribue au corps les vices de l'âme _ YI, _ Les allections de l'âme, bonnes ou mauvaise, dépendent de la nature de la volonté humaine _ VII. — La Sainte-Écriture emploie indifféremment l'amour et la dilection en bonne et mau- vaise part — VIII. — Des trois passions que les Stoïciens admettent dans l'âme du sage; ils en excluent la douleur ou tristesse que sa force d'âme ne lui permet pas d'éprouver 207 __ IX. — Des troubles de l'âme qui, dans la vie des justes, deviennent des affections saintes. . 240 _ X. — Si nos premiers parents dans le paradis furent exempts de passions, avant d'avoir commis le péché 244 — XI. — De la chute du premier homme ; sa nature avait été créée bonne. Dieu, qui en est l'auteur, peut seul la réparer • 246 XII. — De l'énormilé du premier péché commis par Adam . 248 XIII. — Le péché d'Adam a été précédé d'une volonté mauvaise 249 _ XIV. — De l'orgueil du péché qui fut plus coupable que le péché lui-même 222 _ XV. — De la justice du châtiment infligé à nos premiers parents, en raison de leur déso- béissance 222 _ XVI. — De la convoitise; ce nom convient à plusieurs vices; il désigne cependant plus spé- cialement les mouvements de la concupiscence 225 XVII. — Nos premiers parents ne connurent qu'après le péché, la honte de leur nudité . . 225 203 204 205 TABLE DES MATIÈRES. 609 Chapitre XVIII. — De la honte attachée à l'acte de la génération, même dans l'union conjugale. . , 227 — XIX. — Les mouvements impétueux de la colère et de la concupiscence n'existaient point avant le péché, lorsque la nature était saine ; ils sont si vicieux qu'il est besoin du frein de la sagesse pour les dominer • — XX. — Dei'impudenle et vaine effronterie des Cyniques 228 229 — XXI. — La bénédiction donnée avant le péché pour la propagation de la race humaine, n'a pas été détruite par la prévarication d'Adam ; la concupiscence s'y est jointe avec ses in- firmités 230 — XXII. — Du lien conjugal institué et béni de Dieu dès l'origine 231 — XXIII. — Si l'homme, conservant son innocence, eut engendré même dans le paradis, ou s'il eut perdu la chasteté dans la lutte contre les mouvements de la concupiscence .... 232 — XXIV. — Les hommes innocents auraient été récompensés de leur obéissance, en restant dans le paradis, et alors les organes de la génération eussent été soumis, comme les au- tres, à l'empire de la volonté 235 — XXV. — Le vrai bonheur ne se trouve pas en cette vie 236 — XXVI. — La félicité du paradis aurait pu être complète sans la honte de la concupiscence . 237 — XXVII. — La perversité des pécheurs, anges ou hommes, ne trouble point l'ordre de la Providence divine 239 — XXVIII. — De la différence des deux Cités 250 LIVRE QUINZIÈME. Sommaire.— Après avoir traité dans les quatre livres précédents de l'origine des deux Cités, le saint docteur, dans les quatre livres suivants, va raconter les progrès de ces mêmes Cités. Il développe ce sujet de manière à exposer les principaux chapitres de l'histoire sainte qui s'y rapportent. Dans ce quinzième livre il expose ce qu'on lit dans la Genèse, depuis Caïn et Abel jusqu'au déluge 241 Chapitre I. — Des deux sociétés humaines, qui dès l'origine marchent à des fins dllTérentes 241 — II. — Des enfants de la chair et des enfants de la promesse 2^3 — III. — La stérilité de Sara fécondée par la grâce de Dieu 2U — IV. — De la guerre et de la paix dans la Cité terrestre 2V) — V. — Le premier fondateur de la Cité terrestre fut un fratricide; le fondateur de Rome imita son impiété en se rendant coupable du meurtre de son frère 2 56 — VI. — Langueurs auxquelles sont soumis ici-bas, en punition du péché, les citoyens de la . Cité de Dijeu eux-mêmes, et dont Dieu, le souverain médecin, les délivre 248 — VII. — Opiniâtreté de Caïn, la parole de Dieu même ne put le détourner de son crime. . . 