Mgr Eugène Cecconi - Histoire du concile du Vatican - Tome 4 Edition : LIBRAIRIE Veuve POUSSIELGUE ET FILS Date de publication : 1887 Nombre de pages : 839 Auteur : Mgr Eugène Cecconi PRÉLIMINAIRES DU CONCILE OUVRAGE TRADUIT DE L'ITALIEN PAR M. JULES BONHOMME Curé de Saint- Jean- Baptiste de Grenelle, à Paris, ET M. D. DUVILLARD Vicaire à la même paroisse. TOME QUATRIÈME DOCUMENTS Table des matières. SECONDE PARTIE DES DOCUMENTS DU LIVRE TROISIÈME CCVI - (8, 9, 10 juillet 1869) Rapport officiel des séances tenues par l'assemblée générale du Grand Orient de France au sujet du Concile. CCVII - (30 août 1869) Le grand maître de l'ordre maçonnique de France, conformément à la décision de l'assemblée générale en date du 9 juillet, invite les ateliers de son << obédience » à examiner le projet d'une grande réunion qui aurait lieu le 8 décembre de l'année courante, en vue d'affirmer solennellement, en face du Concile, « les grands principes » de la franc-maçonnerie. CCVIII - (30 novembre 1869) Le grand maître de l'ordre maçonnique de France communique aux ateliers la lettre que lui a écrite le président « du conseil de l'ordre » pour l'informer que la majorité des ateliers repousse la proposition précitée . Le << conseil >> tout entier est d'avis de ne pas y donner suite ; mais il a décidé de faire imprimer les diverses réponses des ateliers. CCIX - (27 janvier et 15 mars 1869) Manifeste de Joseph Ricciardi , publié d'abord en italien ( 27 janvier) puis en français ( 15 mars) . L'auteur invite les « libres penseurs » de toutes les nations à une grande assemblée qui se tiendra à Naples , le jour même de l'ouverture du Concile , dans le dessein de fonder une « association humanitaire » vraiment active, ayant pour base le principe du « libre examen >>> opposé à la foi aveugle, fondement sur lequel repose le Catholicisme. CCX - (22 septembre 1869) Pour répondre aux observations et aux critiques de quelques « libres penseurs » , Ricciardi s'efforce de bien déterminer la question qui devra être discutée et résolue dans l'assemblée du 8 décembre : On y proposera l'organisation d'une association internationale ayant pour but général la guerre « à la misère et à l'ignorance » , et pour fin spéciale « la destruction de la Papauté » , soutien dans le monde, de tout ce qui est « suranné et antisocial » . Il indique l'ordre du jour de la séance d'ouverture et ajoute que l'assemblée suivra pas à pas le Concile « en opposant aux décisions de la foi aveugle et de l'obscurantisme , les conseils de la raison et les affirmations de la science » . CCXI - (17 octobre 1869) Circulaire du grand maître du Grand Orient d'Italie aux loges maçonniques , pour indiquer la conduite à tenir par la franc-maçonnerie pendant la durée du Concile . L'Anticoncile de Naples y est désapprouvé. CCXII - (21 octobre 1869) Le professeur Pierre Sbarbaro , ancien vénérable d'une loge maçonnique, dans une lettre adressée au grand maître, prend la défense de l'Anticoncile. • CCXIII - (26 octobre 1869) Lettre de Ricciardi au directeur du journal la Liberté, pour lui expliquer que le grand maître du Grand Orient d'Italie a tort de s'opposer à l'anticoncile , dont le programme signifie : guerre implacable au Pape, à la Papauté et aux superstitions de tout genre, ce qui est précisément une des fins de la franc -maçonnerie. CCXIV - (19 novembre 1869) Lettre dans laquelle Ricciardi indique au directeur du journal Roma les décisions qui , suivant lui , doivent être prises par les assemblées populaires qui se tiendront le 8 décembre , dans plusieurs villes d'Italie , pour protester contre le Concile et le despotisme étranger qui le protège . CCXV - (9 novembre 1868 ) Mgr Maret, Évêque de Sura in partibus , écrit à Louis Veuillot, directeur de l'Univers, pour « protester » contre les accusations « mal déguisées " lancées contre lui dans ce journal à propos d'un livre que Mgr Maret prépare, et qui n'est qu'un simple « mémoire » destiné au futur Concile général, livre que l'auteur se propose de soumettre au Souverain Pontife et aux Évêques de la sainte Assemblée. CCXVI - (12 novembre 1868) Réponse du directeur de l'Univers à l'Évêque de Sura. CCXVII - (29 mai 1869) Mgr Dechamps , Archevêque de Malines , dans le dessein d'instruire les laïques qui se préoccupent de ce que le Concile décidera sur l'infaillibilité pontificale , publie un écrit intitulé : L'infaillibilité et le Concile général. Le Prélat démontre aux croyants que le Pape, lorsqu'il parle ex cathedra, est infaillible, et que cette proposition peut, sans aucun doute, être définie par le Concile. Comme il serait téméraire de prévenir le jugement de la sainte Assemblée , l'auteur se borne