Abbé Théodore Combalot - Le culte de la bienheureuse Vierge Marie mère de Dieu - Tome 1 NOUVELLES CONFÉRENCES Prêchées à Paris, à Lyon, en Belgique, etc. DEPUIS LE DÉCRET DOfiMATIQUS DE L'IMMACULÉE CONCEPTION Par M. l'abbé COMBALOT MISSiONNAIRE APOSTOLIQUE Approuvées par Son Em. Mgr. le Cardinal DE BONALD, Archevêque de Lyon Edition : IMPRIMERIE CATHOLIQUE DE PERISSE FRÈRES Date de publication : 1865 Nombre de pages : 636 Auteur : Abbé Théodore Combalot Tome Premier (en 2 tomes) Table des matières. PREMIÈRE CONFÉRENCE. 1 1 y a trois sortes de biens dont la Très-Sainte yierge est la dispensatrice, 1,2.— Les biens de la vie présente, — les biens surnaturels de la grâce,—les biens infinis de la gloire, 3.— Foyer de tous les biens, le Mois de Marie est aussi la cité de refuge des enfants de l'Eglise, 4. — Cette Conférence envisage la station du Mois de Marie dans son objet, dans ses caractères, dans sa pratique, 6. — L'Eglise a reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ une triple mission ; elle enseigne, en premier lieu, la , vérité à toutes les nations, elle combat toutes les erreurs, elle enfante les âmes à la vie de la grâce, 6, etc. — La station du Mois de Marie est une sorte de restauration de l'apostolat ; elle répond à la triple mission dont l'Eglise est chargée,12.—La station du Mois de Marie élève à toutes ses magnificences, renseignement des vérités divines et révélées, 13. — Nous prêchons tout le Christianisme en prêchant les gloires de la Très-Sainte Mère de Dieu. — L'apostolat du culte de la Sainte-Vierge se lie à tout ce qu'enseigne l'Eglise, 20. — Cet apostolat peut remplacer avec avantage les controverses, les apologies, les dissertations qui absorbent, pour ainsi dire, depuis un siècle, les forces des ouvriers de l'Evangile. — Le prédicateur qui met son zèle, son talent, son amour et sa parole au service de la Reine des anges peut se dispenser de guerroyer avec les incrédules, 28. —L'apostolat du culte de la Très-Sainte Vierge est l'apostolat le plus nécessaire aux plaies de ce siècle et aux besoins de la société, 31. — Le Mois de Marie touche à toutes les fibres, à tous les instincts de l'âme chrétienne. — Signes auxquels les exercices du Mois de Marie doivent être marqués. DEUXIÈME CONFÉRENCE. Le culte de la Bienheureuse Mère de Dieu, envisagé dans sa base. Le culte que l'Eglise catholique rend à la Bienheureuse Marie repose sur le mystère de ses grandeurs. Il n'est que l'épanouissement du dogme de la Maternité divine, 41. —Grandeur de Dieu, 42. — Il n'y a rien dans les choses créées, qui puisse mériter le nom de grand, 43. — Les œuvres de l'homme ne sont que des jeux d'enfants, 47. — Pour trouver des œuvres marquées du sceau d'une grandeur infranchissable, il faut entrer dans la sphère du monde surnaturel de la grâee, 49. — Il y a trois modes surnaturels de l'union de Dieu avec sa créature, 50. — Il y a l'union de l'Incarnation, 51. — L'union personnelle du Verbe divin avec la nature humaine est l'union suprême, l'union par excellence, 52. — Par cette union l'Homme-Dieu est parvenu au degré le plus élevé de toute grandeur communicante, 55. — Au-dessous de l'union de l'Incarnation, il y a l'union de la Maternité divine, 55. — La Très-Sainte Vierge, par sa Maternité divine, est grande de la grandeur même de Dieu, autant qu'une créature puisse s'en rapprocher, 59. — Il y a un troisième mode d'union surnaturelle de Dieu avec sa créature. Cette union est celle de la grâce, par laquelle, le chrétien devient membre de Jésus-Christ, 60. — Ces trois modes d'union de Dieu avec sa créature, constituent l'ordre de la grâce et delà gloire, 64. —Ces trois chefs-d'œuvre ont eu pour instrument la Bienheureuse Vierge Marie, 67. — Comparaison du fiât de l'Evangile avec le fiât de la Genèse, 76. — Marie, par sa Maternité divine, devient le complément de la Trinité et de l'univers, 78, 79. TROISIÈME CONFÉRENCE. Marie Mère de Dieu, « Marie de laquelle est né Jésus qui est appelé le Christ. » Dix huit siècles de méditation et de louange n'ont pas épuisé ces paroles divines, 83. — Le nom adorable de Jésus surpasse, en un sens, le nom môme de Dieu, 85. — La haine des sectes pour la Bienheureuse Marie est inexplicable, 86. — - Le titre de Mère de Dieu élève la Très-Sainte Vierge à une dignité infinie en son genre, 87. — Le dogme de la Maternité divine plane sur l'humanité depuis soixante siècles, 89. — Ce dogme remplit tous les siècles figuratifs^*.—Le Nouveau-Testament est plein du dogme de la Maternité divine. Tous les versets de ce livre inspiré touchent, par leur essence même, aux mystères sacrés dont le sein virginal de Marie fut le vivant tabernacle, 98. — Le Magnificat est l'épopée trois fois sublime des grandeurs de Jésus et des grandeurs de son auguste Mère, 99. — Profondeur des paroles de saint Paul sur la Maternité divine, 102. — Les livres saints sont remplis des gloires de la Maternité divine. Les livres païens nous ont presque dégoûtés de la poésie divine de livres inspirés, 105. —La liturgie romaine ne respire, pour ainsi dire , que les suaves parfums du dogme de la Maternité divine, 105. — Pour goûter la céleste poésie des livres saints et de la liturgie catholique], il faut s'abreuver aux sources purifiantes de la grâce, 107. — Louanges données par les saints Docteurs à la Maternité divine de la Vierge Immaculée, 109 et suiv. — Excellence incomparable de la grâce par laquelle la Très-Sainte Vierge est devenue Mère de Dieu, 114.