249 — VIII. — Comment Caïn a pu bâtir une ville dès le coninienccment du monde 2.^3 — IX. — De la longévité des hommes, de leur taille et de leur force extraordinaire avant le déluge — X. — Différences apparentes entre l'Hébreu et les Septante pour le nombre des années . . . 256 — XI. — Des années de Mathusalem qui aurait vécu encore quatorze ans après le déluge . . . 257 — XII. — De l'opinion de ceux qui révoquent en doute la longévité des hommes des premiers temps — XIII. — S'il faut accorder plus d'autorité à l'Hébreu qu'aux Septante dans la supputation des années 26^ — XIV. — Les années anciennes étaient égales en durée à celles d'aujourd'hui 263 — XV. — S'il est croyable que les premiers hommes aient gardé la continence jusqu'à l'âge ou l'Écriture rapporte qu'ils ont eu des enfants 265 — XVI. — De la légitimité des mariages entre proches parents, il n'en fut pas de même dans la suite 268 — XVII. — Les deux enfants d'un même père deviennent les fondateurs et les princes des deux Cités — XVIII. — Ce qui est figuré en Abel, Seth et Enos s'applique à Jésus-Christ el à son corps, c'est-à-dire à l'Église 272 — XIX. — Ce que signifie la translation d'Enoch 273 — XX. — Comment la postérité de Caïn est renfermée en huit générations depuis Adam, et comment Noé se trouve le dixième descendant aussi d'Adam. 274 2oo 2.59 27^ 610 TABLE DES MATIÈRES. Chapitre XXI. — Pourquoi FÉciiture après avoir parl^ d'Enoch, fils de Gain, continue-t-elle le re'- cit de celte race jusqu'au déluge, tandis qu'après avoir parlé d'Enos, fils de Seth, elle re- monte jusqu'au chef de l'humanité ' 278 — XXIL — De la déchéance des enfants de Dieu séduits par des femmes étrangères, et méri- tant de périr tous, à l'exception de huit personnes, dans les eaux du déluge 280 — XXIII. — Faut-il croire que les Anges, substances spirituelles, épris d'amour pour la beauté des femmes, ont contracté alliance avec elles, et que c'est de cette union que sont nés les géants 281 — XXIV. — Comment faut-il entendre ces paroles du Seigneur, par rapport à ceux qui de- vaient périr dans le déluge : « Leurs jours seront de vingt ans. » 283 — XXV. — La colère de Dieu ne trouble en rien sa souveraine et immuable tranquillité. , . . 286 — XXVI. — L'arche que Noé reçut l'ordre de construire est, en tout point la figure du Christ et de l'Église. ' 287 — XXVII. — Tl ne faut pas être de l'avis de ceux qui ne voient dans l'arche et le déluge qu'un récit purement historique sans signification mystérieuse, ou bien de pures figures sans réalité 288 LIVRE SEIZIÈME. Sommaire. — Dans la première partie de ce livre, du premier au douT^ième chapitre, saint Augustin traite du dé- veloppement des deux Cités, selon les livres saints, depuis Noé jusqu'à Abraham. Dans la seconde partie, en s'oc- cupant seulement de la Cité céleste, il expose son développement depuis Abraham jusqu'aux rois d'Israël . Chapitre I. — Trouve-l-on, après le déluge, depuis Noé jusqu'à Abraham quelques familles vivant se- lon Dieu 296 II. — Ce qui a été prophétiquement figuré par les fils de Noé — III. — Générations issues des trois fils de Noé • — IV. — De la diversité des langues et des commencements de Babylone — V. — De la descente du Seigneur pour confondre ceux qui construisaient la tour — VI. — Quel est le langage ùont Dieu se sert pour parler aux anges — VII. — Si les animaux de toute espèce, qui peuplent les îles les plus éloignées de la terre, sont sortis de l'arche où ils auraient été préservés du déluge 308 — VIII. — Si certaines races d'hommes monstrueuses appartiennent à la postérité d'Adam ou des fils de Noé ^ 308 — IX. — S'il faut croire qu'à la partie de la terre opposée à la nôtre, il y a des antipodes ... 