à affirmer la conviction profonde que la définition aura lieu , et il expose les raisons de son sentiment. Pour les non- croyants , Mgr Dechamps établit que si le Concile vient à définir cette infaillibilité , il ne révélera , par le fait , aucune vérité nouvelle , ni n'inventera aucun nouveau dogme , il ne fera que définir dogmatiquement une croyance ancienne , aussi catholique que l'Église elle-même. Enfin , il termine en indiquant plusieurs questions très graves que le Concile est appelé à résoudre. CCXVIII - (26 juin 1869) Lettre du Souverain Pontife Pie IX à l'Archevêque de Malines pour le féliciter de son écrit sur l'infaillibilité et le Concile général . CCXIX - (8 juillet 1869) Lettre de l'Archevêque de Malines à un laïque pour démontrer l'opportunité d'une définition dogmatique de l'infaillibilité du Saint- Siège . CCXX - (Du 1" au 6 septembre 1869) Extrait des procès- verbaux de l'assemblée tenue à Fulda dans les premiers jours de septembre 1869 par les Évêques d'Allemague, relatif aux discussions sur l'infaillibilité pontificale . CCXXI - (8 septembre 1869) Lettre dont Mgr Maret accompagne l'envoi au Saint- Père des deux volumes intitulés Du Concile général et de la Paix religieuse . Il y déclare que, guidé uniquement par l'amour de l'Église et du Saint- Siège, et prévoyant les funestes conséquences de certains desseins conçus et manifestés par des hommes assurément respectables , mais qui paraissent inconscients du danger de leur entreprise , il a cru remplir son devoir d'Évêque en << présentant la contitution de l'Église dans sa grandeur et sa perfection et avec le caractère d'immutabilité qu'a voulu lui donner son divin Concile œcuménique » . Il ne vient pas défendre « la déclaration de 1682 dateur », et il soumet son travail « au Souverain Pontife et au futur ni la forme des propositions qu'elle renferme. La doctrine qu'il expose a un caractère qui lui est propre » ; « elle est essentiellement modérée et se concilie facilement avec les doctrines modérées des écoles romaines . » > Mgr Maret termine en réclamant pour son livre , malgré ses imperfections , l'indulgence du Souverain Pontife. CCXXII - (14 septembre 1869) Mgr Maret envoie aux Évêques son livre et sa lettre au Saint-Père. Il réclame l'indulgence pour une œuvre qui , malgré son imperfection , est l'exercice d'un droit épiscopal , et qui n'a été imposée que par l'amour de l'Église et du Saint- Siège. CCXXIII - (20 septembre 1869) Le P. Hyacinthe Loyson, supérieur des carmes déchaussés de Paris , écrit à son supérieur général pour lui annoncer qu'il renonce à la chaire de Notre-Dame et à son couvent. On lui offre des chaînes ; il croit que c'est pour lui « un droit et même un devoir de les rejeter » . Il proteste devant le Souverain Pontife et le Concile « contre des doctrines et des pratiques qui se nomment romaines, mais ne sont pas chrétiennes, » et qui « tendent à changer le fond et la forme de l'enseignement de l'Église et jusqu'à l'esprit de sa piété » . Il en appelle au futur Concile, pourvu que ce Concile soit libre ; sans quoi il en réclamera un autre vraiment réuni dans l'esprit de Dieu . Il en appelle enfin au tribunal de Jésus-Christ lui -même. CCXXIV - (26 septembre 1869) Le supérieur général des carmes répond au P. Hyacinthe. Il lui exprime avant tout la profonde douleur que lui a causée la lettre qu'il vient de recevoir. Dans un langage paternel il lui fait voir ses torts et lui démontre l'injustice de ses plaintes. Le P. Hyacinthe ne doit pas ignorer qu'il a encouru les censures ecclésiastiques , et qu'il est sous le coup des peines les plus graves s'il ne regagne pas son couvent dans un délai fixé . Qu'il écoute la voix de son supérieur et le cri de sa conscience.. CCXXV. ( 22 juillet 1869) Lettre du supérieur général des carmes au P. Hyacinthe, dont il est question dans le document précédent. CCXXVI - (25 septembre 1869) Mgr Dupanloup, Évêque d'Orléans, conjure le P. Hyacinthe de « s'arrêter sur la pente » où sa faute l'a engagé et « qui conduit à des abîmes que l'œil troublé de son âme n'a pas vus » CCXXVII - ( 26 septembre 1869) Le P. Hyacinthe répond à Mgr Dupanloup que ce qu'il appelle une grande faute n'est qu'un grand devoir accompli » > . CCXXVIII - Lettre très affectueuse du comte de Montalembert au P. Hyacinthe. Tout en reprochant à celui-ci sa faute inexcusable, il lui propose un moyen encore possible de la réparer . CCXXIX - (30 septembre 1869) Charles Gérin, auteur des « Recherches historiques sur l'Assemblée de 1682 » , dans une lettre au journal l'Union, répond à la critique qui est faite de son travail dans le livre de Mgr Maret. CCXXX - (17 février 1869) Lettre du Souverain