— La culte de la Maternité divine a été inauguré à Nazareth par le Fils de Dieu devenu le Fils de Marie, 416. — Les sectes nous font un crime d'imiter dans nos hommages envers Marie, le Fils de Dieu lui-même, 118. — La Très-Sainte Mère de Dieu a un droit nécessaire aux louanges et aux hommages de tous les esprits angéliques, -M9. — Le culte de la Maternité divine pèse d'un poids accablant sur les légions infernales, 1*0. — Adorer Jésus-Christ et ne pas rendre à sa Mère Immaculée le culte le plus élevé après le sien, serait un attentat contre l'Homme-Dieu, 122. — Le mystère le plus effrayant des temps présents est la haine des sectes pour le culte de la Bienheureuse Mère de Dieu. 123. QUATRIÈME CONFÉRENCE. La médiation de la Très-Sainte Vierge auprès de Jésus-Christ. La Bienheureuse Vierge est, en premier lieu, notre médiatrice auprès de Jésus-Christ, 127. — Il n'y a qu'un médiateur de Dieu et des hommes, 128. — La médiation de Notre-Seigneur Jésus-Christ tient radicalement à l'incarnation. 129.— Nous allons à Dieu par Jésus-Christ ; nous allons à Jésus-Christ par sa divine Mère, 133. — La Très-Sainte Vierge n'est pas seulement Mère de Dieu, elle est aussi l'Epouse de Dieu, 134. — Ces paroles: « Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; faisons-lui un aide semblable à lui » cachent une admirable figure de la médiation que la Très-Sainte Vierge remplit à l'égard de l'Homme-Dieu, 135. — Magnifiques paroles de saint Bernard sur cette médiation de la Bienheureuse Vierge, 136. — La médiation de la Très-Sainte Vierge auprès de Jésus-Christ corollaire de lamédiation de l'Homme-Dieu auprès de son Père, 137.— Marie comparée à l'astre des nuits, 138.— Marie, arche du testament éternel, 139.—Paroles de saintJean: «Et un grand signe parut dans le Ciel, » 140.—Lamédiation de la Très-Sainte Vierge figuréeparlaToisondeGédéon,14t.— La Bienheureuse Vierge est notre avocate auprès]de Jésus-Christ, comme Jésus-Christ est notre avocat auprès de son Père, 144. — L'Homme-Dieu est devenu notre avocat d'office. Il est chargé de plaider notre cause. Quelle source de paix, d"espérance, de joie! 146.—De même que la Bienheureuse Vierge est notre médiatrice auprès de Jésus-Christ, cette bienheureuse Mère est notre avocate auprès de ce Fils bien-aimé, 149. — L'Eglise le dit. L'Eglise le croit. L'Eglise l'enseigne, 150. —Pourquoi l'éternelle miséricorde a-t-elle investi la Très-Sainte Mère de Dieu de la touchante mission d'avocate, de patronne de rEglise auprès de Jésus-Christ? 151. — Notre Frère divin a remis la cause de tous les pécheurs aux mains de la Très-Sainte Vierge, 152. — La Très-Sainte Vierge ne peut pas plus être dépouillée de son crédit auprès de Jésus-Christ qu'elle ne peut être dépouillée de sa dignité de Mère de Dieu, 158. — C'est au pied de la Croix que la Bienheureuse Marie entre en partage du titre de rédemptrice de l'humanité, de coopératrice de l'Homme-Dieu, 159. — Marie médiatrice, avocate, est aussi le canal et la dispensatrice de la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 161. — Paroles de saint Bernard sur ce grand attribut de la Très-Sainte Mère de de Dieu, 163. — Cette doctrine est aussi solide qu'elle est consolante 164 et suiv. CINQUIÈME CONFÉRENCE. La dévotion à Marie nous fournit des armes invincibles contre la chair et contre le monde. Commentaire de ces paroles : Dignare me laudare te, Virgo sacrata, de mihi virtutem contra hostes tuos, 172. —Pendant notre épreuve nous sommes sans cesse aux prises avec la chair, avec le monde, avec les démons, 173. — La dévotion envers Marie est, en premier lieu, un remède souverain contre la tyrannie de la chair, 173. — Adam, avant son péché, était presque au niveau de l'ange, 174. — Il tombe presque au niveau de la bête, id. — Plaintes lamentables de Job sur les misères. l'homme tombé, 175. —Duel terrible entre la chair et l'esprit, 176. —Notre siècle est vendu au culte de la matière. 179.— Le corps social usé et vermoulu par le vice tombe en pourriture, 180. — L'Europe moderne comparée à l'enfant prodigue, 181- — La bourgeoisie, empoisonnée par un enseignement païen, ne connaît d'autre Dieu que l'or et la luxure, 184. — Paris devient le foyer du sensualisme européen, \ 85. — Effroyable'centralisation de sensualisme, 185. — Comment échapper au torrent dévastateurdusensualisme?j4/anee.tf Mère delà Grâce divine. Son divin Fils lui a confié tous les trésors de ses mérites infinis, 189. — La Bienheureuse Vierge ouvre et ferme à son gré les trésors de la grâce. Le sensualisme n'a pas d'ennemi plus puissant que la Reine des vierges, 190. — Allons chercher aux autels de Marie la guérison do toute les blessures du sensualisme. Puissance du saint nom de Marie, 191. — Professons pour le dogme de l'Immaculée Conception le zèle le plus ardent, 192.— La dévotion envers la Très-Pure Vierge nous fournit en second lieu, des armes invincibles contre la tyrannie du monde, 193.