Saint Augustin - Oeuvres complètes - Tome 23 TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS EN FRANÇAIS sous la direction DE M. POUJOULAT & DE M. L'ABBÉ RAULX Aumônier de l'Asile de Fains. Edition : BAR-LE-DUC, L. GUÉRIN & Cie, ÉDITEURS Date de publication : 1873 Nombre de pages : 776 Auteur : Saint Augustin TOME VINGT-TROISIÈME (sur 32 tomes) Table des matières. OUVRAGES EXÉGÉTIQUES SUR DIVERSES QUESTIONS DE LANCIEN ET DU NOUVEAU TESTAMENT ET SUR QUELQUES POINTS DE DOGME ET DE MORALE EXPLIQUÉS PAR LE SAINT DOCTEUR. DE LA VIE CHRÉTIENNE. Avertissement sur le livre suivant i Le livre de la vie chrétienne 2 DES ENSEIGNEMENTS SALUTAIRES. Avertissement sur le livre suivant. Le livre des enseignements salutaires 20 22 DES DOUZE SORTES D'ABUS- Avertissement sur le livre suivant 61 Le livre des douze sortes d'abus 62 Observations. . 73 DU COMBAT DES VICES CONTRE LES VERTUS. Avertissement sur le livre suivant Le livre du combat des vices contre les vertus 74 75 DE LA SOBRIÉTÉ ET DE LA CHASTETÉ. Le livre de la sobriété et de la chasteté. 9â DE LA VRAIE ET DE LA FAUSSE PÉNITENCE. Avertissement sur le livre suivant » »..*101 Le livre de la vraie et de la fausse pénitence. ....103 DÉ L'ANTECHRIST. Avertissement sur le livre suivant * Le livre de l'Antéchrist . , ...126 127 LE PSAUTIER. Le Psautier que saint Augustin aurait composé pour sa mère. 131 EXPOSITION DU CANTIQUE MAGNIFICAT. Exposition du cantique ilTagm/icat 4 .;. ..135 L'ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIÉ. Le livre de l'Assomption de la bienheureuse Vierge Marie i.k. TOM. xxin. 141 1U TABLE DES MATIÈRES. DE LA VISITE DES MALADES. Livre premier 149 Livre second 155 DE LA CONSOLATION PAR RAPPORT AUX MORTS. Avertissement sur les deux sermons suivants 162 Premier sermon. ... 164 Second sermon ...169 DE LA CONDUITE CHRÉTIENNE. Avertissement sur le traité suivant Traité de la conduite chrétienne 176 177 SERMONS ET TRAITÉS DIVERS. Sermon sur le symbole , 206 Sermon sur la manducation de Tagneau pascal 221 Sermon sur le psaume xli 225 Sermon sur le sacrement du baptême 230 Sermon sur l'onction de la tête et le lavement des pieds 234 Traité de la création du premier homme .236 Sermon sur la vanité du siècle ...237 Sermon sur le mépris du monde 237 Sermon sur les avantages de la discipline 242 Sermon de Tobéissance et de l'humilité. 247 Traité de la charité ou explication de ces paroles du psaume : La terre a produit son fruit 250 Traité de la prière et de l'aumône 252 Sermon sur l'aumône 255 Traité des douze pierres dont parle l'Apocalypse, chapitre xxi 257 Mélanges 258 SERMONS ADRESSÉS AUX FRÈRES DU DÉSERT, ETC. Avertissement sur les sermons aux frères du désert 261 Sermon premier. — Institution de la vie religieuse ..é 264 — II. — De la paix » 266 — III. -— Du silence 269 — IV. — De la prudence. . 270 — V. — De l'obéissance 273 — VI. — La miséricorde 278 — VU. — De l'obéissance 281 VIII. — La persévérance 283 — IX. — De la colère et de la haine 284 — X. — Pureté de conscience et vertu d'espérance. 286 — XI. — Des larmes, de la componction et de la pénitence 287 — XII. — L'orgueil et l'humilité 290 — - XIII. — De la vertu de force. . . 291 — XIV. — Justice et correction fraternelle 293 — XV. — Les simples ne doivent point chercher à approfondir la sainte Trinité. — Les sept dons du Saint-Esprit opposés aux sept péchés capitaux 296 — XVI. — Sur la désobéissance, la négligence, la patience et la chasteté 299 — XVII. — Il faut veiller et éviter l'oisiveté 300 — XVIII. — Il faut éviter l'envie. ♦ 302 — XIX. — Veille de la Nativité de Jésus-Christ 304 TABLE DES MATIÈRES. 7o5 Sermon XX. — Naissance de Notre -Seigneur — XXI. — Des trois espèces de moines en Egypte .306 308 — XXII. — Motifs de consolation pour les frères du désert que saint Augustin avait quittés. Exhortation à la prière et aux larmes 311 — XXIII. — Du jeûne 314 — XXIV. — Exhortation à la solitude, d'après l'exemple de saint Jérôme. Encore du jeûne .... 