Mgr Eugène Cecconi - Histoire du concile du Vatican - Tome 3 Edition : LIBRAIRIE Veuve POUSSIELGUE ET FILS Date de publication : 1887 Nombre de pages : 736 Auteur : Mgr Eugène Cecconi PRÉLIMINAIRES DU CONCILE OUVRAGE TRADUIT DE L'ITALIEN PAR M. JULES BONHOMME Curé de Saint- Jean- Baptiste de Grenelle, à Paris, ET M. D. DUVILLARD Vicaire à la même paroisse. TOME TROISIÈME DOCUMENTS Table des matières. TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME PREMIÈRE PARTIE DES DOCUMENTS DU LIVRE TROISIÈME LXXIII - (7 avril 1868) Le Préfet de la Propagande charge Mgr Joseph Valerga, provicaire apostolique d'Alep et prodélégué du Saint- Siège en Syrie de sonder, durant son voyage de Jérusalem à Constantinople , les dispositions des schismatiques. LXXIV - (29 avril 1868) Réponse de Mgr Valerga à la lettre précédente . LXXV - (26 septembre 1868) Le Préfet de la Propagande transmet aux délégués apostoliques de l'Orient plusieurs copies de la lettre pontificale Arcano divinæ Providentiæ adressée aux Évêques du rite oriental qui ne sont pas en communion avec le Saint-Siège , et les charge de les distribuer. LXXVI - (2 octobre 1867) Lettre du consul général du Saint- Siège à Athènes au rédacteur du journal grec de cette ville intitulé le Garde national, en réponse à un article mensonger où l'on affirme que l'invitation adressée par le Saint- Père aux schismatiques du rite oriental n'est que la réalisation d'un dessein de la politique occidentale qui, voyant de plus en plus inévitable la chute du successeur de saint Pierre à Rome, commence à tourner ses regards vers Constantinople. LXXVII - (20 octobre 1868) L'abbé Charles Testa, vicaire général du délégué apostolique de Constantinople Mgr Paul Brunoni, rend compte au Cardinal - préfet de la Propagande de la présentation qu'il a faite , le 17 octobre, de la lettre pontificale an Patriarche grec schismatique de Constantinople et au Patriarche arménien résidant dans la même ville . LXXVIII - (23 octobre 1868) Relation envoyée aux journaux grecs de Constantinople par la secrétairerie du patriarcal grec schismatique de cette ville , à propos de la remise au Patriarche grec de la lettre pontificale . Ce compte rendu a paru dans les journaux grecs de Constantinople le 11/23 ou 12/24 octobre. ) . LXXIX - ( 1440) Lettre dans laquelle le protosyncelle Grégoire , procureur du Patriarche d'Alexandrie au Concile de Florence, fait connaître à son supérieur le décret d'union et les discussions du Concile. Il y témoigne de la pleine et entière liberté in dicendo et faciendo laissée aux Pères de l'Assemblée . Les deux Évêques dissidents d'Ephèse et de Stauropolis confirment le fait, puisqu'ils attestent que nec fuit qui eos cogeret aut molestiam ullam inferret. (Extrait des archives relatives au Concile de Florence, à la bibliothèque Laurentieune de Florence. Il existe une copie de ce document dans le manuscrit de la Barberine , à Rome, xvi, p. 40-43 . ) . LXXX - Le journal arménien Massis , de Constantinople, déclare : 1º que le Patriarche arméno-grégorien ne peut répondre à la lettre poutificale sans l'avoir communiquée auparavant au Catholique d'Écimiazin , auquel seul appartient le droit d'en porter un jugement ; 2º que , s'il a reçu la lettre , ce n'a été que par simple politesse . LXXXI - L'abbé Testa annonce au Cardinal -préfet de la Propagande qu'il a envoyé la lettre pontificale à d'autres Évêques schismatiques et que plusieurs d'entre eux y ont répondu. - Il demande de nouveaux exemplaires de cette lettre et transmet la liste des sièges archiepiscopaux du rite grec schismatique. Il signale quelques inexactitudes dans le rapport envoyé aux journaux grecs par le Patriarche grec schismatique de Constantinople. LXXXII - ( 26 octobre 1868) Liste des sièges archiepiscopaux du rite grec schismatique dout il est fait mention dans le document qui précède. LXXXIII - ( 4 novembre 1868 ) Suite des renseignements fournis par l'abbé Testa sur l'accueil fait par les Évêques schismatiques à l'invitation du Saint - Père . Envoi de la lettre pontificale aux Évêques bulgares. Un haut dignitaire ecclésiastique, envoyé par le Catholique d'Ecimiazin pour influencer le Patriarche arménien de Constantinople, arrive dans cette capitale. - Remarques de l'abbé Testa à ce sujet . — Il réclame le prompt retour de Mgr Brunoni. LXXXIV - (11 novembre 1868 ) Nouveaux renseignements de l'abbé Testa sur les réponses des Évêques schismatiques. — Jugements portés sur la conduite du Patriarche grec . Nouvelles instances pour hâter le retour du délégué apostolique .. LXXXV - (23 juillet 1868) Lettre de Kevork IV, Patriarche arménien schismatique d'Écimiazin , à Fuad- Pacha. L'Archevêque Sarkis- Tchalalian est chargé de la remettre à ce ministre . Le Patriarche sollicite pour son représentant la protection du gouvernement. Il prie celui- ci de favoriser les projets de ce Prélat et de vouloir bien lui permettre de séjourner à Constantinople . LXXXVI - (12 novembre 1868) Réponse de Safvet- Pacha, ministre des affaires étrangères de la