— Jésus-Christ a maudit le monde, 195. — Les Apôtres ont parlé du monde comme leur divin Maître, 201. — Les anathèmes de Jésus-Christ et des Apôtres contre le monde, justifient pleinement le zèle des prédicateurs contre les dangers du monde, 204. — Il y a lutte, guerre incessante entre l'Eglise et le monde, 205. — Il y a des temps, où l'empire du monde élargit ses conquêtes. — Nous sommes arrivés à l'une de ces époques, 206. — Comment échapper à ce déluge des séductions du monde ? 210. — Redisons sans cessa avec l'Eglise : Da mihi virtutem contre hostes tuos. Ces écueils du monde, quelques multipliés qu'ils soient, n'ont rien qui soit au-dessus du courage des vrais serviteurs de Marie, 2M. — Mère de la Lumière éternelle, la Bienheureuse Vierge fait comprendre à ses enfants le néant du monde, 212.— Elle ne s'en tient pas là. Elle fait briller à leurs yeux les clartés les plus vives du monde surnaturel, 213. — Elle ajoute à ces clartés salutaires un attrait presque irrésistible pour les biens de la grâce et de la gloire, 215. SIXIÈME CONFÉRENCE. Le fait historique de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. La Chair, le Monde, la Raison superbe et Satan, n'ont point d'ennemi plus puissant et plus redouté que le privilège incomparable qui préserva la Très-Sainte Vierge des cruelles atteintes du souffle empoisonné de Satan, de la Chair et du Monde. La proclamation dogmatique de l'Immaculée Conception a rempli la terre d'une joie qui surpasse Tétonnement. Cette proclamation est l'acte le plus grand de la papauté, 218. —Deux choses étonnent dans la papauté : sa faiblesse apparente, dans l'ordre purement temporel; sa grandeur, sa force invincible dans le gouvernement de l'Eglise. La souveraineté temporelle des Papes est devenue l'objet de toutes les haines, de toutes les conspirations des ennemis de Dieu, 220. — Le Pontife romain ne peut gouverner l'Eglise universelle, à moins qu'il ne soit pleinement indépendant des princes et des rois , 225. — L'indépendance du Pontife suprême, qui est de droit divin, implique son indépendance ou sa souveraineté temporelle, 226. Les ennemis de l'Eglise n'attaquent avec un acharnement infernal, la souveraineté temporelle des Papes, qu'afîn de saper leur souveraineté spirituelle,227.—La Papauté est le rempartdes peuples contre l'oppression des mauvais rois. Elle est le palladium des rois contre l'insubordination des mauvais peuples, 230.—Les Pontifes romains sont rois par la volonté de Dieu, 231. — Les Etats de l'Eglise sont nécessaires à l'indépendance du Vicaire de Jésus-Christ. Il n'y a point de légitimité temporelle sur la terre, qui soit aussi légitime que celle des Papes, 234.—La Rome des Papes baptisée dans le sang de saint Pierre et de saint Paul, et dans celui de quarante papes, ne deviendra jamais le siège du paganisme nouveau, 236. — ! 'élévation de Pie IX sur le siège apostolique fat marqué à des signes providentiels, 237. — Les enfants de Brutus conspirent contre Pie IX, par leurs hypocrites acclamations, 238. — L'assassinat du comte Rossi est le signal d'une révolution au sein de la ville éternelle, 239. — Pie IX s'enfuit de Rome, 240. — Du haut du rocher de Gaële le pontife exilé adresse des lettes encycliques à tous les évêques du monde catholique, 241. — L'épée de la France relève le trône temporel de la Papauté, et ramène Pie IX à Rome, 243. — Les lettres épiscopales arrivent de tous les points de l'univers, 244. — Accomplissement des désirs du bienheureux Léonard de Port-Maurice, 2 45. — Rugissement des sectes et de la révolution, en face du grand mouvement relatif à la proclamation dogmatique de l'Immaculé Conception, 247. — Plus de deux cents évêques arrivent à Rome. — Les évêques présents à Rome, s'élèvent contre le gallicanisme et acclament l'infaillibilité dogmatique du Vicaire de Jésus-Christ, 250.—Ce qui se passe à Rome pendant les huit jours qui 'précèdent le 8 décembre, 251-252. — Le huit décembre de Tannée de grâce 1854 arrive enfin, 255. — Spectacle que présente la place Saint-Pierre et la grande Basilique, 255. — Procession solennelle. — Entrée du Vicaire de Jésus-Christ dans la cathédrale du monde, 256. — La messe papale, 257. — Moment solennel! Proclamation du dogme de l'Immaculée Conception de la glorieuse Vierge Marie Mère de Dieu, 259. — Premier acte de foi sur ce dogme des gloires de la Vierge sans tache, 262. — Chant du Credo, 263. —Le radieux Pontife entonne le TeDeum -—Rentrée triomphale du Vicaire de Jésus-Christ dans le palais du Vatican, 266. — Illumination à Rome.—Enthousiasme universel, 267-268. SEPTIÈME CONFÉRENCE. But providentiel de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception La proclamation dogmatique de l'Immaculée Conception est, après l'incarnation du Verbe, l'événement le plus considérable de l'humanité, 272. — Cet événement doit avoir des conséquences proportionnées à sa grandeur. — Il y a une multitude de vérités que le Saint-Esprit devait enseigner à l'Eglise, à partir de l'Ascension du divin Sauveur, 273. — Le Saint-Esprit dicte de siècle en siècle, à l'Eglise, l'évangile des gloires et des privilèges de la Très-Sainte Mère de Dieu, ib.