315 — XXV. — Du jeûne, et quand il fut institué 316 — XXVI. — Du murmure, de la médisance, et des châtiments infligés aux damnés 319 — XXVII. — Du prodigue 323 — XXVIII. — Sur la cène du Seigneur 326 — XXIX. — Sur la langue trompeuse 332 — XXX. — La confession des péchés 334 — XXXI. — Vanité du monde; nous devons le détester à cause des trois maux principaux qui le rongent 336 — XXXII. — Aux lépreux, pour leur recommander la patience 340 — XXXIII. — Motifs de détester l'ivrognerie, puisés dans le récit d'un terrible accident 342 — XXXIV. — Deux espèces d'hommes quittent le monde, ils sont représentés par le juste Loth et par sa femme 344 — XXXV. — Adressé aux juges, afin qu'ils prennent garde de se laisser corrompre par la haine, l'affec- tion, l'argent, les prières ou la crainte ', qu'ils évitent les autres vices et observent la justice 346 — XXXVI. — A ses prêtres, leur reprochant leur vie coupable 348 — XXXVII. — Les prêtres doivent se montrer les ministres de Dieu, et prendre garde de paraître vendre les dons du Saint-Eprit. Motifs de conserver la patience et la chasteté, et de haïr la fornication. . 352 — XXXVIII. — Grandes louanges données à l'Ecriture sainte, avec exhortation à en aimer la lecture. . 356 — XXXIX. — Sur la vie solitaire et contemplative 359 — XL. — Sur la discipline des clercs 365 — XLl. — De l'observance du jeûne du carême 369 XLII. — Vie et mœurs des clercs 372 — XLIII. — De l'Epiphanie et de la recherche du Christ 374 — XLIV. — De la piété, de la charité et des suffrages envers les morts 377 — XLV. — Faisons pénitence et évitons la détraction 382 — XLVI. — Sur les anges et sur l'hospitalité 383 — XLVII. — Profonde horreur du péché des sodomites 386 — XLVIII. — Du soin de son âme 389 — XLIX. — Misère de la chair et fausseté de la vie présente 395 — L. — Du salut de l'âme 397 — LI, LU, LUI, LIV 400 — LV. — Mort de Valentin, évêque de Carthage 400 — LVI. — Avertissement qui montre l'utilité qu'on peut retirer de la lecture des livres saints . . . 404 LVII 406 ~ LVIII, — Que la gloire du monde n'est rien - -406 — LIX — LX. — Persécution des chrétiens 408 — LXI. — Sur l'obéissance — LXII. — - Crainte de Dieu et fuite de l'avarice 412 — Lxiii "^^^ — LXIV. — Exhortation aux prêtres, afm qu'ils enseignent au peuple chrétien ce qu'il doit savoir et pratiquer — LXV. — Exhortation pour l'instruction des hommes en général , pour leur inspirer le désir de la vie céleste et le mépris de la vie terrestre 419 — LXVI. — Nécessité de la pénitence * — LXVII. — Fuite de la vanité et acquisition des vertus — LXVIII. — Comment il faut remédier aux vices par les vertus, malheur de l'enfer 423 424 — LXIX. — Exhortation à la prière — LXX, LXXI, LXXII 756 TABLE DES MATIERES. Sermon LXXIII. — Contre celui qui garde longtemps sa colère dans son cœur et ne veut point s'humilier . . 428 _ LXXIV, LXXV 42§ LXXVI. — Sur les pensées 429 Préface du toMe éEt»TiÈMÈ de l^édition des Bénédictins 431 VINGT-DEUX LIVRES SUR LA CITÉ DE DIEU. Sommaires des vingt-deux livres de la cité de Dieu. Extrait du second livre des Rétractations au sujet de la cité de Dieu 436 440 Livre premier. — Saint Augustin s'élève contre les païens qui attribuaient à la religion chrétienne, parce qu'elle défend le culte des dieux, les malheurs du monde, et surtout le pillage récent de Rome par les Goths. Il parle des biens et des' maux qui alors, comme toujours, furent communs aux bons et aux mé- chants. Enfin il réprime l'insolence de ceux qui objectaient les outrages éprouvés par les femmes chrétiennes de la part des soldats barbares Préface. — Dessein et sujet de cet ouvrage 442 442 Chapitre premier. — Des ennemis ^du nom chrétien qui^ dans le pillage de Rome n'ont été épargnés par les barbares, qu'à cause de Jésus-Christ • 443 — IL — Jamais, dans les guerres précédentes , les vainqueurs n'avaient épargné les vaincus à cause des dieux qu'ils adoraient 444 — IIL — C'est à tort que les Romains ont cru que des Pénates qui n'avaient pu sauver Troie, pourraient les défendre 445 — ■ IV. — A la prise de Troie le temple de Junon ne sauva personne de la fureur des Grecs; les basiliques des apôtres ont, au contraire, servi d'asile contre les barbares, à tous ceux qui s'y sont réfugiés . . 