3^^ — X. — Généalogie de Sem ; la Cité de Dieu se continue dans sa race jusqu'à Abraham . . . 312 — XI. — La langue primitive de l'homme, langue appelée ensuite hébraïque, du nom d'Hé- ber, se conserva dans sa postérité, même après la division des langues 3\A — XII. — De l'époque où se forme avec Abraham le nouveau tissu de la sainte généalogie. . . 3^7 — XIII. — Pour quelle raison dans l'émigration de Tharé, qui quitta la Chaldée pour passer en Mésopotamie, TEcriture ne fait aucune mention de son fils Nachor 318 " — XIV. — Des années de Tharé qui termina sa vie à Charra 319 — XV. — Du temps de la promesse et comment Abraham sortit de Charra selon l'ordre de Dieu 320 — XVI. — De l'ordre et de la nature des promesses de Dieu à Abraham " . . 322 — XVII. — Des trois grandes monarchies et surtout de celle des Assyriens, qui était la plus florissante au temps d'Abraham 323 — XVIII. — Dieu parle une seconde fois à Abraham, il promet à lui et à sa race la terre de Chanaan 324 — XIX. — Dieu protège en Egypte la chasteté de Sara, qu'Abraham faisait passer pour sa sœur 325 — XX. — La séparation d'Abraham et de Lot se fait d'un commun accord. 325 -— XXI. — Troisième promesse de Dieu qui assure à Abraham et à sa postérité la possession perpétuelle de la terre de Chanaan 326 — XXII. — Victoire d'Abraham sur les ennemis des Sodomiles ; il délivre Lot de leurs mains ; il est béni par le prêtre Melchisédech Chapitre XXIII. — Parole du Seigneur à Abraham; il lui promet une postérité aussi nombreuse que les étoiles ; le patriarche, bien qu'encore incirconcis est justifié par sa foi -. 328 — XXIV. — De la signification du sacrifice qu'Abraham reçut l'ordre d'olTrir, après avoir de- mandé à être éclairé sur ce qu'il croyait 329 — XXV. — Agar, servante de Sara, devient la concubine d'Abraham par la volonté même de Sara — XXVI. — De l'alliance de Dieu avec Abraham; il lui promet que la stérile Sara lui don- nera un fils; il l'établit père des nations et confirme sa promesse par le signe de la cir- concision 333 — XXVII. — De l'enfant mâle qui, n'étant pas circoncis le huitième jour, perd la vie, pour avoir violé l'alliance de Dieu — XXVIII. — Du changement des noms d'Abraham et de Sarra ; fécondité miraculeuse. . . . 337 — XXIX. — Des trois hommes ou anges sous la figure desquels le Seigneur apparut à Abra- ham au chêne de Mambré 335 338 — XXX. — Lot sauvé de Sodome; destruction de cette ville par le feu du ciel ; la chasteté de Sara n'a rien à soufl'rir de la passion d'Abimelech 340 — XXXI. — Naissance d'Isaac selon la promesse; le nom qu'il reçut lui vient du rire de son père et de sa mère " 310 — XXXII. — Obéissance et foi d'Abraham éprouvées par l'ordre qu'il reçoit de sacrifier son fils ; mort de Sara — XXXIII. — Rebecca, petite-fille de Nachor, épouse Isaac 341 343 — XXXIV. — Ce qu'il faut entendre par l'union d'Abraham avec Céthura, après la mort de Sara — XXXV. — Quel est le sens de la réponse du Seigneur, au sujet des deux jumeaux encore renfermés dans le sein de leur mère, Rébecca 345 — XXXVI. — Isaac, chéri de Dieu, en considération de son père, reçoit les mêmes promesses et les mêmes bénédictions qu'avait méritées Abraham . . • — XXXVII. — De ce que figuraient mystiquement Esaii et Jacob 346 347 — XXXVIII. — Jacob est envoyé en Mésopotamie pour s'y marier; vision qu'il a dans ce voyage, pendant son sommeil; des quatre femmes qu'il ciH, bien qu'il n'en demandait qu'une 349 — XXXIX. Pourquoi Jacob fut-il aussi appelé Israël 35^ — XL. — Comment dit-on que Jacob est entré en Égypte avec soixante-quinze personnes, quand la plupart de ceux