— Tous les privilèges de la Très-Sainte Vierge découlent de sa dignité de Mère de Dieu.— Cette dignité infinie en songenre, comme parle Suarez, implique la sainteté la plus haute après celle de Dieu, 275. — La Conception Immaculée de Marie est la condition indispensable de sa vocation de Mère de Dieu, 276. — Le vicaire de Jésus-Christ en défminissant la Conception de la Bienheureuse Vierge n'a pas fait un dogme nouveau, 277. — Pourquoi l'Eglise n'a-t-elle défini dogmatiquement la Conception de la Très-Sainte Vierge qu'au xix8 siècle? 280. — La Conception Immaculée dogmatiquement définie est le remède 'souverain aux maux qui écrasent de la terre, 282. — L'objet de cette Conférence est d'établir, que le dogme de l'Immaculée Conception est mortel au sensualisme désespéré de notre temps et qu'il en est le remède, 283. — Le sensualisme du vieux paganisme fut marqué à deux caractères, 283-284. — Le sensualisme païen inonda la terre d'un déluge de crimes et il fut divinisé, 287.— Or, le sensualisme moderne est marqué à ce double caractère, 288. —La Renaissance a inoculé à toute l'Europe le sensualisme des siècles idolâtres, 290. — On ne trouve pas un théâtre en Europe, pendant les siècles de foi, 291. — Depuis la Renaissance, ce U mille théâtres se sont élevés en Europe, 292. —L'Europe chrétienne ne lit point de mauvais livres. Depuis la Renaissance, l'Europe est inondée délivres obscènes et impies, 293. — L'esprit chrétien avait anéanti les danses païennes. Pourquoi, depuis trois siècles les danses les plus voluptueuses ont-elles reparu dans toute l'Europe? 295.— Depuis saint Grégoire-le-Grand jusqu'à la Renaissance, on voit disparaître les parures indécentes et scandaleuses. 296. — Le sensualisme de notre temps a pris un caractère dogmatique, 298. L'Europe moderne ne croit plus qu'au progrès dans les jouissances matérielles. Elle s'enfonce dansleculte delà sensation, 300.—Le naturalisme païen de ce temps est devenu un symbole, une religion, un culte, 303. — Par le dogme de l'Immaculée Conception le Pontife suprême attaque le naturalisme et le panthéisme moderne, 304.—Le décret dogmatique de l'Immaculée Conception fait resplendir d'un éclat suprême, l'ordre surnaturel de la grâce, 307. — Ce dogme présente à l'univers la Bienheureuse Vierge comme le chef-d'œuvre des créations du Saint-Esprit, 309. — Ce décret met le sceau des dernières magnificences aux gloires de la Très-Sainte Vierge, dans la cité du temps. 812.—Le dogme de l'Immaculée Conception fait de ce grand privilège l'excitateur le plus puissant de toute pureté, pour les enfants de l'Eglise, 314. — Le dogme de l'Immaculée Conception se lève dans le monde pour ressusciter dans toutes les âmes le sentiment de leur dignité surnaturelle, 322. HUITIÈME CONFÉRENCE. Le dogme de l'Immaculée Conception est mortel au Rationalisme. La Papauté est divinement constituée pour assurer à jamais le règne de la vérité sur la terre, 326. — Le sensualisme de notre temps détruira l'Europe, si le culte de l'Immaculée Conception ne l'arrache au culte de la matière, 328. — Une autre plaie dévore le monde. Cette plaie est celle du rationalisme, 328. — Le règne des sophistes fut aussi fatal au monde païen que le règne des Césars, ib. — L'Europe a hérité du rationalisme païen comme elle a hérité du sensualisme païen, 429.— Trois sortes de ratioaalismes.— Or, le décret dogmatique de l'Immaculée Conception est mortel au rationalisme envisagé sous ses trois aspects. — Ce dogme frappe d'un coup mortel le rationalisme des sectes protestantes, 330. — Le protestantisme fils de la Renaissance, n'est qu'une forme de rationalisme païen, ib. — Le libre examen est le plus grand ennemi de la Bible, 332. — Le libre examen a donné deuxpents significations diverses à ces paroles immortelles: « Ceci est mon corps » pour ébranler, s'il eut été possible le dogme de la Transubstantiation, 334. — Deux phénomènes se produisent au sein du chaos religieux qu'on nommme le protestantisme, 338. — La proclamation solennelle du dogme de l'Immaculée Conception est une planche de salut offerte aux sectes protestantes, 339. — Ce dogme fait éclater, au plus haut degré, Vunitè miraculeuse de l'Eglise, et il porte un coup désespéré aux sectes que l'individualisme dévore, 343. — Le dogme de l'Immaculée Conception est mortel au rationalisme théologique ou au gallicanisme, 344. —Qu'entend-on par le rationalisme gallican ? — Le gallicanisme théologique a une affinité, une parenté nécessaire avec le rationalisme protestant, 348. — Le rationalisme gallican a été l'un des plus grands fléaux qui soient jamais descendus sur une nation catholique, 350. —Le gallicanisme devint l'auxiliaire du jansénisme, 350. —Il porta une atteinte profonde à l'unité hiérarchique — hostile à la hiérarchie, corrupteur de la morale, fauteur du césarisme païen de Louis XIV, le gallicanisme détruisit les liens de Vunitè liturgique, 354. — Destructeur du 'chant liturgique, du lalin chrétien de l'Eglise, le gallicanisme créa un droit nouveau en matière de discipline, 353. —Les Eglises de France tombèrent sous l'empire du bon plaisir, en matière de