Pontife à M. Gérin pour louer son livre . CCXXXI - (28 septembre 1869) Mgr Pie, Évêque de Poitiers , à l'occasion du vingtième anniversaire de son élévation à l'épiscopat, prononce devant son clergé une homélie où il combat quelques doctrines du livre de Mgr Maret et adresse à Dieu une ardente prière pour le carme égaré. CCXXXII - (2 octobre 1869) Mgr Pie fait connaître à Mgr Maret le motif qui l'a déterminé à publier son homélie du 28 septembre. CCXXXIII - Lettre pastorale de Mgr Manning, Archevêque de Westminster, au clergé de son diocèse sur le Concile œcuménique et l'infaillibilité pontificale. On y voit exposées successivement les raisons qui paraissent combattre la définition dogmatique de l'infaillibilité et celles qui militent en faveur de cette définition et en démontrent l'urgence. On discute les divers arguments produits pour attaquer ou défendre l'infaillibilité du Souverain Pontife parlant ex cathedra . Du reste , que le Concile définisse ou non cette vérité , ce qui est jusqu'ici le secret de Dieu , deux choses restent certaines en premier lieu , l'auguste Assemblée rendra plus évidente que jamais la seule alternative qui se présente à l'intelligence humaine , c'est-à-dire le choix entre le rationalisme et la foi ; en second lieu , elle montrera aux gouvernements chrétiens l'inévitable avenir qu'ils se préparent maintenant à eux- mêmes . CCXXXIV - Dans un post-scriptum à la lettre précédente , l'Archevêque de Westminster compare son opinion sur l'infaillibilité pontificale à la théorie de Mgr Maret, dont il n'a connu l'ouvrage qu'après avoir publié sa lettre . CCXXXV - ( 4 octobre 1869) Le comte de Montalembert réitère ses bons conseils au P. Hyacinthe. CCXXXVI - (23 octobre 1869) Le Monde annonce que le P. Hyacinthe est déposé de toutes les charges qu'il avait dans l'ordre. Il est déclaré atteint, par son apostasie, et sous le coup de l'excommunication majeure, ainsi que de toutes les autres censures et peines ecclésiastiques édictées contre les apostats . CCXXXVII - (3 octobre 1869) Mgr Jean-Marie Doney, Évêque de Montauban , dans une lettre adressée au directeur de l'Univers , blâme la façon dont l'Évêque de Sura a fait parvenir son livre au Saint-Père . Il regarde cet ouvrage comme inopportun et très propre à susciter au sein de l'Épiscopat toute sorte de craintes et de défiances . Il en signale aussi plusieurs défauts. CCXXXVIII - ( 3 octobre 1869) Lettre de Mgr Henri Plantier, Évêque de Nîmes, à l'Évêque de Sura . Il déplore l'apparition du livre de celui - ci, et pour l'honneur personnel de l'auteur , et aussi à cause du Concile et de l'Église. Le nom et le titre « officiel de l'imprimeur , les intermédiaires choisis pour présenter cet ouvrage au Concile , les doctrines qui y sont soutenues , ont fait sur l'esprit du signataire une douloureuse impression. Si le Concile venait à proclamer une doctrine qui , d'après l'auteur, est « condamnée par la protestation des siècles et de l'histoire » et tout au plus bonne « à ensevelir sous la honte » celui qui la professe , Mgr Maret aurait à regretter d'avoir fourni aux impies une arme pour détruire l'autorité du Concile . Ceux qui ne connaissent pas comme lui Mgr Maret le calomnieront en disant que son livre n'est qu'un fait de représailles . L'Évêque de Nîmes termine sa lettre en souhaitant que Mgr Maret, au lieu de semer des défiances contre Rome, se dévoue à l'exaltation du Saint - Siège . C'est là le grand besoin de l'Église à notre époque, l'un des plus solennels devoirs de l'Épiscopat et aussi l'ambition la plus noble à laquelle puisse s'ouvrir la conscience d'un Pontife . CCXXXIX - ( 4 octobre 1869) Lettre de Mgr Casimir Wicart, Évêque de Laval, au directeur de l'Univers, pour louer le discours de l'Évêque de Poitiers. CCXL - (12 octobre 1869) L'Évêque de Laval fait insérer dans la Semaine religieuse de son diocèse la lettre précédente . Il y ajoute , à l'adresse de Mgr Maret, quelques paroles assez dures . CCXLI - (6 octobre 1869) Mgr Maret envoie au directeur de l'Univers , pour qu'il la publie dans ce journal, sa réponse à Mgr Pie . CXLII - Lettre dont il est parlé dans le document précédent . Mgr Maret croit devoir faire une exception à la règle qu'il s'était imposée de ne répondre aux critiques qui pourraient lui être adressées qu'après qu'elles se seraient toutes produites. Les reproches de l'Évêque de Poitiers ne sont pas fondés . L'auteur maintient et explique tout ce qu'il a écrit : 1 ° sur l'origine de la juridiction épiscopale ; 2° sur l'exercice de la judicature épiscopale ; 30 sur la nécessité du « concours » et de « l'assentiment » de l'Épiscopat pour l'infaillibilité des jugements pontificaux ex