dont on cite les noms, n'étaient pas encore nés? — XLt. — De la bénédiction que Jacob promit à son fils Juda — XLII. — Bénédiction des deux fils de Joseph — XLIII. — Des temps de Moïse, de Jésus Navé, des juges et des rois jusqu'à David LIVRE DIX-SEPTIÈME. Sommaire, — Dans ce livre sont développés les progrès de la Cité de Dieu, du temps des 7'ois et des prophètes, depuis Samuel et David jusqu'à Jésus-Christ; le saint expose les prophéties faites du temps des rois, contenues dans les psaumes et les livres de Salomon, au sujet du Christ et de son Eglise 558 Chapitre I. — De toules les prophéties ^ 3.58 — II. — En quel temps s'accomplit la promesse de Dieu touchant la terre de Chanaan, qui fut l'héritage même des Israélites charnels 359 — III. — De la triple signification des prophéties qui se nipportent tantôt à la Jérusalem de la terre, tantôt à celle du ciel, et d'autres fois à l'une et à l'autre Cité 360 — IV. — Ce que figurait le changement survenu dans le royaume et le sacerdoce d'Israël; de la prophétie d'Anne, mère de Samuel, représentant IT^gHse 363 — V. — Des paroles prophétiques adressées au grand-prêtre Iléii, par un homme de Dieu, par lesquelles était signifiée l'abolition du sacerdoce d'Aaron 371 — VI. — Le sacerdoce et le royaume des Juifs ayant été abolis, malgré les paroles qui en an- nonçaient la permanence, figuraient un autre sacerdoce et un autre royaume qui devaient durer éternellement Chapitre VII. — De la division du royaume d'Israël : elle figurait d'avance la séparation éternelle qni devait exister entre les Israélites spirituels et les Israélites charnels 378 — VIII. — Les promesses faites à David touchant son fils, ne peuvent nullement s'appliquer à Salomon, mais se trouvent parfaitement réalisées en Jésus-Christ 381 — IX, — La prophétie touchant le Christ et renfermée dans le psaume quatre-vingt-huitième, est semblable à celle du prephète Nathan, rapportée au livre des Rois 383 — X. — Les événements du royaume de la Jérusalem terrestre ne s'accordent pas avec la pro- messe de Dieu, pour nous apprendre que la vérité de la promesse se rapporte à la gloire d'un autre roi et d'un autre royaume — XI. — La substance du peuple de Dieu est dans le Christ par l'entremise de la chair; seul il a eu le pouvoir de retirer son âme de l'enfer _ XII. — A qui faut-il attribuer ces réclamations au sujet des promesses, selon qu'elles sont exprimées dans ces paroles du Psaume : « Où sont, Seigneur, vos anciennes miséri- cordes ? » 387 — XIII. — Si les promesses de véritable paix peuvent être rapportées aux temps du règne de Salomon _ XIV. — De l'étude des Psaumes : 39^ — XV. Si toutes les prophéties contenues dans les Psaumes sur le Christ et l'Église, peuvent entrer dans le plan de cet ouvrage 392 — XVI. — Dans le psaume quarante-quatrième, les prophéties relatives au Christ et à l'Église, sont faites ou clairement, ou en figures 392 — XVII. — Des prophéties relatives au Sacerdoce et à la passion de Jésus-Christ dans le psaume cent neuvième et dans le vingt et unième 395 — XVIII. — Des psaumes troisième, quarantième, quinzième et soixante-septième qui prophé- tisent la mort et la résurrection du Seigneur 397 — XIX. — Du psaume soixante-huitième qui prédit l'opiniâtre aveuglement des Juifs .... 399 — XX. — Du règne et des mérites de David; de son fils Salomon, de ses prophéties relatives au Christ, soit que nous les trouvions dans les livres qui sont seulement joints à ses œuvres, soit dans ceux qui sont certainement de lui — XXI. — Des rois de Juda et d'Israël après Salomon — XXII. — Idolâtrie de Jéroboam — XXIII. — Captivité de Babylone et retour des Juifs — XXIV. — Des derniers prophètes chez les Juifs LIVRE DIX-HUITIÎÏME. Sommaire. — // parle du développement de la Cité terrestre, depuis le temps d'Abraham jusqu'à la fm du monde, la comparant à la cité céleste. Il mentionne les prophéties au sujet du Christ, tant celles des Sibylles que celles surtout des saints prophètes qui ont écrit depuis la fondation de Rome, Osée, Amos, Isaïe, Michée, et ceux qui les suivirent ; • . . . 