446 ' — V. — Sentiment de César touchant la coutume de piller les villes prises 447 ' — VI. — Les Romains n'ont jamais épargné les temples dans les villes qu'ils ont prises . . . . . . 448 — VII. — C'est au droit de la guerre qu'il faut attribuer les cruautés commises dans le pillage de Rome^ mais la clémence des barbares n'est dûe qu'à l'influence du nom de Jésus-Christ ^ — VIII. — Des biens et des maux temporels communs aux bons et aux méchants — IX. — Raisons pour lesquelles les bons et les méchants sont également affligés — X. — Les justes n'éprouvent aucun dommage des pertes temporelles — XI. — Plus ou moins longue, cette vie temporelle doit avoir une fm — XII. — La privation de sépulture ne saurait nuire aux chrétiens — - XIII. — Pourquoi il faut ensevelir les corps des fidèles — XIV. — Les consolations divines n'ont jamais manqué aux chrétiens dans leur captivité — XV. — ' Exemple de Régulus qui, par religion, retourne volontairement en captivité, sans que sa piété le préserve de la mort 449 449 451 453 456 457 458 460 460 — XVI. — La violence subie pendant la captivité , même par les vierges consacrées , n'a pu flétrir en elles la chasteté de l'âme 462 " XVII, — De la. mort rolontairo par nrninte du châtiment OU du déshouncur. . . . . . , , . 463 — XVIII. — De la violence que, malgré la volonté, le corps souffre de la part des autres 463 — XIX. — De Lucrèce, qui s'est donné la mort à cause de l'outrage qu'elle avait reçu 465 — XX. — Il n'est jamais permis aux chrétiens de se donner la mort 467 ' — XXI. — Exceptions à la loi qui défend l'homicide. 468 — XXII. — Se donner la mort n'est point une marque d'héroïsme 469 — XXIII. — De Caton qui, ne pouvant supporter la victoire de César, se donne la mort. 470 XXIV. — Régulus supérieur à Caton en vertu, les chrétiens supérieurs à Régulus 471 — XXV. — Qu'il n'est pas permis de commettre un péché pour en éviter un autre 472 — XXVI. — Motifs qui doivent nous faire comprendre comment quelques saints se sont ôté la vie, ce qui ordinairement n'est pas permis 473 — XXVII. — Est-il permis de s'ôter la vie pour éviter le péché 474 -— XXVIII. — Desseins de Dieu en permettant ces outrages qu'ont subis ses chastes servantes. . , . 475 XXIX. — Réponse que les chrétiens peuvent faire aux païens, qui leur reprochent de n'avoir pas été délivrés par Jésus-Christ de la fureur des barbares .477 TABLE DES MATIÈRES. 7.^7 Chapitre XXX. — A quelle sorte de prospérités aspirent ceux qui se plaignent du christianisme — XXXI. — Quels vices accrurent chez les Romains cette passion de dominer — XXXII. — De l'établissement des spectacles à Rome — XXXIII. — Les Romains ont conservé leurs vices, malgré le désastre de Rome — XXXIV. — La bonté de Dieu a rendu ce désastre moins complet 477 478 479 480 481 — XXXV. — L'Eglise a des enfants encore inconnus parmi ses adversaires; et, parmi ses enfants, il en est qui ne doivent pas persévérer. — XXXVI. —- Plan des livres suivants 481 482 Livre deuxième. — Des mavx que les Romains ont éprouvés avant Jésus-Christ, et pendant qu'ils adoraient les faux dieux. Corruption des mœurs et vices de l'âme, les plus grands et les seuls vrais maux. Loin de les délivrer de ces maux, leurs dieux les en ont accablés Chapitre premier. — Méthode dont il faut user dans les controverses . . . — II. — Résumé du premier livre 483 483 484 — III. — Que l'histoire nous apprend quels maux ont été soufferts par les Romains, quand ils adoraient les faux dieux, avant l'établissement du Christianisme — IV. — Les adorateurs des dieux n'en ont jamais reçu aucun précepte de vertu ; ils célébraient, au con- traire, leurs mystères par toutes sortes de turpitudes — V. — Des