droit canon. — Le missel, le bréviaire, le rituel, subirent, de la part du gallicanisme, de lamentables altérations, 354. — Les prétendues libertés gallicanes asservirent les églises de France au pouvoir civil, 355 et suiv. NEUVIÈME CONFÉRENCE Suite du même sujet. Pie VII porta un coup formidable au gallicanisme théologique, par le Concordat de 1804. — Mais la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception a été le coup de mort du rationalisme gallican, 304. — Pie IX, par le décret dogmatique de l'Immaculée Conception, a donné à l'univers une nouvelle édition du Symbole catholique. Il n'appartient qu'au Souverain Pontife de dresser un symbole de foi, 365. —Le Pontife Romain seul, sur cette terre agitée par tant d'opinions et déchirée par tant d'erreurs, a le pouvoir « de déterminer finalement les choses qui sont de foi et qui doivent être crues inébranlablement par toute l'Eglise, » 369. — Deux choses ne se sépareront plus : L'infaillibilité dogmatique de Pie IX, enseignant à l'Eglise entière ce qu'elle doit croire, touchant la Conception de la Bienheureuse Mère de Jésus-Christ, et l'acte de foi, l'acte d'obéissance de toute l'Eglise à cette définition solennelle, 372.— Mortel au rationalisme protestant et au rationalisme gallican, le dogme de l'Immaculée Conception ne l'est pas moins au rationalisme des libres penseurs, 373. — Le rationalisme philosophique est la déification du moi, 374. — L'émancipation absolue de la raison , posée comme le principe générateur de la vérité, mène les libres penseurs aux plus monstrueuses erreurs, 373. — De l'évidence, ou de Y Equation, 373. — La lumière des premiers principes est universelle, irrésistible. Nous ne sommes pas libres de penser le contraire de ce qui est évident pour la raison, 374. — Nous n'avons point de mérite à admettre les premiers principes. La lumière des premiers principes nous subjugue invinciblement, 374. — En dehors des premiers principes, rien n'est évident pour notre raison, 376. — La notion de Dieu , dans l'ordre purement naturel, est moins claire pour la raison humaine que la notion des premiers principes, 377.— L'erreur fondamentale du rationalisme, c'est de n'admettre comme vrai, que ce qui est évident pour la raison, 379. — Les sophistes libres penseurs de ce temps descendent, par la Renaissance, des sophistes de l'ancien paganisme, 380. — La divine Providence a préparé un remède à l'épidémie du rationalisme moderne , dans le décret dogmatique de l'Immaculée Conception, 381. — Deux faits éclatants comme le soleil se dressent devant les libres penseurs. Le Pape affirme dogmatiquement la Conception Immaculée de la plus humble des filles d'Adam, et l'univers catholique croit, d'une foi divine, que Dieu a parlé par la bouche du Pontife Romain, 383. —Ces deux faits impliquent l'action palpable de la main de Dieu, 387. — Les Juifs de bonne foi crurent à Jésus-Christ, en face de la résurrection de Lazare. Les Juifs, esclaves d'une haine satanique contre Jésus-Christ, disaient : « Il faut tuer Lazare, de peur que tous ne croient à Jésus, » 389, 390. — Le rationalisme moderne renferme deux sortes de libres penseurs, 391. — Les rationalistes excommuniés de ce temps portent une haine satanique à Pie IX, 393. — Explication de ce phénomène diabolique, 394. DIXIÈME CONFÉRENCE Epreuve des Esprits angéliques. Chute de Lucifer et des mauvais anges. « Il se fit un grand combat dans le Ciel, Michel et ses Anges combattaient contre le Dragon, » 403.—Le Ciel, dont parle l'Apôtre saint Jean, et qui est devenu le champ de bataille des esprils angéliques, n'est pas, ne peut pas être le Ciel des élus, 404. — Cette lutte n'a pas eu lieu dans la sphère des vérites purement naturelles, 405. —Les Anges, pendant leur épreuve, n'ont pu se diviser, se contredire, se faire la guerre, que dans Tordre des vérités surnaturelles de la foi, 407. —Les crimes sataniques de ce temps, la haine vraiment diabolique , dont le Christ, sa divine Mère, l'Eglise et la Papauté, sont l'objet, sont incompréhensibles et inexplicables, si on ne se fait une juste idée des causes qui ont amené la chute de Lucifer et des mauvais anges, 407, 408. — Les Anges furent créés pour une fin surnaturelle, 409. — Ils furent enrichis du don surnaturel de la grâce sanctifiante. Le dogme de la Très-Sainte Trinité et le dogme de l'Incarnation, bases de tout l'ordre surnaturel, furent révélés aux Anges, au moment de leur création ,410. — La foi surnaturelle du dogme de l'incarnation à laquelle se lie, dans le plan divin, la Maternité divine de la Bienheureuse Vierge Marie et la consanguinité des enfants de la grâce avec le Christ, a été pour les Anges le point le plus difficile de leur épreuve, 414. —A peine Lucifer a-t-il connu, par la révélation, les Mystères divins de la grâce, que sa pensée s'efforce de les comprendre, d'en mesurer les conséquences, de les abaisser aux proportions de sa faible intelligence, 442,443. — Ténèbres immenses dont les investigations de l'orgueilleux chérubin sont la source, 444, 415.