407 Chapitre I. — Résumé des dix-sept livres précédents . . . ~ 407 — II. — Des temps et des rois de la Cité terrestre. Leur concordance avec les temps de la Cité céleste, depuis la naissance d'Abraham 408 — III. — Sous le règne de ces rois d'Assyrie et de Sicyone, Isaac, le fils de la promesse, naît d'Abraham centenaire, et le même Isaac engendra par Rebecca, deux jumeaux, Esaii et Jacob — IV. —Du temps de Jacob et de son fils Joseph — V. — Du roi des Argiens, Apis, qui reçut en Égypte les honneurs divins sous le nom de Sérapis — VI. — Sous quel roi des Argiens ou des Assyriens, arrive la mort de Jacob en Égypte . . . 413 — VII. — Sous quels rois mourut Joseph en Égypte ' 4^2 414 — VIII. — A quels rois se rapporte la naissance de Moïse, et quel était le culte des dieux à cette époque 4-14 ~ IX. — Quand fut fondée la ville d'Athènes, et quelle est l'origine de ce nom, d'après Varron. 4^6 — X. ~ Ce que Varron nous apprend du nom de l'Aréopage et du déluge de Deucalion . xr. — A quelle époque Moïse fil sortir le peuple de l'Egypte, et sous quels rois mourut Jésus Navé, son successeur 4^8 XII. — Sacrifices des faux dieux établis par les rois de la Grèce, depuis la sortie d'Israël de l'Egypte, jusqu'à la mort de Jésus Navé XIII. — Inventions fab'jleuses qui se rapportent au temps des juges XIV. — Des poètes théologiens XV — Fin du royaume des Argiens; en môme temps chez les Laurentins apparaît Picus, fils de Saturne, qui, le premier, monta sur le trône de son père 423 XVI. — Diomède, après la ruine de Troie, est mis au rang des dieux ; la tradition rapporte que ses compagnons furent changés en oiseaux XVII. — Incroyables métamorphoses d'hommes rapportées par Varron XVIII. — Ce qu'il faut penser de ces métamorphoses qui paraissent être des artifices du démon XIX. — Enée vient en ilalie au temps où Labdon était juge chez les Hébreux XX. — Suite des rois d'Israël après les juges XXI. — Des rois du Latium, dont le premier, Enée, et le douzième, Aventinus, furent mis au rang des dieux 430 XXII. — La fondation de Rome répond au temps de la chute de l'empire des Assyriens et du règne d'Ézéchias en Judée 431 XXIII. — La sibylle d'Erythrée, renommée entre toutes les autres sibylles, à cause de la clarté de ses prophéties sur le Christ 432 XXIV. — Sous le règne de Romulus, sept sages se rendirent célèbres; à la môme époque, les dix tribus d'Israël furent emmenées en captivité par les Chaldéens. Après sa mort, Romulus reçoit les honneurs divins 435 XXV. — Philosophes célèbres au temps du règne de Tarquin l'Ancien chez les Romainns, et de Sédécias chez les Hébreux, lors de la prise rie Jérusalem, et de la destruction du temple 436 XXVI. — Fin de la captivité des Juifs, après une durée de soixante dix ans; les Romains sont aussi délivrés, à la môme époque, de la domination des rois 436 XXVII. — Des prophètes qui, dans leurs oracles, firent plusieurs prédiclions au sujet de la vocation des Gentils; c'était vers le temps de la naissance de l'empire romain et de la chute du royaume d'Assyrie 437 XXVIII. — Des prophéties d'Osée et d'Amos qui se rapportent à l'Évangile du Christ . . . 