obscénités par lesquelles on honorait la mère des dieux — VI. — Les dieux des païens ne leur ont jamais enseigné à vivre saintement 485 486 487 488 — VII. — En dehors d'une sanction divine , les systèmes philosophiques sont impuissants pour réprimer les vices; l'exemple des dieux est plus puissant que les leçons des hommes 489 ■ — VIII. — Que les représentations du théâtre, où l'on voit les infamies des dieux, les rendent favorables loin de les offenser 490 — IX. — Les anciens Romains pensaient qu'on devait réprimer la licence, que les Grecs, d'après le con- seil de leurs dieux, avaient accordée aux poètes 491 — X, — Funeste artifice des démons, qui veulent que l'on raconte à leur sujet des crimes vrais ou faux , 492 — XI. — Les comédiens admis aux charges publiques chez les Grecs, parce qu'il n'eût pas été juste que les hommes dédaignassent ceux qui apaisaient les dieux 493 — XII. — Les Romains, en refusant aux poètes, à l'égard des hommes, une liberté qu'ils leur accordaient à l'égard des dieux, avaient meilleure opinion d'eux-mêmes que de leurs dieux 494 — XIII. — Les Romains auraient dû comprendre que leurs dieux, qui voulaient être honorés par des jeux pleins d'ignominie, ne méritaient pas les honneurs divins — XIV. — Platon, qui ne voulait point de poètes dans une bonne république, fut meilleur que ces dieux, qui mêlèrent à leur culte les représentations du théâtre — XV. — Les Romains se créèrent certains dieux par adulation, et non par raison A94 496 4 98 — XVI. — Si ces dieux avaient quelque souci de la justice, ils auraient eux-mêmes donné aux Romains des lois, au lieu de les obliger à en emprunter à la Grèce. . . .• 498 — XVII. — Enlèvement des Sabines, et autres injustices qui se commirent même aux meilleures époques de la république romaine 499 — ' XVIII. — Ce que Salluste nous apprend des mœurs romainps . alnrc la ^r-air^i^ maintenait l'austérité, ou que la sécurité en favorisait le relâchement — XIX. — Corruption de la république romaine , avant que Jésus-Christ eut détruit le culte des faux dieux _ XX. — Quel bonheur, et quelle sorte de félicité désirent les adversaires de la religion chrétienne. . 504 — XXI. — Ce que Gicéron pensait de la république romaine — XXII. — Les dieux des Romains ne s'opposèrent jamais à la corruption des mœurs, qui devait amener la ruine de la république — XXIII. — Les divers événements ne dépendent point de la faveur ou de l'opposition des démons, mais de la juste volonté du vrai Dieu — XXIV. — Des actions de Sylla dont les dieux se vantèrent d'être les fauteurs 512 — XXV. — Combien les esprits mauvais portent les hommes au mal, en donnant leurs exemples comme une autorité divine — XXVI. — Morale enseignée en secret par les dieux, tandis que publiquement ils enseignaient la cor- ruption. , , . , » 515 5uo 502 505 758 TABLE DES MATIÈRES. Chapitre XXVII. — Jeux obscènes par lesquels les Romains apaisaient les dieux lorsque la république était en péril 517 XXVIII. — Sainteté de la religion chrétienne 518 XXIX. — Exhortation aux Romains pour les porter à renoncer au culte des faux dieux, . . . , . 518 Livre troisième. — Après avoir parlé dans le livre précédent des maux de l'âme et de la corruption des mœurs, saint Augustin montre dans celui-ci comment les Romains, depuis la fondation de la ville, furent sans cesse en butte aux maux extérieurs et temporels; il établit que ces dieux cpx'ils servaient en toute liberté avant la venue du Christ, n'ont rien fait pour les délivrer de cette sorte de maux. . . . 520 Chapitre premier. — Des adversités que les méchants seuls redoutent; le monde les a éprouvées, alors même qu'il adorait les dieux 520 ^ II, . — Les dieux adorés également et par les Romains et par les Grecs, ont-ils eu des raisons pour permettre la destruction de Troie 521 — III. — Les dieux n'ont pu s'offenser de l'adultère de Paris, crime fréquent, dit-on, parmi eux. , . 522 — IV. — Opinion de Varron croyant qu'il est utile que les hommes se targuent d'une origine divine . . 