Révérend Père Edouard Hugon - La Mère de grâce Edition : P. LETHIELLEUX Date de publication : ? Nombre de pages : 326 Auteur : Révérend Père Edouard Hugon Table des matières. PREMIÈRE PARTIE La plénitude des grâces en Marie CHAPITRE PREMIER LE S DIVERSES PLÉNITUDES DE LA GRACE La grâce dans son acception la plus générale. — Les grâces naturelles en Marie : perfections de l'Ame, perfections du corps. — La beauté de Marie. — La grâce surnaturelle. — Grâces qui confèrent le don de plaire, grâces gratuites. — Grâce actuelle et grâce habituelle. — Plénitude d'excellence, de surabondance, de suffisance, d'universalité. — Quelles sont les plénitudes que nous allons étudier en Marie. CHAPITRE DEUXIÈME LA PLÉNITUDE DE LA PREMIERE SANCTIFICATION Notre Seigneur est immaculé dans sa conception pour une double cause. — Les raisons de l'immaculée conception de Marie. — Le côté positif de la première sanctification. I. La première grâce. — La grâce, initiale en J.-C. fut aussi la grâce finale. — La grâce en LA MÈRE DE GRACE. — Marie a progressé. — La première grâce de Marie fut supérieure à la grâce consommée des anges et des saints pris séparément. — Deux raisons : la disposition à la maternité divine, l'amour de Dieu pour la Vierge. — Cette grâce est supérieure aux grâces des anges et des hommes pris même collectivement. — Les partisans de cette croyance. — Les deux raisons précédentes de nouveau appliquées. — II. Les conséquences de la première grâce. — Vertus el. dons. — La science en J.-C. —Marie a eu l'usage du libre arbitre au premier instant. — Trois preuves : Marie a dù recevoir la justification à la manière des adultes ; ses grâces extraordinaires avaient besoin du libre arbitre pour fructifier ; elle ne pouvait pas Aire moins favorisée que Jean-Baptiste. — Possibilité de la connaissance, au moyen des idées infuses. — Ce privilège a persévéré : Dieu ne retire pas ses dons, les grâces de la première sanctification requièrent l'usage permanent du libre arbitre. CHAPITRE TROISIÈME LA PLÉNITUDE DR LA SECONDE SANCTIFICATION L'âme de Marie au moment de l'Annonciation. — Trois raisons qui réclament la plénitude des grâces. — I. Première raison : Le titre de préparation prochaine à la maternité divine. — Marie digne de Dieu ! — IL Deuxième raison : L'union avec l'auteur de la grâce. — Le contact de Marie avec l'humanité et la divinité de Jésus. — Ce contact équivaut à une loi de conférer la grâce. — L'Incarnation et les sacrements. — L'Incarnation et l'Eucharistie. — III. Troisième raison : L'amour réciproque. — Ce qu'est l'amour de Dieu pour nous. — Marie plus aimée que toutes les créatures. — Amour du cœur, amour de l'âme, amour de la divinité. — Amour de Marie pour Jésus. — Amour de mère : ce que fait l'héroïsme maternel. — Amour de mère vierge : les exquis.es tendresses du cœur virginal. — Tendresses de la nature, tendresses de la grâce, tendresses en quelque sorte divines. — Lc progrès sans arrel. — Marie, toujours en contact avec son Fils, avait avec elle une cause permanente de grâce. CHAPITRE QUATRIÈME LA GRACE DE LA MATERNITÉ DIVINE I. La maternité divine comme grâce de sanctification. — La grâce substantielle on J.-C. — La maternité divine est-elle une grâce sanctifiante?