cathedra ; 4° sur les expressions très justement employées par lui d'infaillibilité « < absolue , séparée , personnelle » , ces mots ou leurs analogues se trouvant dans tous les théologiens , dans tous les canonistes ; 5º enfin sur sa proposition de rendre périodiques les Conciles œcuméniques. Tant que ces « grandes thèses » n'auront pas été réfutées, son livre restera debout. CCXLIII - (7 octobre 1869) Dans une lettre assez vive au directeur de l'Univers , l'Évêque de Sura proteste, en sa qualité d'honnête homme, de chrétien et d'Évêque, contre les accusations « mal déguisées » de Mgr Plantier, et fait appel, pour sa défense, à tout lecteur « attentif, impartial et consciencieux » . Il se demande si son contradicteur veut étouffer la discussion . « Il n'y parviendra pas, sous le règne du plus sage » , du plus juste des Pontifes . Si, comme l'Évêque de Nîmes le croit possible et probable , le Concile définit l'infaillibilité, ce ne sera qu'après un examen approfondi, où l'on répondra à toutes les difficultés et où l'on donnera des preuves solides et irréfutables . Dans tous les cas , la soumission » sera douce à Mgr Maret.. CCXLIV - (9 octobre 1869) Le directeur de l'Univers regrette d'avoir inséré dans son journal la lettre précédente. Pourquoi Mgr Maret doit tolérer, à propos de sa doctrine , l'expression de quelques dissentiments. CCXLV - (21 octobre 1869) Nouvelle lettre de Mgr Maret à Louis Veuillot , pour mettre en garde les lecteurs de l'Univers contre certains articles de ce journal. Le Prélat annonce qu'il répondra bientôt à ses contradicteurs. CCXLVI - (24 octobre 1869) L'Évêque de Poitiers , avant de partir pour Rome, adresse à son clergé une lettre d'adieux. Il y parle d'une réponse qui lui a été faite par un Prélat dont il peut « honorer la personne » mais dont il déplore « l'aveuglement › Celui- ci ne fait que répéter des « allégations gratuites et déjà réfutées » . Inutile donc de s'y arrêter de nouveau ; du reste , les réfutations directes de l'ouvrage arrivent chaque jour plus nombreuses et plus péremptoires. Toutefois , Mgr Pie, « avec l'autorité de pontife et de docteur que Dieu lui a confiée par rapport à son diocèse » , n'hésite pas à déclarer que les deux volumes de l'Évêque de Sura « méritent d'être notés des censures théologiques les plus graves , en deçà de la note formelle d'hérésie » . Le même Prélat déplore aussi la dernière publication du Correspondant où l'on a évidemment la prétention de parler des plus importantes questions du jour « < absolument comme si , depuis quatre-vingts ans, le Saint- Siège et l'Épiscopat n'avaient rien dit là- dessus , ou comme si les décisions dogmatiques et les enseignements de l'Église n'obligeaient point les intelligences humaines. CCXLVII - (6 novembre 1869) La Civiltà cattolica n'a trouvé dans le Mémoire de Mgr Maret, quant au fond des choses , rien de supérieur à ce qui avait déjà été dit « par les auteurs les plus connus de l'école gallicane » , et surtout par Bossuet. Par là même, pour les savants, ce livre était déjà réfuté avant sa publication. Néanmoins, pour prévenir l'impression qu'il pourrait produire sur les masses , auxquelles il semble surtout adressé et qui manquent des études nécessaires et des nombreux moyens de réfutation dont disposent les théologiens, la revue croit devoir s'en occuper dans la mesure que réclame la réalisation de son programme. - On donne ici l'introduction à ce rapide examen. CCXLVIII - ( 4 novembre 1869) Mgr Louis Delalle , Évêque de Rodez, avant de quitter son diocèse , adresse au clergé une lettre circulaire où il réprouve le « système théologico-parlementaire » de l'Évêque de Sura pour ces trois motifs : 1° il est contraire à l'Écriture et à la tradition vivante de l'Église , aux décisions des Conciles et des Papes ; 2º il « sent l'hérésie de Wicleff » , et 3° « < il conduit au schisme selon les errements du conciliabule de Bâle » . CCXLIX - (12 novembre 1869) Mgr Maret répond dans l'Univers aux trois accusations de l'Évêque de Rodez. La première, écrit- il , n'est pas prouvée. Les deux autres trouvent leur réponse dans la condamnation très explicite que contient le livre incriminé, de l'erreur de Wiclef, et dans le blâme énergique qu'il inflige au schisme de Bâle . . CCL - (14 novembre 1869) L'Évêque de Rodez, dans une lettre au directeur de l'Univers, dit que la réfutation complète du livre de Mgr Maret ne peut être faite dans une lettre circulaire . A quoi sert-il de condamner les erreurs quand on admet le principe d'où elles découlent ? Il conclut que le livre de Mgr Sura, loin de contribuer à la paix religieuse, est un nouveau brandon de discorde . CCLI - (1er décembre 1869) Mgr