— S'abandonnant aux inspirations d'un orgueil inguérissable et d'une jalousie désespérée, Lucifer se dit à lui-même : Le Christ ne sera pas mon Dieu, 446. — Lucifer à conçu l'infernale pensée de faire partager à tous les Esprits angéliques le crime de son orgueil et de sa jalousie, 417.— Efforts immenses de Lucifer pour entraîner le monde angélique dans sa ruine, ï 18. —Leglorieux saint Michel, enrichi des dons les plus brillants de la nature et resplendissant des dons plus merveilleux de la grâce, va briser le sceptre du premier des esprits , 430, 421. — Par sa foi, par son espérance, et par sa charité , saint Michel méritera de devenir le premier apôtre de la Divinité du Christ, le premier défenseur de la Maternité divine de Marie , le protecteur immortel de l'Eglise, 432, 423. — Duel mystérieux et terrible de Lucifer et de saint Michel, au ciel de l'épreuve,42i, 425, 426, 427, 428 , 429,430.—Lucifer vaincu tombe d'une chute éternelle, 432. — Sagesse toute divine de l'épreuve à laquelle les Anges furent soumis, 434. — Cette épreuve écrasa Lucifer et ses anges, parce qu'au lieu de croire, ils voulurent comprendre ; parce qu'au lieu de mériter le Ciel des élus, parla grâce du Christ Médiateur, ils voulurent ne devoir qu'à eux seuls une béatitude surnaturelle , 434, 435. — Lucifer et ses anges ont succombé dans la lutte ; mais saint Michel et les Anges fidèles ont mérité, par la grâce de Jésus-Christ, le Ciel de la vision béatifîque , 435. — La damnation de Lucifer et des mauvais anges n'est imputable qu'à leur orgueil, 436. — Rien ne leur a manqué, du côté de Dieu, pour arriver par la grâce, au Ciel de la gloire, 437. — Il y a en Dieu, pour les créatures intelligentes, un amour naturel et un amour surnaturel , 437. — Ceux qui n'ont pas la robe nuptiale de la charité , au moment où leur épreuve s'achève, n'entreront jamais dans le Ciel des élus.Questions téméraires de l'impie sur le mystère insondable de la prédestination, 440. ONZIÈME CONFÉRENCE Action de Lucifer et des mauvais Anges sur la race humaine. Les Anges et les hommes n'ont pu parvenir au Ciel de la gloire ou à la vision immédiate de l'Essence divine, que par celui qui a dit : « Je suis la voie, et la vérité, et la vie, » 444. — L'Homme-Dieu est le Médiateur des Anges et des hommes pour les mener à l'immuable possession de la vie éternelle, 445. — Le Ciel de la gloire a été pour les bons Anges le fruit d'un premier et d'un s-jul acte de charité divine en Jésus-Christ, 445. — Le Ciel des élus s'ouvrirait pour Lucifer et pour les démons, à la condition d'adorer l'Homme-Dieu, de s'incliner avec amour au pied du trône de la Bienheureuse Mère de Dieu, qu'ils refuseraient d'y entrer, 446. — Pourquoi la terre est-elle devenue le lieu de l'exil et du châtiment de Lucifer et des mauvais anges ? 447. — Les Anges n'ont pas été soumis, comme les hommes, à une loi de parternité! Les Anges ne descendent pas d'un premier Ange, 450.—Pourquoi leDieu créateur a-t-il suivi un autre plan à l'égard de la race humaine? 451. — Le premier homme père de tous les hommes, vivra d'une certaine manière , dans tous les membres de la race humaine, 453. —Adam ne transmettra le germe de la vie naturelle, à sa postérité, qu'à l'aide d'une coadjutrico de même nature que lui, 453— Médiatrice entre Adam et la race humaine, Eve nous transmettra la vie de la nature, 454. — Adam et Eve furent créés dans la perfection de la vie de la nature, et ils furent élevés, par la grâce, à une fin surnaturelle, 454. — L'épreuve de nos premiers parents ne fut pas liée, comme celle des Anges, à un seul acte de charité divine en Jésus-Christ. Pourquoi? 456. — Adam et Eve, au Jardin des Délices, possédaient un état intermédiaire entre celui des élus et celui de l'homme déchu, qui est le nôtre, 456. — Les dons perfectionnés de nature et les richesses surnaturelles de la grâce, furent attachés, pour nos premiers parents, à l'observation persévérante d'un précepte facile à pratiquer, 457. —Lucifer et les mauvais anges nourrissent une haine indéracinable contre le Christ, contre la divine Mère du Christ, contre les frères adoptifs du Christ, qui doiventnaître du père et de la mère du genre humain, 458.—Si Lucifer parvient à entraîner le chef de la race humaine dans une désobéissanee criminelle, qu'arrivera-t-il ? 458, 459.—Tentation d'Eve, 459. — C'est par elle que Lucifer espère pouvoir rendre Adam infidèle, 460.—La chute d'Adam doit atteindre sa postérité tout entière ; elle doit souiller tous les éléments de la création, 460, 464. —Colloque de Lucifer avec la mère de la race humaine, 461 , 462, 463, 464.