— Elle exige, au moins, la sainteté, elle »» n réclame tous les effets. — Elle demande une participation de l'être divin. — Elle mérite l'amitié divine. — Elle suppose une habilation spéciale de la sainte Trinité. — Elle donne un pouvoir souverain d'impctration. — Elle assure l'inpeccabilité. — Elle confère un droit inaliénable à l'héritage éternel, et même au domaine sur toutes choses. II. La maternité divine et la grâce habituelle. — Deux aspects de la maternité divine. — Elle appartient i\ un ordre supérieur des communications divines. — L'ordre de la nature, Tordre de la grâce, Tordre hypostatique. — L'union de la grâce est moins étroite que celle de la maternité divine. — La grâce habituelle peut se perdre, la maternité divine est inamissible. — La filiation adoptive et la maternité divine. — Les autres grâces en Marie ne sont qu'une propriété de sa maternité. — La grâce habituelle est toujours limitée, la maternité divine a une sorte d'infinité. — Marie, en vertu de sa maternité, est l'aînée de la création. — Quoique l'Incarnation suppose la chute, Jésus et Marie sont cependant les premiers dans la pensée et dans l'œuvre de Dieu . CHAPITRE CINQUIÈME LA PLÉNITUDE FINALE La grâce de Marie a pu s'accroître môme après la conception de son Fils. — Les causes de cet accroissement. — L Le mérite continu. Notion et étendue du mérite. — Dans les justes tous les actes bons sont méritoires. — Eu Marie tous les actes sont délibérés, bons et méritoires. — Cette activité toujours en éveil n'empêchait pas le repos. — Le sommeil n'arrêtait pas la continuité du mérite : la science infuse. — Marie cœur de l'Eglise. — Comment la grâce s'accroît par les actes. — La somme totale : table du P. Miéchow. — IL L'excellence de. la personne. — Dignité de la Mère de Dieu. —Marie a la primauté en la filiation adoptive : citation du P. Chardon. — Elle possède plus excellemment que tout autre les conditions du mérite : la liberté et la charité. — III. L'excellence des œuvres. — Hiérarchie des verlus. - Les quatre périodes de la vie de Marie : son ministère à l'égard de l'IIomme-Dieu plus méritoire que les actes parfaits des saints; son héroïsme pendant la Passion, ses progrès après l'Ascension. — La valeur des actes élevée par la motion spéciale de l'Esprit Saint. — IV. Lc$ sacrements el les mystères. — Quels sont les sacrements que Marie a pu recevoir. — Nul doute touchant le Baptême et l'Eucharistie. — Le contact avec Jésus cause de grâce. — Le drame du Calvaire, le martyre de Marie, sa maternité spirituelle lui donnent droit à de nouvelles grâces. — La Pentecôte suprême confirmation. — La grâce du dernier instant. — Conclusion. CHAPITRE SIXIÈME LA PLÉNITUDE D'UNIVERSALITÉ I. Les deux règles. — Toutes les grâces accordées à l'Église se retrouvent en Marie. — La portée de ce principe. — Preuves de la règle par le témoignage des saints et les arguments de raison. — Marie a-t-elle joui quelquefois pendant sa vie de la vision béatifique ? — La règle de convenance. — Preuves : témoignage des saints, arguments de raison. — IL Privilèges du corps. — La nature saine en Marie : pas de tare physique, pas de maladie. — La conception du Verbe autre cause de vie saine. — Réfutation de la légende concernant le spasme , légende condamnée par les théologiens et par l'inquisition espagnole. — III. Privilèges de Vintelligence. — La science en Marie est proportionnelle aux grâces qu'elle accompagne. — Ses rapports incessants avec son Fils lui valaient de nouvelles lumières. — Connaissance des choses surnaturelles. — Science très profonde de l'ordre naturel. — Ces connaissances avaient des bornes, surtout à l'origine, mais c'étaient des limites plutôt que des lacunes. — Marie exempte d'erreur.