Maret, dans la Défense de son livre , se plaint d'une nouvelle « mais involontaire injustice » de l'Évêque de Rodez à son égard. CCLII - (1er décembre 1869) Mgr Maret, dans sa Défense, répond au post-scriptum de Mgr Manning. Ses opinions, dit- il , n'ont été ni bien saisies ni bien exposées par le Prélat anglais . CCLIII - (1er décembre 1869) Mgr Maret annonce à l'Univers qu'il publie une réponse aux critiques dont son livre a été l'objet dans les journaux, les revues et les brochures . Elle a pour titre : Le Pape et les Évêques. Défense du livre sur le CONCILE GÉNÉRAL ET LA PAIX RELIGIEUSE . CCLIV - (Derniers jours d'octobre 1869) Graves considérations de la Semaine religieuse de Cambrai à propos de l'article du Correspondant déjà blâmé par l'Évêque de Poitiers . ( Voir doc. CCXLVI . ) Au moment, dit-elle, où les Pères se rendent au Concile , et où il serait de bon esprit et de bon ton de faire silence, dans l'attente des décisions de l'auguste Assemblée , on sort tout à coup d'une apparente réserve , on cherche à saisir l'opinion et à la passionner . N'est- ce pas là essayer sur le Concile la pression dont on accuse si amèrement les défenseurs du Saint- Siège ? Le Correspondant s'engage témérairement dans une voie bien dangereuse. Quelques services qu'aient pu rendre à l'Église des laïques illustres , il ne faut pas oublier qu'ils ne sont dans l'armée de Dieu que des soldats , et que nous n'avons pour chefs que nos Pasteurs, guidés eux-mêmes par le Prince des Pasteurs. CCLV - (31 octobre 1869) L'Univers critique l'article du Correspondant. CCLVI - (7 novembre 1869) Dans une lettre au directeur de l'Univers , le secrétaire de la rédaction du Correspondant se plaint que M. Veuillot attribue à la revue des idées qu'elle ne reconnaît en aucune manière ni sur aucun point. . . CCLVII - (7 novembre 1869) Réponse du directeur de l'Univers à la lettre précédente. CCLVIII - (28 octobre 1869) Mgr Georges Darboy, Archevêque de Paris , dans une lettre pastorale , expose brièvement la nature des Conciles œcuméniques et cherche à calmer les inquiétudes excitées dans les esprits par certaines rumeurs relatives aux questions que devra définir le futur Concile. CCLIX - (5 novembre 1869) Les rédacteurs du Français se soumettent d'avance aux décisions du Concile. CCLX - ( 6 novembre 1869) Le Tablet de Londres se déclare autorisé à démentir, pour la troisième fois , le bruit répandu que l'Archevêque de Westminster se proposerait de provoquer au Concile la définition de la « doctrine de l'Église sur l'infaillibilité du Saint- Siège » . CCLXI - ( 4 novembre 1869) Les Annales religieuses du diocèse d'Orléans reproduisent les adieux du clergé à son Évêque et la réponse de ce dernier. Noble déclaration de Mgr Dupanloup touchant sa soumission aux futures décisions du Concile, quelles qu'elles soient, « conformes ou contraires à ses vœux et à ses votes » . CCLXII - ( 10 novembre 1869) Dans une lettre pastorale, Mgr Dupanloup adresse d'affectueux adieux au clergé et au peuple . L'œuvre de l'Église au futur Concile , dit le Prélat , sera une œuvre de vérité et de paix : paix dans la vérité , paix dans la charité. L'auguste Assemblée ne s'occupera que du bien des âmes . Rappeler aux hommes les grandes vérités éternelles ; rendre, s'il se peut, ces vérités encore plus claires et plus solides ; défendre le dépôt sacré contre toute innovation , contre tout affaiblissement ; rechercher les meilleurs moyens d'obtenir que ce qu'il faut croire soit effectivement cru, telle est la mission du Concile . Les Pères la rempliront par la charité, vertu de toutes la plus propre à préparer les voies de la vérité . CCLXIII - (11 novembre 1869) Dans une lettre adressée au clergé de son diocèse sous le titre : Observations sur la controverse soulevée relativement à la définition de l'infaillibilité au prochain Concile, Mgr Dupanloup résume toutes les objections faites contre l'opportunité de la définition de l'infaillibilité pontificale et accuse l'Univers et la Civiltà cattolica d'avoir suscité, avec une extrême imprudence, la controverse sur cette définition. CCLXIV - (18 novembre 1869) Louis Veuillot considère la publication « inopinée » de la lettre précédente, comme un « < véritable événement » . En effet, que l'auteur le veuille ou non, ce document donne « une tête épiscopale régulière et officielle à cette prise d'armes , où l'on ne voyait jusqu'ici que des écrivains de qualités diverses » . Le directeur de l'Univers « par prudence et déférence >> s'abstiendra de discuter cet acte épiscopal ; il déclare pourtant avoir été attaqué par Mgr Dupanloup d'une manière aussi inopportune qu'injuste. CCLXV - (18 novembre 1869) L'Évêque