438 XXIX. — Des prophéties d'Isaie sur le Christ et l'Église 439 XXX. — Des prophéties de Michée, de Jonas et de Joël qui ont rapport au Nouveau Testa- ment 441 XXXI. — Prophéties d'Abdias, Nahum et Habacuc relatives au salut du monde par Jésus- Christ 442 XXXII. — De la prophétie renfermée dans la prière et le cantique d' Habacuc 444 XXXin. — Des prophéties de Jérémie et de Sophonie, sur le Christ et la vocation des Gentils m XXXIV. — Des prophéties de Daniel et d'Ézéchiel, relatives au Christ et à l'Église .... 449 XXXV. — Des prédictions des trois prophètes, Aggée, Zacharie et Malachie 450 XXXVI. — D'Esdras et des livres des Machabées 454 XXXVII. — Les prophéties sont plus anciennes que la philosophie païenne 454 XXXVIII. — L'Église n'a pas inscrit au canon des Saintes Écritures certains écrits des pro- phètes, en raison de leur trop grande antiquité, dans la crainte que l'erreur ne se glissât au lieu de la vérité XXXIX. — Des caractères hébraïques qui sont aussi anciens que la langue XL. — Vaines prétentions des Égyptiens sur l'anti(iuité de leur science qu'il font remonter à cent mille ans 458 XLI. — Diversité des opinions chez les philosophes; accord des Écrivains canoniques. . . 458 XLII. — La divine Providence a permis la traduction des Écritures de l'Ancien Testament de l'Hébreu en Grec, pour en répandre la connaissance chez tous les peuples 461 XLIII. — De l'autorité de la version des Septante qui, sauf l'honneur réservé au style pri- mitif, l'Hébreu, doit être préférée à toutes les autres versions Chapitre XLIV, — Comment faut-il entendre ce qui est écrit au sujet de la ruine de Ninive, quand l'Hébreu fixe un délai de quarante jours pour l'accomplissement de la menace, tandis que les Septante la réduisent à trois jours 454 — XLV. — Après la restauration du temple, les Juifs n'ont plus de prophètes, et depuis cette époque jusqu'à la naissance du Christ, ce peuple est accablé de calamilés, preuve que les promesses des prophètes avaient rapport à la construction d'un autre temple -- XLVI. — De la naissance de Notre Sauveur, comme Verbe fait chair, et de la dispersion des Juifs par toute la terre, selon les prophéties 465 468 — XLVII — Si, avant l'ère chrétienne, il y avait en dehors du peuple d'Israël, des citoyens de la Cité céleste , 459 ^ XLVIII. — La prophétie d'Aggée annonçant que la gloire de la nouvelle maison de Dieu, surpasserait celle de l'ancienne, n'a pas reçu son accomplissement dans la restauration du temple, mais dans l'Église du Christ 471 — XLIX. — Que dans l'Église d'ici-bas un grand nombre de réprouvés sont mêlés aux élus. . 472 — L. — De la prédication de l'évangile dont la puissance trouve un nouvel éclat dans la persé- cution des apôtres 473 — LI. La foi catholique s'affermit au milieu même des contradictions suscitées par les héré- tiques. — LIL — S'il faut croire, comme plusieurs le pensent, qu'après les dix persécutions passées, il n'y en aura point d'autres, à l'exception de la onzième qui doit arriver au temps même de l'Antéchrist 476 — LUI. — Le temps de la dernière persécution est inconnu 478 — LIV. — De la sotte erreur des Païens qui supposent que la religion chrétienne ne doit pas durer plus de trois cent soixante-cinq ans 480 LIVRE DIX-NEUVIÈME. Sommaire. — Dans ce livre, saint Augustin traite du sort des deux Cités; il é^umère, au sujet des biens et des maux, les diverses opinions des philosophes, qui ont vainement cherché à se former une béatitude dans cette vie; en les réfutant longuement, il montre quel est le bonheur et la paix de la Cité céleste, c'est-à-dire du peuple chrétien; quelle félicité ce peuple peut goûter ici-bas, et celle qu'il doit espérer dans l'avenir 483 Chapitre l. — Varron pense qu'on peut trouver parmi les philosophes, deux cent quatre-vingt-huit opinions diverses touchant le souverain bien 483 — IL — Comment, abstraction faite de toutes les distinctions, Varron