523 — V. — Il n'est pas probable que les dieux aient puni l'adultère de Paris sans venger celui de la mère de Romulus 523 ' VI. — Parricide de Romulus que les dieux laissèrent impuni 524 — VII. — Ilion ruinée par Fimbria, général de Marius. 525 — - VIII. — Rome devait-elle être confiée à la garde des dieux d'ilion 526 — IX. — Doit-on attribuer aux dieux la paix du règne de Numa 526 — X. — Etait-il à désirer que Rome accrût son empire par cette fureur des combats, au lieu de rester paisible et en sûreté avec cet esprit, qui l'animait sous Numa 527 — • XI. — Statue d'Apollon de Gumes, qui avait pleuré, dit-on , la défaite des Grecs, qu'il ne pouvait secourir ~ XII. — Quels dieux les Romains ajoutent à ceux du Numa; impuissance de ces nombreuses divinités. 530 XIII. — - Comment les Romains obtinrent leurs premières épouses 531 — XIV. — Impiété des Romains dans la guerre contre Albe ; leur passion de dominer leur donne la victoire XV. — Vie et mort des rois de Rome. . . . ^ . 535 — XVI. — Premiers consuls de Rome, l'un envoie son collègue en exil, et bientôt, après un affreux parricide, il meurt lui-même à Rome, de la main d'un ennemi qu'il a blessé 538 — = XVII. — Maux qui affligent Rome après la création du consulat , sans que les dieux qu'elle adore lui portent aucun secours 539 =- XVIII. — Défaites des Romains dans les guerres puniques, malgré les demandes de secours adressées aux dieux 543 XIX. — Désastres de la seconde guerre punique : elle anéantit les forces des deux puissances rivales. 545 ■ — XX. — Ruine de Sagonte ; l'alliance des Romains ne lui procure pas le secours de leurs dieux. . . 546 — XXI. — Ingratitude de Rome envers Scipion , son libérateur. Quelles étaient les mœurs de cette ville à l'époque que Salluste appelle son meilleur temps 548 — XXII. — Edit de Mithridate, ordonnant le massacre de tous les Romains qui se trouvent en Asie. . . 550 =^ xxif£, — Des luauA lutéiicuro troubleront la république ^ après le prodigc qui consistait dans la rage de tous les animaux au service de l'homme 550 — - XXIV. — Discordes civiles excitées par les séditions des Gracques 551 — XXV. Temple de la Concorde élevé par ordre du sénat aux lieux mêmes de la sédition et du mas- 551 sacre , 551 — ■ XXVI. — Différentes guerres qui suivirent l'érection du temple de la Concorde 552 — XXVII. — Guerre civile entre Marius et Sylla 553 — XXVTII. — Comment Sylla venge la cruauté de Marius 554 — XXIX. — Comparaison de l'invasion des Goths avec les malheurs que les Romains éprouvèrent, soit dans l'irruption des Gaulois, soit dans les guerres civiles 555 — XXX. — Suite des guerres nombreuses et désastreuses qui ont précédé la venue du Christ. . . . 556 XXXI. — Avec combien d'impudence reprochent au Christ les malheurs présents, ceux qui ne cessent pas d'adorer les dieux; puisqu'au moment où florissait leur culte on éprouva de si grands désastres. 557 Livre quatrième, — te saint docteur 'prouve que la grandeur et la durée de l'empire romain doivent être 529 532 TABLE DES MATIÈRES. 759 attribuées, non à Jupiter, ni aux dieux du paganisme, à chacun desquels la croyance vulgaire osait à peine confier certains offices de détail et des moins importants , mais qu'on doit les rapporter au Dieu unique et véritable, seul auteur de toute félicité, qui, par sa puissance et sa sagesse, établit et conserve les royaumes de la terre 559 Chapitre premier. — Des sujets traités dans le premier livre — II. — Des matières contenues au second et au troisième livre 559 560 — III. — Si l'étendue de l'empire, qui ne s'obtient que par la guerre , peut, aux yeux du sage, passer pour un vrai bien ou un bonheur — IV. — Un royaume sans justice ressemble à un repaire de brigands — V. — Des gladiateurs fugitifs qui se créèrent une puissance égale à celle des rois 561 563 563 — VI. — De l'ambition du roi Ninus, le premier qui, pour étendre sa domination, ait déclaré la guerre à