de Laval écrit au directeur de la Semaine religieuse de son diocèse qu'il « déplore profondément la lettre de Mgr Dupanloup » , et qu'il « persiste plus que jamais dans ses précédentes déclarations sur l'infaillibilité doctrinale du Pape » CCLXVI - (19 novembre 1869) Mgr Guillaume René Meignan, Évêque de Châlons, rectifie une assertion de l'Univers relative à son livre : Le Monde et l'Homme primitif. Si la question de l'infaillibilité , ajoute-t-il , est posée au Concile, il exprimera là toute sa pensée. Du reste, il partage complètement l'avis de Mgr l'Évêque d'Orléans et déplore ces débats publics qui irritent les esprits ; il se plait à honorer dans Mgr Maret « l'écrivain courageux , l'esprit éminent, le saint Évêque et l'ami cruellement outragé » . CCLXVII - (20 novembre 1869) L'Univers explique le passage d'un de ses articles relatif au livre de l'Évêque de Châlons. CCLXVIII - (20 novembre 1869) Citations de l'Univers pour montrer l'origine des controverses actuelles entre catholiques , et fixer la question des votes par « acclamation » au Concile. CCLXIX - (Novembre 1869) Le Monde cite un ouvrage de Mgr Manning, paru il y a plusieurs années, dans lequel le Prélat parle de la définition de l'infaillibilité pontificale. CCLXX - (19 novembre 1869) Suivant l'Unità cattolica , Mgr Dupanloup reproche à tort à la Civiltà cattolica et à l'Univers d'avoir provoqué une controverse sur la définition de l'infaillibilité du Pape . « Les fidèles, dit- elle , ne peuvent donc pas manifester avant le Concile leur foi et leurs vœux? » L'Évêque d'Orléans ne trouve pas qu'il soit « opportun » de discuter dans les journaux ce point de doctrine ; mais sa lettre , qui a rempli de douleur tout catholique sincère , et comblé de joie tous les ennemis de la Papauté , est- elle « opportune » ? Ne pouvait- il attendre le moment où il émettrait son vote devant le Concile ou suivre l'exemple , qu'il a lui-même cité , des Évêques réunis à Fulda ? Quant aux paroles de blâme adressées au journalisme, a-t- il donc oublié que nous sommes à la veille « du premier Concile œcuménique célébré du temps des journaux et du télégraphe » . CCLXXI - ( 21 novembre 1869) L'Unità cattolica, se croyant comprise parmi ceux que l'Évêque d'Orléans accuse « d'ingérence téméraire » , adresse pour sa défense une lettre à « l'illustre Évêque d'Orléans , Mgr Dupanloup » . L'auteur de l'article rappelle le principe , admis par tous les théologiens et reconnu dans une autre circonstance par le Prélat français lui- même , de l'importance théologique du « < sens commun des fidèles , dans les questions de foi » . CCLXXII (Novembre 1869) Mgr Charles- Philippe Place, Évêque de Marseille , fait suivre la lettre pastorale qu'il écrit avant de partir pour Rome d'une note (qui ne doit pas être lue en chaire) où il déclare partager les sentiments de Mgr Dupanloup . CCLXXIII - (23 novembre 1869) Lettre du chanoine Pelletier, du diocèse d'Orléans , au journal l'Univers, pour affirmer qu'au moment du départ de Mgr Dupanloup , le clergé n'a pas chargé M. Desbrosses, vicaire général, de parler en son nom de l'infaillibilité pontificale . CCLXXIV - (25 novembre 1869) Mgr l'Archevêque de Westminster, dans une lettre personnelle à Mgr Dupanloup, prie ce Prélat de retirer quelques paroles qu'il lui a injustement attribuées dans ses Observations , paroles qui dénaturent entièrement le fond de sa pensée , puisqu'elles sembleraient faire supposer qu'il a cru à la possibilité d'une opposition ou scission entre le Pape et les Évêques . CCLXXV - (15 décembre 1869) Mgr Dupanloup déclare qu'il est impossible de prêter à l'Archevêque de Westminster la moindre idée d'opposition entre le Saint- Siège et les Évêques, la moindre idée de scission entre le Pape et l'Épiscopat . Mgr Manning n'enseigne pas cette doctrine , ce serait le calomnier que de la lui attribuer. Toutefois, l'Évêque d'Orléans prétend n'avoir prêté à Mgr Manning aucune parole dont celui-ci ne se soit réellement servi . CCLXXVI - (20 décembre 1869) Mgr Manning, satisfait de la déclaration de l'Évêque d'Orléans , ne veut pas insister sur une question de mots. Il ne veut pas davantage reprendre, dans sa lettre , la discussion de la thèse . Il gardera également le silence sur certains détails de la réponse de Mgr Dupanloup. CCLXXVII - (12 décembre 1869) L'Univers reproduit un extrait d'une lettre que lui adresse le professeur Phillips pour relever une erreur trouvée dans l'un des derniers écrits de Mgr Dupanloup, où le Prélat fait dire au professeur de l'Université de Vienne que le Pape est infaillible presque en toutes ses actions . CCLXXVIII - ( 4 décembre 1869) La Civiltà cattolica, quoique accusée