arrive à une triple défini- tion du souverain bien, ne s'arrêtant cependant qu'à une seule 487 — III. — Parmi les trois sectes qui recherchent le souverain bonheur de l'homme, quelle est celle qui doit êlre préférée, selon Varron et conformément à la doctrine de la vieille Aca- démie enseignée par Antiochus 489 — IV. — Du souverain bien et du souverain mal, selon les Chrétiens, contre les philosophes qui prétendent trouver le souverain bien en eux-mêmes 492 — V. — La vie sociale, assurément très-désirable, est exposée souvent à bien des divisions, à cause de diverses oifenses 498 — VI. — Combien l'homme se trompe dans ses jugements, quand la vérité est cachée . . . 499 — VIL — De la diversité des langues qui rompt l'unité de la société humaine, et du mal qui se trouve dans les guerres, lors même qu'elles sont justes — VIIL — Que l'amitié des gens de bien ne peut êlre assurée, car les périls de la vie présente sont un sujet permanent de crainte 500 502 — IX. — De l'amitié des saints anges qui ne peut être évidente en cette vie, à cause des trom- peries des démons qui ont séduit beaucoup d'hommes en leur persuadant d'adorer plu- sieurs divinités . 503 — X. — Quels fruits les saints recueillent de la victoire sur les tentations 504 — XL — Du bonheur de la paix éternelle, oîi les saints trouvent leur fin, c'est-à-dire la vraie perfection . 505 — XII. — Que la fureur des combattants, et toutes les occupations des hommes tendent à la paix comme à leur fin, et qu'il n'y a aucune nature qui n'y aspire 506 474 TABLE DES MATIÈRES. (fI5 Chapitre XIII. — De la paix universelle qui, parmi n'imporle quels troubles, ne peut perdre le béné- fice de la loi de la nature. Car, sous un juste juge, tel est l'ordre observé que chacun parvient à ce qu'il a mérité par le choix de sa volonté 510 — XIV. — De l'ordre et de la loi, soit du ciel, soit de la terre, par lesquels on travaille aux intérêts de la société humaine, même en commandant, et on la sert également en veillant à ses intérêts Si 2 _ XV. — De la liberté naturelle et de la servitude dont la première cause est le péché. En vertu de cette cause, l'homme de mauvaise volonté, tout en n'étant pas l'esclave d'un autre homme, le devient de ses propres passions — XVI. — Du droit légitime de dominer 5i4 5^5 — XVII. — D'où la Société céleste peut avoir la paix avec la Cité terrestre, et d'où peuvent venir leurs discordes entre elles 317 — XVIII. — Combien l'incertitude de la nouvelle Académie est différente de la fermeté de la foi chrétienne 5^9 — XIX. — De l'esprit et des mœurs du peuple chrétien 520 — XX. — Pendant le temps de cette vie, les concitoyens des saints sont heureux en espérance. 521 — XXI. — Suivant les définitions de Scipion rapportées dans le dialogue de Cicéron, y a-t-il jamais eu une République romaine?. 522 — XXII. — Le Dieu des Chrétiens est-il le vrai Dieu ? Est-ce à lui seul que l'on doit sacrifier? 52i — XXIII. — Réponses des oracles des dieux rapportées par Porphyre louchant Jésus-Christ . . 525 — XXIV. — Suivant quelle détinition on convient que non-seulement les Romains, mais en- core les autres États, peuvent prétendre justement aux noms de peuple et de république. . 531 — XXV. — On ne peut trouver de vraies vertus, là où il n'y a pas de vraie religion .... 532 — XXVI. — De la paix du peuple qui s'est soustrait à l'autorité de Dieu. Le peuple de Dieu sanctifie l'usage de cette paix en la faisant contribuer au culte de Dieu pendant les jours de son pèlerinage en ce monde 533 — XXVII. — Paix de ceux qui servent Dieu. On ne peut arriver à la perfection de cette paix, et en jouir sans trouble dans le cours de celte vie temporelle : . . . . 