ses voisins _ 565 — VII. — Si les royaumes de la terre peuvent attribuer leurs succès ou leurs revers à l'assistance ou à l'abandon des dieux 565 — VIII. — A quels dieux les Romains attribueront-ils l'accroissement et la conservation de leur empire, puisqu'ils les jugent à peine capables de veiller chacun sur une seule chose — IX. — Si l'on doit attribuer l'étendue et la durée de l'empire romain à Jupiter, le plus grand des dieux — X. — Opinions de ceux qui ont partagé entre différents dieux le gouvernement des diverses parties du monde — XI. — De la multitude des dieux que les savants païens prétendaient n'être que le seul et même dieu Jupiter 571 — XII. — De l'opinion de ceux qui font de Dieu l'âme du monde, et du monde le corps de Dieu. . . 573 — XIII. — De ceux qui croient que les animaux raisonnables seulement sont parties de Dieu .... 574 — XIV. — C'est à tort qu'on attribue à Jupiter l'accroissement des royaumes, puisque la Victoire, si elle est vraiment déesse, comme on le veut, suffit par elle-même à cet office 574 — XV. — S'il convient à des gens de bien de vouloir étendre leur empire 575 — XVI. — Pourquoi les Romains donnant des dieux à tout objet, à tout acte, ont-ils voulu que le temple du Repos fût placé en dehors des portes de leur ville 576 — XVII. — Si la puissance suprême est à Jupiter, peut-on dire que la Victoire aussi est une divinité. . 576 — XVIII. — La déesse Félicité et la déesse Fortune, quelle différence entre elles 577 — XIX. — De la Fortune féminine 578 — XX. — De la Vertu et de la Foi qui ont eu des temples et des sacrifices dans le paganisme, tandis qu'on ne rendait aucun honneur à mille autres bonnes qualités, qui auraient dû cependant ne point être oubliées, puisqu'on déifiait celles-là 578 — XXI. — Ne sachant point distinguer Dieu de ses dons, les païens auraient dû au moins se contenter de diviniser la Vertu .et la Félicité - 579 — XXIf. — De !a science d'honorer les dieux que Varron se vante d'avoir enseignée aux Romains. . . 581 XXIII. — De la Félicité que les Romains, adorateurs de tant de dieux, avaient cependant laissée dans l'oubli, bien que seule elle pût tenir lieu de tous les autres 681 — XXIV. — Comment les païens se défendent d'adorer comme dieux les dons mêmpréface . * i . * 639 Chapitre premier. — De ceux qui prétendent adorer les dieux en vue de la vie éternelle , et non pour la vie présente 640 II. — Que faut-il penser de l'opinion de Varron au sujet des dieux païens , dont il révèle l'origine et les mystères, mais de telle sorte que son silence eût été préférable pour eux — m. — Division des livres de Varron sur les antiquités divines et humaines. 643 644 - — IV. — L'exposé de Varron montre que, pour les adorateurs des dieux, les choses humaines sont an- térieures aux choses divines 646 — V. — Trois genres de théologie exposés par Varron : théologie fabuleuse, théologie naturelle, théolo- gie civile — VI. — Réfutation de la théologie mythique ou fabuleuse et de la théologie civile de Varron. . . . 650 — VII. — Ressemblance et accord entre la théologie fabuleuse et la théologie civile 652 — VIII. — Des explications naturelles que les docteurs païens donnent en faveur derleurs dieux. . . , 654 '— IX. — Des fonctions de chacun des dieux 656 — X. — De la liberté de Sénèque qui s'élève avec plus de force contre la théologie civile, que Varron contre la fabuleuse 659 ' — XI. — Ce que Sénèque pensait des Juifs 662 — XII. — Conclusion. On ne saurait donc douter qu'ils ne soient incapables de nous donner la vie éternelle, ces dieux qui ne sauraient aider même dans les choses temporelles 663 Livre septième. — De quelques dieux choisis dans la théologie civile : Janus, Jupiter^ Saturne et autres ; que leur culte ne saurait conduire à la félicité éternelle , 664 Préface 4 . . 664 Chapitre premier. — La véritable divinité ne se trouvant point dans la théologie civile, doit-on croire qu'on pourra la trouver dans les dieux choisis? 