— Réponse à une difficulté. — Le progrès dans la science et les causes qui pouvaient y contribuer. — IV. Privilèges de la volonté. — Les vertus montées au suprême degré. — L'exemption de tout péché : preuves de saint Thomas, explication de Contenson. — Impeccabililé ou impeccance : divers sentiments parmi les théologiens. — Nous admettons l'impeccabilité à partir du premier instant. — Preuve tirée de S. Thomas. — V. Ûinlégrilé. — Ce qu'où entend par nature intègre. — La concupiscence. — Jamais un mouvement désordonné n'a pu se produire en Marie. — Le foyer maudit n'a jamais existé en elle. — VI. Les grâces gratuites. — Les neuf genres décrits par S. Paul. — Économie de ces grâces dans l'Église. — La sagesse, la science, la loi «* n Marie. — La Vierge a-t-ellc fait des miracles après l'Ascension ? — Le don de prophétie, le Magnificat. — La grâce du discernement des esprits n'a pu manquer à la Mère de Dieu. — Marie a eu le don des langues el celui d'interpréter les discours. SECONDE PARTIE Le rôle de Marie dans l'acquisition et la distribution des grâces. CHAPITRE PREMIER LE RÔLE MULTIPLE DE MARTE DANS L'AFFAIRE DU SALUT. — SA CAUSALITÉ EXEMPLAIRE Jésus-Clirist l'unique médiateur nécessaire. — Marie inséparable du Christ. — Elle est, c o m m e lui, cause exemplaire, méritoire, satisfactoire, impétraloiro. — Jésus idéal et moule des é l u s . — Marie moule de Dieu et idéal des prédestinés. — La primiciôre de notre rédemption. — Dieu amenant les âmes à Marie pour qu'elle leur choisisse an nom. — Marie caractère des prodestinés. — L'héritage de Marie ; citation du B. Grignion de Montfort. CHAPITRE DEUXIÈME MARIE CAUSE MÉRITOIRE ET IMPÉTRATOIRE La triple valeur des œuvres saintes: mérite, satisfaction et impétration. — Mérite de condignité et mérite de convenance. — Le mérite de condignité dans le Christ et dans les justes. — Le mérite de convenance en Marie : B. Virgo de congruo meruit quod Christus de condigno. — Preuves de cette assertion. — La volonté de Marie est unie à celle de Jésus dans toute l'économie de la réparation. — La valeur de son consentement. — Marie est chargée de nous donner la vie : donc elle a dû mériter pour nous. — Le respect que Dieu lui doit demande qu'elle soit exaucée en tous ses désirs. — Marie aide du Christ e l secours du Très-Haut. — La satisfaction en Marie : B. Virgo salisfecit de congruo ubi Christus de condigno. — Preuves de cette assertion. — La satisfaction est proportionnelle a u mérite. — L'excellence de la personne relève la valeur de la satisfaction. — Le sacrifice que Marie offre sur le Calvaire. — La compassion de Marie. — Marie martyre avec le Christ. — Sa douloureuse maternité. CHAPITRE TROISIÈME LE POUVOIR D'INTERCESSION. — SI TOUTES LES GRACES, SANS EXCEPTION, NOUS VIENNENT PAR MARIE. — LE SENTIMENT DES DOCTEURS ET DES THÉOLOGIENS La doctrine catholique touchant l'intercession des saints. — Marie unie au Christ pour la distribution des grâces. — Elle esl toujours invoquée, au moins implicitement, dans chaque prière. — État de la question. — Il s'agit des grâces accordées après l'Assomption. — Marie connaît toutes les grâces dont nous avons besoin, parce qu'elle est notre mère ; elle les demande, parce qu'elle est toute bonne ; elle les obtient, parce qu'elle esl toute-puissante, — Témoignages de la tradition. — Saint Germain de Gonslanlinople. — Saint Pierre Damien. — Saint Anselme. — Saint Bernard. — Le B. Albert et saint Thomas.—- Saint Bernardin de Sienne. — Les Théologiens. — Citations de Contenson. — Le B. Grignion de Montfort. — Bossuet. — Saint Alphonse. — Les Théologiens actuels. CHAPITRE QUATRIÈME LES PREUVES DE LA THESE : LE SENTIMENT DÉ L'ÉGLISE ET LES RAISONS TIIÉOLOGIQUES Les déclarations des Souverains Pontifes : témoignages de Benoît XIV et de Léon XIII. — La liturgie. elle insinue que Marie est chargée de présenter au Christ nos prières et de nous assister dans tous nos besoins. — Argument tiré de la récitation du Pater et de l'Ave Maria au commencement et à la fin de l'office divin. — Le Rosaire : cette récitation solennelle dans toute la catholicité est u n indice que l'Église attend de Marie tout secours et toute grâce. — Preuve tirée de