tout au moins d'une grande impradence par Mgr Dupanloup, préfère ne pas répondre, ce qui lui serait cependant facile , aux accusations de l'écrivain privé, par respect pour l'Évêque . CCLXXIX - ( Décembre 1869) Mgr F. Nardi, auditeur de Rote, publie dans l'Osservatore cattolico de Milan et, plus tard , sous forme d'opuscule , quelques « Observations sur la dernière lettre de Mgr l'Évêque d'Orléans » . CCLXXX - (21 novembre 1869) Mgr Dupanloup communique à son clergé un écrit très violent dirigé contre Louis Veuillot. Il a pour titre : « Avertissement adressé par Mgr l'Évêque d'Orléans à M. Louis Veuillot , rédacteur en chef du journal l'Univers » . CCLXXXI - (21 novembre 1869) Avertissement dont il est question plus haut. Mgr Dupanloup accuse Veuillot d' « usurpation » sur l'Épiscopat, « d'intrusions perpétuelles dans ses plus graves et plus délicates affaires » . Il s'élève surtout contre ses « excès de doctrine, son déplorable goût pour les questions irritantes , pour les solutions violentes et dangereuses » . « Louis Veuillot accuse, insulte et calomnie » ses frères dans la foi . Jamais personne ne mérita mieux que lui cette condamnation sévère de nos livres saints : « Accusator fratrum ! » Enfin le Prélat lui reproche de rendre l'Église « complice de ses violences en voulant, avec une rare audace, faire passer comme doctrine catholique ses propres idées . CCLXXXII - (22 novembre 1869) Lettre dont était accompagné l'Avertissement envoyé à Louis Veuillot. CCLXXXIII - (25 novembre 1869) Réflexions de Veuillot sur l'Avertissement. L'accusé se propose de parler le moins possible pour ne pas perdre tous les avantages que lui donne un adversaire trop irrité » . CCLXXXIV - (2 novembre 1869) Le Correspondant célèbre « le grand événement » de ces derniers jours, c'est -à-dire la publication des deux lettres de Mgr Dupanloup au clergé et aux fidèles de son diocèse . Il saisit cette occasion pour faire de nouveau connaître ses idées sur le Concile, et se plaindre de ce qu'elles aient été falsifiées par ses contradicteurs qui ont même altéré les textes les plus clairs de l'article incriminé . Le Correspondant se déclare prêt à accepter « avec un respect et une soumission sans réserve » toutes les décisions du Concile. Il conclut en exprimant sa joie et sa reconnaissance de se voir défendu par l'infatigable Prélat dans le troisième écrit adressé au directeur de l'Univers. CCLXXXV - (Novembre 1869) Le Monde blamé, lui aussi , dans l'Avertissement, s'étonne des termes dans lesquels on reproche à la polémique ses emportements. Il continuera à exercer ses droits et à combattre le « gallicanisme et le libéralisme » eu se tenant, relativement aux doctrines , « dans le domaine de la vérité et de la justice » et en gardant le respect pour les « personnes » . CCLXXXVI - (26 novembre 1869) Mgr Gaume, atteint , lui aussi , par l'accusation de l'Évêque d'Orléans dirigée contre le directeur de l'Univers, à propos de la fameuse question des classiques , défend ses idées dans une lettre adressée à M. Veuillot. CCLXXXVII - (2 décembre 1869) Louis Veuillot répond à quelques observations de Mgr Dupanloup sur le rôle joué par l'Univers dans la question de l'infaillibilité pontificale. CCLXXXVIII - (3 décembre 1869) Mgr Jean-Pierre Mabile, Évêque de Versailles , écrit de Rome à son clergé et lui dit ce qu'il pense « de la grande question qui occupe en ce moment tous les esprits ». CCLXXXIX - (Janvier-mars 1870) Extraits de lettres de Mgr l'Évêque d'Orléans et de Mgr l'Archevêque de Malines, où il est parlé de l'origine de la question relative à l'infaillibilité pontificale . CCXC - (10 décembre 1869) Le Correspondant continue à défendre ses principes et sa conduite passée . Maintenant, dit- il , tout ce bruit est fini . Le respect, le devoir, la confiance nous imposent à l'envi le silence et la paix : c'est la trêve de Dieu » . CCXCI - (14 décembre 1869) Lettre du comte de Montalembert dans laquelle celui-ci parle à son ami Loyson des controverses du temps présent et lui conseille de « s'enfoncer, pendant quelque temps au moins , dans le silence et l'oubli ». CCXCII - (26 juin 1868) La Secrétairerie d'État fait savoir au doyen du collège des protonotaires apostoliques participants que Sa Sainteté le charge de publier la bulle convoquant le Concile. Elle lui communique les instructions nécessaires . CCXCIII - (26 juin 1868) Lettre de la Secrétairerie d'État au majordome de Sa Sainteté au sujet des préparatifs à faire sous le portique de la basilique du Vatican, pour le jour de la promulgation solennelle de la bulle . CCXCIV - (27 juin 1868) Lettre de la Secrétairerie d'Etat au préfet des cérémonies pontificales , pour le charger de veiller à ce que tout se passe régulièrement. CCXCV - (27 juin 1868) Lettre de la Secrétairerie d'État aux secrétaires des basiliques de Latran et Libérienne touchant les préparatifs à faire sous les portiques de ces églises . La promulgation de la bulle du Concile aura lieu comme celle de la bulle de l'année sainte. CCXCVI - (27 juin 1868) Lettre de la Secrétairerie d'État au sénateur de Rome touchant d'autres formalités à remplir pour la cérémonie en question . CCXCVII - (Septembre 1868) Quelques catholiques anglais signent une pétition afin de demander au Saint-Siège et au Concile d'user de leur haute autorité pour déclarer quel est le fondement du droit des gens et en particulier « les principes qui distinguent la guerre légitime de la guerre illégitime » . Les signataires sont désolés de voir que l'effusion du sang des peuples ne dépende que de « l'arbitraire » . Ils sollicitent la création ou le rétablissement d'un droit international et la fondation à Rome d'un tribunal suprême. Les principes exposés dans cette pétition sont développés dans un court mémoire qui l'accompagne. CCXCVIII - (1er janvier 1869) Le protestant David Urquhart, défenseur ardent des idées énoncées dans le document précédent , dédie au Souverain Pontife un livre intitulé : Appel d'un protestant au Pape pour le rétablissement du droit public des nations. Aucune autorité, en dehors de l'Église catholique, ne saurait rétablir au milieu des peuples le véritable code du droit des gens . Le prochain Concile œcuménique est tout désigné pour cette haute mission. Son silence sanctionnerait l'infraction à ce droit. CCXCIX - (7 avril 1869) Pétition de protestants anglais au Souverain Pontife sur l'observation du droit des gens à l'égard des nations barbares. CCC - (28 octobre 1869) Les Évêques arméniens réunis en synode à Constantinople ( votum synodi) envoient une pétition au Saint- Père afin qu'il daigne, lorsqu'il le jugera opportun, proposer au Concile la proclamation des principes chrétiens touchant la guerre et la création à Rome d'un tribunal suprême appelé à juger les désaccords pouvant amener une guerre . On reproduit ici le préambule de cette pétition . CCCI - (25 avril 1868) Le Cardinal Caterini , informé par le Nonce apostolique de Vienne qu'un Prince de l'Église avait proposé de mander à Rome les professeurs Dællinger, Hefele et Kuhn pour prendre part aux travaux préparatoires au Concile , répond que le Saint- Père appellera peut- être à Rome, vers la fin de l'été , d'autres personnages en dehors de ceux qui ont déjà été invités . Il prendra alors en considération les raisons que l'on fait valoir en faveur de ces professeurs . CCCII - (2 mai 1868) Le Cardinal Frédéric Schwarzenberg , Archevêque de Prague, écrit aux Cardinaux Caterini et Antonelli. Il leur conseille de mander à Rome, en qualité de consulteurs, quelques ecclésiastiques inébranlables dans la foi et fermement attachés aux doctrines catholiques. Tout en appartenant à une école catholique différente de celle dont font partie les consulteurs déjà désignés, ils passent pour être d'une érudition plus vaste, plus universelle . Ils ont fait progresser bien davantage, par leur étude plus profonde, tout ce qui a rapport à la foi , à l'histoire , à la vie de l'Église , à la réfutation des erreurs . L'Archevêque de Prague, sans vouloir faire aucune proposition spéciale, met cependant en avant les noms des professeurs Hefele , Kuhn et Dollinger . CCCIII - (18 juin 1868) Le Cardinal Catterini dit au Cardinal Schwarzenberg que le Secrétaire d'État a été chargé par le Saint- Père de répondre à sa lettre du 25 mai . CCCIV - ( 15 juillet 1868) Le cardinal- secrétaire d'État loue le zèle de l'Archevêque de Prague. Le Saint- Pére avait aussi pensé qu'il serait bon de faire venir à Rome quelques autres théologiens . Le professeur Dollinger aurait déja été invité , mais on avait affirmé qu'il refuserait . CCCV - (21 novembre 1868 ) L'Archevêque de Westminster informe le Préfet de la Propagande que les Évêques anglais ont nommé Mgr Weathers consulteur pour les travaux préparatoires du Concile. CCCVI - (Avril 1869) Écrit anonyme intitulé : Le Concile œcuménique et les droits de l'État. Le gouvernement italien le répand partout dans le but de propager les principaux arguments de l'école « régaliste » . Il y est question de prétendus droits du pouvoir civil sur différents points relatifs à la célébration des Conciles œcuméniques. CCCVII - (21 mai 1869) Réponse de Mgr Nardi à l'écrit précédent. CCCVIII - ( Juillet-novembre 1868) Publications relatives au mouvement produit dans le sein des jansénistes de Hollande par l'annonce du Concile. . . . .