665 — II. — Quels sont les dieux choisis, sont-ils dispensés des fonctions des dieux inférieurs? . . . . 666 — m, — On ne peut donner aucune raison pour expliquer la prééminence de certains dieux, puisque des offices plus distingués sont confiés à plusieurs dieux inférieurs 667 IV. — Les dieux inférieurs n'étant point exposés à être déshonorés, ont une condition meilleure que les dieux choisis dont on raconte tant de choses infâmes — V. — De la doctrine secrète des païens et de leurs explications physiques 670 671 — VI. - Opinion de Varron d'après laquelle Dieu est l'àme du monde, lequel renfermant dans ses dif- férentes parties un grand nombre d'âmes, leur communique la nature divine — VII. — A-t-il été raisonnable de faire deux divinités de Janus et de Terminus 672 673 — VIII. — Pour quelle raison les adorateurs de Janus représentent avec deux faces son image à laquelle cependant ils veulent aussi qu'on voie quatre fronts 674 — IX. — Puissance de Jupiter. On compare ce Dieu à Janus 675 — X. — La distinction de Janus et de Jupiter est-elle juste? 677 — XI. — Surnoms de Jupiter. Ils ne s'appliquent pas à plusieurs dieux, mais au seul et même Jjipiter. . 678 — XII. — Jupiter s'appelle aussi Pécunia 679 — XIII. — En exposant ce qu'est Saturne et ce qu'est Génius, on enseio-nf — '■ toujours que le seul Jupiter 680 _ XIV. — Fonctions de Mercure et de Mars 681 XV. — Etoiles que les païens désignent par les noms de leurs dieux 682 _ XVI. D'Apollon, de Diane et des autres dieux choisis dont on a voulu faire des parties du monde. 683 — XVII. — Que Varron lui-même a déclaré douteuses ses opinions sur les dieux 684 — XVIII. — Cause la plus vraisemblable du paganisme 685 — XIX. — Explications qui donnent la raison du culte de Saturne 686 — XX. — Mystères sacrés de Cérès à Eleusis ♦..687 XXI. — Infamie des fêtes célébrées en l'honneur de Bacchus 688 — XXII. — De Neptune, de Salacia et de Vénilia 689 — XXIII. — De la Terre, dont Varron prouve la divinité par la raison que l'âme du monde, à laquelle il attribue la divinité, la pénètre et lui communique une force divine 690 — XXIV. ^ Surnoms de Tellus. Leur signification. En supposant que ces surnoms désignent plusieurs opérations, ils ne devaient pas prouver l'existence de plusieurs dieux 692 648 762 TABLE DES MATIÈRES. Chapitre XXV. — Quelle explication la doctrine des sages de la Grèce a trouvée au sujet de la mutilation d'Atys. C94 XXVI. — Infamie des mystères de la Grande Mère 695 — XXVII. — Vaines explications des philosophes naturalistes. Ils n'honorent point le vrai Dieu. Leur culte ne convient pas au vrai Dieu. 697 — XXVIII. — - La doctrine de Varron sur la théologie ne s'accorde dans aucune de ses parties .... 698 — XXIX. — On doit rapporter au seul vrai Dieu, tout ce que les philosophes ont rapporté au monde et à ses parties 700 ~ XXX. — Sentiments par lesquels nous discernons le Créateur des créatures, et nous n'adorons pas à la place d'un seul Dieu autant de divinités , que l'unique auteur de toutes choses a tiré d'êtres ou d'objets "du néant 700 — XXXI. — De quels bienfaits de Dieu usent spécialement les amis de la vérité, abstraction faite des libéralités que Dieu exerce généralement à l'égard de tous les hommes — XXXII. — Le mystère de la Rédemption du Christ n'a fait défaut à aucune époque dans le passé. Il a toujours été affirmé par différents signes 702 702 • — XXXill. — Par la seule religion chrétienne on a pu reconnaître la fourberie des esprits mauvais, qui se réjouissent des erreurs des hommes ...703 — XXXIV, — Livres de Numa. Le Sénat les fit brûler dans la crainte de faire connaître les causes des mystères sacrés, expliqués dans ces livres 704 — XXXV. — De rhydromaucie par laquelle certains démons se jouaient de Numa en lui faisant apparaître leurs images. 