534 — XXVIII. — A quelle fin doit aboutir la mort des impies . . . • 535 LH^RE VINGTIÈME. Sommaire, — Du jugement dernier et des témoignages, tant du Nouveau que de l'Ancien Testament, établissant que ce jugement aura lieu 536 Chapitre I. — Bien que Dieu exerce ses jugements en tous temps, dans ce livre on ne traitera direc- tement que du jugement dernier 536 — II. — Le jugement de Dieu, bien que nous ne puissions le comprendre, s'exerce même au milieu des contrastes que présente l'humanité — III. — Comment Salomon, au livre de l'Ecclésiaste, traite de tout ce qui, ici-bas, est com- mun aux bons et aux méchants 538 539 — IV. — Pour traiter du jugement dernier, il faut d'abord produire les témoignages du Nou- veau Testament, ceux de l'Ancien viendront après — V. — Des paroles du Sauveur, qui annoncent le jugement futur à la fin du siècle — VI. — Ce qu'il faut entendre par la première résurrection et par la seconde — VII. — De ce qui est écrit dans l'Apocalypse de saint Jean, par rapport aux deux résurrec- tions et aux mille ans. Quel sens on peut donner à ce passage — VIII. — De la captivité et de la délivrance du diable 541 .541 5'»5 547 551 — IX. — Comment les saints régneront-ils avec le Christ pendant mille ans ; en quoi ce règne diffère-t-il du règne éternel ? 555 — X. — Ce que l'on doit répondre à ceux qui pensent que la résurrection regarde seulement le^ corps et non les âmes 559 ~ XI. — De Gog et de Magog que le diable rendu à la liberté, excitera vers la fin du monde à persécuter l'Église 560 — XII. — Le feu qui descendit du ciel sur les impies et les dévora, désigne-t-il le supplice éternel qui leur est réservé? , . 561 -r- XIII. — Le temps de la persécution de l'Antéchrist doit-il itre compté dans les mille ans? . Chapitre XIV. — De la damnation clu diabJe, de la résurrection corporelle de tous les morts et du jugement dernier. . . 564 — XV. — Quels sont les morts que la mer rend pour être jugés, ou ceux que la mort et l'enfer ont rendus 566 — XVI. — Du ciel nouveau et de la terre nouvelle 567 — XVII. — De la glorification élernelie de l'Église après latin du monde . 368 — XVIII. — Ce que l'apôtre saint Pierre a annoncé touchant le dernier jugement de Dieu. . . 570 — XIX. — Ce que l'apôtre saint Paul a écrit aux Thessalonîciens. De l'apparition de l'Anté- christ qui sera suivie du jour du Seigneur 572 — XX. — Ce que saint Paul enseigne dans sa première épître aux Thessaîoniciens au sujet de la résurrection des morls 575 — XXI. — Ce que dit le prophète Isaïe au sujet de la résurrection des morts et du jugement. . 578 — XXII. — Isaïe dit : Les bons sortiront pour voir les supplices des méchants. Quelle sera cette sortie ? • . , 583 — XXIII. — Prophétie de Daniel sur la persécution de l'Antéchrist, sur la justice de Dieu et le règne des saints 584 — XXIV. — Ce que dit David dans ses psaumes sur la fin du monde et le jugement dernier. . 587 — XXV. — Prophétie de Malachie sur le jugement dernier, et qui sont ceux qui doivent être purifiés par les peines expiatoires 590 — XXVI. — Des sacrifices que les saints offriront à Dieu, qu'il aura pour agréables comme ceux d'autrefois et des premiers jours 592 — XXVII. — De la séparation des bons et des méchants, effet du jugement dernier .... 591 — XXVIII. — Donnez un sens spirituel à la loi de Moïse, ou vous vous rendrez coupables de murmures par votre sensualité 595 — XXIX. — Arrivée d'Elie avant le jugement. Conversion des Juifs par ses prédications dé- voilant ce qu'il y avait de caché dans les écritures 596 — XXX. — L'ancien Testament ne dit pas évidemment que le Christ viendra en personne pour jdger au dernier jour ; mais d'après quelques passages oîi Dieu parle, on ne peut douter que ce ne soit le C