— Perversité dont ie sacrilège tentateur donne la mesure, par les paroles dont il se sert pour entraîner la première femme dans une ruine désespérée, 465, 466. — Eve succombe et elle fait partager à Adam sa désobéissance, 467. — Maux immenses dont la chute du père de la race humaine est suivie, 467, 468. — Lucifer s'imagine que la chute du premier homme ruine à jamais les espérances surnaturelles dont il fut enrichi en sortant des mains du Dieu créateur, 469. — La vie que les générations humaines doivent puiser dans le sang de ces deux grands coupables est empoisonnée dans sa source, 470. —Mais la victoire du serpent infernal tournera à sa ruine, 471. — Lucifer trouvera un écueil dans le filet qu'il avait tendu à la race humaine, ib. — Le péché d'Adam provoquera les suprêmes épanchements de la Miséricorde infinie, 472. — Le Verbe Divin s'incarnera dans la chair que le crime a souillée dans le père de la race humaine, mais que la grâce du Rédempteur Divin préservera de toute souillure dans la Vierge Immaculée , appelée à devenir Mère de Dieu, 472 Le Fils du Très-Haut, en devenant le fils de l'homme , et de l'homme tombé, pourra souffrir et mourir, 473. — Il deviendra « l'Agneau de Dieu qui porte le péché du monde, » 474. — L'Eve nouvelle sera associée à la mission rédemptrice do l'Adam divin. Le sang du Fils et les larmes de sa divine Mère laveront, purifieront la race humaine et l'univers, 475.—La femme, vaincue au pied de l'arbre du Mal, se relèvera, par Marie, au pied de l'Arbre rédempteur, 475, i76. — Humiliation, rage et désespoir de l'antique serpent, quand il s'aperçoit que ses sataniques conspirations n'ont servi qu'à provoquer les dernières et suprêmes inventions de la Miséricorde infinie en faveur de la race humaine, 418. — Mais ce qui met le comble à sa fureur ce sont les gloires dont la Vierge Immaculée brillera, par la chute même de nos premiers parents, 478, 479, 480. — Que fera l'éternel ennemi de la Femme divine? 484. — Lucifer, qui a mesuré toutes les conséquences de la chute, bâtira sur la triple concupiscence, qui doit souiller toute la race humaine, un nouveau plan d'attaque contre le Christ et contre la virginale Mère du Christ, 481. — Cette guerre, qui va commencer pour Lucifer et qui durera jusqu'à la fin des temps, aura pour objet de rendre impossible ou inutile la mission réparatrice de l'Adam nouveau, ou du Christ Rédempteur, ainsi que celle de l'Eve nouvelle, ou de la glorieuse coopératrice du Divin Sauveur, 482. — Quels seront les moyens mis en jeu , par le prince des ténèbres , pour rendre impossible ou inutile la venue du Messie promis aux espérances de l'homme tombé? 482, 483, 484. DOUZIÈME CONFÉRENCE La dévotion à la bienheureuse Mère de Dieu est un signe de salut. Le culte de la douce Reine des Anges renferme une puissance attractive, dont rien, dans les choses de la nature, ne peut donner une idée, 491. — Le nom de Marie est l'éternelle bénédiction de l'Eglise, 492. — Cette Conférence a pour objet d'établir que la dévotion envers la B. Mère de Dieu est en dehors, d'une révélation positive, le signe le plus •consolant et môme le plus certain du salut de ceux qui ont mis en elle leur confiance, 493. — La divine Providence a couvert d'un voile impénétrable notre destinée finale. — La bonté diune se révèle à travers ces effrayantes obscurités, 494. — L'amour qui jaillit des entrailles du dogme de la Maternité divine, peut se dilater avec une telle abondance, qu'il finisse par détruire la crainte. Cairtas foras mittit timorem, 496.—La loi de l'Evangile est une loi d'amour. Laissons la crainte des esclaves, 498.— Le Docteur angélique indique trois signes, à l'aide desquels les enfants de l'Eglise peuvent savoir, avec une rassurante probabilité , si l'amour divin règne en eux, 499, 500. — Les saints Docteurs reconnaissent unanimement l'existence d'un signe plus rassurant encore de prédestination et de salut. Ce signe est une dévotion réelle et tendrement filiale envers la très-sainte Mère de Dieu, 501. —Précieux témoignages de saint Anselme et de saint Àntonin, 501,502. — Remarquables paroles de saint Ignace d'Antioche, 503. — La bienheureuse Vierge, coopératrice du divin Rédempteur, peut couvrir les plus grands pécheurs dés mérites infinis de son divin Fils, 504. — Doctrine consolante de saint Jean Chrysostome, de saint Hilaire, de saint Ephrem, de saint Bernard, de saint Bonaventure, de sainte Catherine de Sienne, de Louis-de-Blois, de saint Alphonse de Ligori, etc., etc., 505, 506. — - Saint Bernard déclare nettement qu'une vraie dévotion envers la bienheureuse Reine des Anges est le signe le plus certain du salut, 508. — Les racines de la puissance et de la miséricorde de la Très-Sainte Vierge ont pénétré dans l'âme de tous les élus, 509. — Le culte de la douce Mère de la grâce et de la miséricorde, entre dans le plan du salut de chaque élu, 510. — Le décret de la prédestination embrasse à la fois, la lin surnaturelle de chaque prédestiné et les moyens pour arriver à cette fin, 511 .—Or, le culte de la douce Mère de tous les enfants de la grâce, est le moyen par excellence pour mener au Ciel ceux qui lui sont dévoués, 512 , 513 , 514. — La bienheureuse Marie a ravi le cœur de Dieu. Comment n'enchaînerait-elle pas à son amour ceux qui ont le bonheur de lui appartenir? 515. —Tous les mystères de noire foi gravitent autour du dogme de la Maternité divine. Quelques incompréhensibles qu'ils soient pour la raison, ils n'ont rien qui étonne l'amour des vrais enfants de Marie. L'amour les devine, l'amour les saisit, 517. — Quand nous disons avec saint Bernard, que la dévotion envers la bienheureuse Mère de Dieu est ie signe le plus certain du salut de ses serviteurs, nous parlons d'une dévotion marquée aux caractères d'une saine théologie, — Signes auxquels on connaît un vrai serviteur de Marie, 520. —Réponse à ces questions formidables : Serai-je sauvé ? Suis-jedu nombre des prédestinés? 