705 Livre huitième. — Le saint docteur passe à la troisième sorte de théologie , c'est-à-dire à la théologie naturelle. Il discute avec les platoniciens, qui étaient les plus célèbres des philosophes et les moins éloignés de la vérité chrétienne, la question de savoir si le culte de ces dieux sert pour acquérir cette vie heureuse, qui doit suivre la mort. Il réfute d'abord Apulée et les autres, qui veulent qu'on honore les démons comme des médiateurs entre les dieux et les hommes ; il montre que ces démons sont sujets à des vices que les hommes sages et honnêtes évitent et condamnent ; qu'ils ont introduit les fables sacrilèges des poètes , les jeux obscènes du théâtre, les maléfices et les crimes de la magie, qu'ils aiment toutes ces choses, et qu'ils s'en repaissent ; d'où, il conclut qu'ils sont impuissants à rendre les dieux bons favorables aux hommes .707 Chapitre premier. — - Question de la théologie naturelle à discuter avec les philosophes dont la doctrine est la plus éminente. 707 — " II. — - De deux sortes de philosophes, qui sont ceux de l'école italique et ceux de l'école ionienne. Fondateurs de ces écoles 708 — III, — Principes de Socrate ... ..710 — IV. — Du plus célèbre des disciples de Socrate , Platon , qui a donné à toute la philosophie trois grandes divisions 711 — V. o— C'est de préférence avec les platoniciens qu'on va discuter, puisque leurs principes sont supé- rieurs aux systèmes de tous les autres philosophes 713 VI.— Sentiment des platoniciens dans cette partie de la philosophie, qu'on appelle partie physique ou naturelle — vil. — o 1*^.^1. loi ité Aoo plntnnir.ip.ns sur Ics autres philosophes, dans la logique ou philosophie rationnelle , 717 *— VlII. — Dans la philosophie morale, les platoniciens occupent également le premier rang 718 — IX. — De cette philosophie qui s'est rapprochée davantage de la vérité de la foi chrétienne. ... 720 X. — - Quelle est la supériorité du chrétien consciencieux, par rapport à la sagesse philosophique. . . 720 ' — XI. — Comment Platon a-t-il pu acquérir cette sagesse qui le rapproche de la doctrine chrétienne, . 722 ■' — XII. — Bien que les platoniciens aient eu des idées et des sentiments justes sur le véritable et unique Dieu, cependant ils ont cru qu'il fallait offrir des sacrifices à plusieurs dieux Xin. — Du sentiment de Platon sur les dieux. Il a déclaré qu'il n'y avait de dieux que ceux qui étaient bons et amis de la vertu 724 725 XIV. — De l'opinion de ceux qui ont dit que les âmes raisonnables sont de trois ordres , savoir ; celles des dieux qui habitent dans le ciel, celles des démons qui résident dans l'air, celles des hommes qui vivent sur la terre , 726 XV. — Ce n'est ni à cause de leurs corps aériens^ ni à cause de leur séjour plus élevé, que les démons peuvent être supérieurs aux hommes 728 716 \ TAÈLE DES MATIÈRES. 763 Chapitre XVI. — Sentiment d'Apulée le platonicien, sur les mœurs et les actions des démons. ..... 730 _ XVII. — Est-il convenable que l'homme honore ces esprits dont il lui faut rejeter les vices. . . . 731 — XVIII. — Quelle est cette religion où l'on enseigne que les hommes, pour se faire recommander auprès des dieux bons, doivent avoir recours à l'intermédiaire des démons — XIX. — Impiété de l'art magique, qui s'appuie sur la protection des esprits de malice 733 733 — XX. — Faut-il croire que les dieux bons se mêlent plus volontiers aux démons qu'aux hommes . . 735 — XXI. — Les dieux se servent-ils des démons comme de messagers et d'interprètes , et ignorent-ils leurs impostures, ou y consentent-ils ? — XXII. — Il faut rejeter le culte des démons, contrairement à la doctrine d'Apulée 736 738 — XXIII. — Ce qu'Hermès Trismégiste a pensé de l'idolâtrie, et d'où il a pu savoir que les superstitions égyptiennes devaient être abolies 739 — XXIV. — Comment Hermès a reconnu manifestement l'erreur de ses pères, et en a cependant déploré la ruine » 742 — XXV. — De ce qui peut être commun aux saints anges et aux hommes — XXVI. — Toute la religion des païens s'est réduite à honorer des hommes morts — XXVII. — Du genre d'honneurs que les chrétiens rendent aux mar