l'Évangile. — Dans toutes les circonstances solennelles où Jésus-Christ a distribué la grâce pendant sa vie mortelle, il a voulu que ce fût par l'intermédiaire de Marie : c'est par elle qu'il accorde la vocation à la foi, la justification, la persévérance. — Les trois scènes évangéliques expliquées par Rossuet. — Après l'Ascension Jésus-Christ veut que l'effusion du Saint-Esprit soit faite par l'intermédiaire de l'auguste Vierge ; c'est l'image de ce qui doit se réaliser dans l'Eglise jusqu'à la consommation des siècles. — Le pouvoir d'intercession va de pair avec le mérite : Marie ayant mérité toutes les grâces en union avec Jésus, doit les distribuer toutes en union avec Lui. — Réponse à une difficulté. — Comme Marie fut unie au Christ dans l'œuvre de la Rédemption, elle doit lui rester associée encore au ciel pour l'œuvre de la sanctification, qui en est l'effet et le complément. — La raison fondamentale, le titre de Mère des hommes. — La maternité surnaturelle requiert une action sans cesse renouvelée. — Marie est toute mère ; elle nous donne et nous conserve tout ce que nous avons de vie spirituelle. — Marie, cœur de l'Eglise, transmet la vie â tous les membres. — Maria collum Ecclesise : les énergies de notre tête, le Christ, passent par la Vierge pour venir jusqu'à nous. — Maria aquœduclus. CHAPITRE CINQUIÈME COMMENT MARIE EST MERE DE LA GBACE POUR LES ANGES. Si les anges ont été sanctifiés en vue des mérites de Jésus-Christ et des mérites de Marie ; les opinions. — Les anges furent élevés à Tordre surnaturel dans l'état de voie ; preuves de cette assertion. — Reçurent-ils la grâce au premier instant ? Diverses opinions. — Témoignages des Pères. — Raison de convenance. — Théories louchant l'objet de l'épreuve angéiique. — La thèse d'après laquelle l'épreuve des anges aurait eu pour objet l'Incarnation c l la maternité divine. — Critique. — Les trois instants de la voie angéiique. — Les anges connurent dans cette période de la voie le mystère de l'Incarnai ion : témoignages de saint Augustin et de saint Thomas. — Ce mystère ne fut pas pour les rebelles l'occasion de la chute. — Les deux péchés dont les anges sont capables : l'orgueil et l'envie. — Le premier poché ne pouvait être que l'orgueil. — Cet orgueil a consisté dans la volonté perverse d'égaler Dieu : 6Ire leur f i n naturelle comme Dieu est la sienne, ou, s'ils acceptaient la béatitude surnaturelle, c'était à la condition d'y arriver par leurs propres forces. — Dans la suite ils commirent des péchés d'envie et de haine, mais tout cela est une conséquence du premier acte, non la faute initiale. — Ce que les bons anges ont reçu du Christ et de Marie, c'est la grâce accidentelle, non la grft.ee essentielle. — Preuves tirées de l'Écriture et de saint Thomas. — Dans quel sens Marie est appelée mère des anges. — Marie est plus à nous qu'aux anges. CHAPITRE SIXIÈME L'ACTION DE LA MERE DE CRACK SUR LES AMES SÉPARÉES AU CIEL OU EN PURCATOIRE. Gloire accidentelle que Marie procure aux élus. — Le bonheur de voir Marie. — Le Purgatoire royaume de la douleur, de la résignation, de l'espérance. — La reine du Purgatoire d'après les révélations. — Ce qu'on peut penser d'après la théologie. Les satisfactions de Marie appliquées aux âmes. — Les industries de la Mère de miséricorde pour soulager ses enfants. — Le Scapulaire et le Rosaire. — Notre-Dame des Clefs. CHAPITRE SEPTIÈME CONCLUSION Les privilégiés de Marie. — La dévotion à la Sainte Vierge signe de prédestination. — Marie et l'arche. — Le salut en Marie. — La vraie dévotion à la Sainte Vierge est une pratique d'imitation el une vie d'union. — Le Rosaire. — Toutes nos actions en union avec Marie. — Les exhortations du Souverain Pontife Pie X.