521. — Il faut avoir fait un pacte avec l'enfer pour résister à la puissance pour ainsi dire irrésistible du culte delà douce Mère de la gràce^ 522. —La Très-Sainte Vierge est le grand miracle de la bonté de Dieu pour le salut des hommes, Ib. — Les impies, les fils de Voltaire, les rationalistes blasphémateurs, portent le signe de la réprobation. La guerre qu'ils font au cuîte de la Reine des Vierges en est la preuve, 523. — Tous les damnés de ce monde travaillent avec une effrayante unité à détruire la divinité de Jésus-Christ, le culte de sa bienheureuse Mère et la Papauté, 524. — Un filial amour pour la glorieuse Mère de Dieu et un dévouement sans borne pour tous les droits du Vicaire de Jésus-Christ, forment les deux grands caractères de la vérité et de la vertu, 525. — Que faut-il penser de ces chrétiens qui sont morts à la grâce pour le péché, mais qui tiennent, par le fond de leur être, à la foi de l'Eglise romaine, aux immortelles prérogatives du Vicaire de Jésus-Christ et au culte de la bienheureuse Mère de Dieu? 526 ,527. TREIZIÈME CONFÉRENCE Marie^ refuge des pécheurs. La tendre compassion de la Très-Sainte Vierge pour les pécheurs les plus endurcis, n'est qu'une effusion de la charité de son divin Fils, mort pour racheter les pécheurs, 535 — Le cœur immaculé de la très-douce Mère de Dieu et des hommes, ne vit que de l'amour dont le cœur de son divin Fils a vécu, 535 — Marie est le dernier asile, la cité de refuge des pécheurs les plus endurcis et les plus désespérés, 536.—La Très-Sainte Vierge est devenue Mère de Dieu, pour donner au monde un Sauveur et un Rédempteur, ib. —Le salut de tous les élus a été consommé sur l'autel de la croix par l'oblation d'une seule victime^?.—Par une merveilleuse disposition de la Providence, Marie est associée, au pied de la croix, à la mission rédemptrice de PHomme-Dieu, ib. — Le Dieu Rédempteur, par ces paroles : « Femme, voilà votre Fils, » donne, du haut de sa croix à son auguste Mère, une fécondité divine, d'où sortiront tous les enfants de la régénération, 538. - Jean l'évangéliste est le premier fruit de ces noces mystérieuses. Le bon larron vient ensuite, 539— Prérogatives du bon larron. Hautes destinées du larron pénitent, 540.—La coopération rédemptrice de la Très-Sainte Vierge est l'un des mystères les plus autorisés de ses grandeurs, 544. — Il y eut deux moments, pendant le drame sanglant du Calvaire, où les douleurs de la Bienheureuse Vierge s'élevèrent à un degré d'intensité suprême, 542. — La femme tombée fut condamnée à enfanter dans la douleur, 544. — L'Eve nouvelle a dû enfanter les frères adoptifs de Jésus-Christ au pied de la croix, au milieu des plus inexprimables souffrances, 545. —Immensité des douleurs de Marie sur le Calvaire, — Souffrances que le zèle de saint Paul lui fit endurer, — Comparaison des saintes tortures du zèle du grand Apôtre, avec celles de la B. Mère de Dieu pour le salut des pécheurs, 548. —Mère de tous les hommes, la Très-Sainte Vierge est plus Mère, s'il est possible, des pécheurs et des pécheurs les plus désespérés, 549. — Admirables louanges des Pères et des Saints Docteurs, touchant la tendresse miséricordieuse de la Très-Sainte Vierge pour les pécheurs les plus endurcis, et suivantes.— Commmentaires des Saints Docteurs sur ces paroles mystérieuses de l'Apocalypse ; « Cruciabatur donecpareret, 552.—Quels sont les pécheurs que la miséricordieuse tendresse de la Très-Sainte Vierge poursuit? 554. — Pas un pécheur n'échappe à la miséricorde de la bienheureuse Mère de Dieu et des hommes, 555 et suiv. — Refuge des individus, la Très-Sainte Vierge Test aussi des peuples, des royaumes, des nations coupables, 559. — Les nations, ont des vertus et des vices pour ainsi dire collectifs, 561.— Quand est-ce qu'une nation pèche collectivement? 565!. — Que de nations, dans les temps modernes, se sont rendues coupables de crimes collectifs? 582.—Toute nation coupable d'une série de crimes qui impliquent une complicité morale, doit être punie. Prophétie du comte de Maisire sur la France révolutionnaire, 564. — Les nations n'entrent pas comme nations dans l'éternité. Elles doivent donc porter sur la terre la peine de leurs crimes collectifs , 565. — De toutes les nations catholiques, il n^en est point dont la mission providentielle ait été marquée à des signes plus évidents que la France, 568. — Causes du dépérissement de la foi en France, 569. —La France s'est donnée la mission de déchristianiser l'Europe, 570. — Que fait la France depuis un siècle ? Ib. — Que fait-elle depuis soixante-dix ans ? — Pourquoi, après tant d'iniquités collectives, la France n'a-t-elle pas été effacée du livre des nations? Pourquoi n'a-t-elle pas été envahie par l'hérésie comme l'Angleterre? 573. —Ce phénomène ne s'explique que par la protection miraculeuse de la bienheureuse Mère de Dieu, 574. — La France, qui adore l'or, qui adore la raison, qui offre un culte grandissant à la chair, qui est livrée à des crimes sataniques, n'est pas la France de Marie ? 575. — Quelle est cette France qui sauvera la France révolutionnaire et impie ?