Sublime Porte au Patriarche Kevork IV. Le gouvernement ne peut admettre la requête du Patriarche . LXXXVII - Extrait d'une lettre de l'abbé Testa au Préfet de la Propagande. - . Il lui annonce que l'Évêque grec schismatique de Trébizonde a renvoyé les lettres apostoliques . LXXXVIII - Le Patriarche arménien schismatique de Constantinople explique, dans les journaux de cette ville , comment il a accepté l'invitation pontificale . (Extrait du Courrier d'Orient du 21 décembre 1868 ). LXXXIX - (26 décembre 1688 ) Le Patriarche arménien schismatique de Constantinople transmet au Catholique d'Écimiazin la traduction arménienne de la lettre de Pie IX, et lui demande ce qu'il doit faire.. XC - (9 janvier 1869) L'abbé Testa annonce qu'il a reçu un certain nombre d'exemplaires grecs des lettres apostoliques destinées aux schismatiques et aux protestants. Il va se mettre en mesure de les expédier. XCI - (6 février 1869) L'abbé Testa envoie au Cardinal- préfet de la Propagande la fiste des Évêques grecs schismatiques auxquels il a transmis les lettres apostoliques. I lui demande encore de nouveaux exemplaires de ces lettres pour d'autres Évêques. Froideur des grecs schismatiques à l'égard du Concile. Les Arméniens s'agitent. XCII - (6 février 1869) Liste des Évêques dont il est parlé dans le document qui précède . XCIII - ( 17 février 1869) XCIV - ( 23 février 1869) Réponse du Catholique d'Écimiazin à la lettre du Patriarche arménien de Constantinople. - Il ne doit pas accepter l'invitation au Concile ; il le charge d'en donner avis aux Archevêques et aux chefs des Églises arméniennes de la Turquie. XCV - (8 mars 1869) Mgr Vincent Spaccapietra , Archevêque de Smyrne, Vicaire apostolique de l'Asie Mineure , rend compte au Cardinal-préfet de la Propagande du résultat de sa visite à l'Évêque grec non uni de cette ville . Il l'informe qu'il va envoyer les lettres apostoliques aux autres Évêques non unis de son vicariat. XCVI - (31 mars 1869) De nouveaux exemplaires de la traduction grecque de la lettre aux Orientaux sont expédiés . Il en est envoyé un au Patriarche arménien d'Écimiazin. Accueil fait par les Évêques arméniens à l'invitation du Saint-Père. XCVII - (29 mars 1869) Conformément à un ordre spécial du Saint- Siège, l'abbé Testa envoie au Patriarche arménien d'Écimiazin la lettre Arcano divinæ Providentiæ. XCVIII - (9 juin 1869) L'abbé Testa envoie au Cardinal - préfet de la Propagande une seconde liste d'Évêques grecs schismatiques qui ont dû recevoir la lettre de convocation au Concile. Il n'a pas encore la réponse du Patriarche d'Écimiazin . XCIX - (9 juin 1869) Liste dont il est question dans le document précédent . C - (31 mars 1869) Lettre de Mgr Joseph Valerga au Préfet de la Propagande. Elle est accompagnée des huit rapports qui vont suivre et où il est rendu, compte au Patriarche de l'accueil fait à la lettre d'invitation par les Prélats schismatiques résidant sur le territoire de la délégation de Syrie . CI - (8 décembre 1868) Premier rapport. - Présentation de la lettre pontificale au Patriarche arménien schismatique de Jérusalem . CII - ( 9 décembre 1868) Deuxième rapport. - Présentation de la lettre pontificale au Patriarche grec schismatique de Jérusalem. CIII - ( 10 décembre 1868) Troisième rapport. Présentation de la lettre pontificale à l'Archevêque grec schismatique de Nazareth. CIV - ( 13 décembre 1868) Quatrième rapport. - Présentation de la lettre pontificale à l'Évêque syrien jacobite de Jérusalem. CV - (15 décembre 1868) Cinquième rapport. - Présentation de la lettre pontificale à l'Évêque grec schismatique de Bethléem. Sixième rapport. - schismatique d'Alep. CVI - (9 janvier 1869) Présentation de la lettre pontificale à l'Évêque grec. CVII - (5 février 1869) Septième rapport. Présentation de la lettre pontificale aux Prélats schismatiques de l'île de Chypre . CVIII - (4 février 1869) Autre rapport sur le même sujet , directement adressé au Cardinal -préfet de la Propagande par le délégué de Mgr Valerga. CIX - (2 mars 1869) Huitième rapport. - Présentation de la lettre pontificale au Patriarche grec schismatique d'Antioche , à tous les Évêques grecs schismatiques de la Syrie , à l'Évêque jacobite de Hama- Homs et à l'Évêque arménien d'Adana . CX - (12 janvier 1869) Mgr Louis Ciurcia, Archevêque d'Irenopolis , délégué apostolique de l'Egypte et de l'Arabie , informe le Cardinal- préfet de la Propagande qu'il a envoyé la lettre pontificale aux Évêques coptes de sa délégation , et lui fait part de son entretien avec le Patriarche copte d'Alexandrie . CXI - (2 mars 1869) Le même délégué rend compte de sa visite à Mgr Nilo , coadjuteur du Patriarche grec schismatique d'Alexandrie , à l'effet de remettre la lettre d'invitation au Concile. CXII - (9 mars 1869) Compte rendu inexact de l'entretien précédent inséré dans l'Écho, journal grec d'Alexandrie, le 9 mars 1869. . . CXIII - (24 mars 1869) Mgr Ciurcia transmet au Cardinal-préfet de la Propagande un numéro de l'Écho. - Il prépare pour lui un compte rendu détaillé de sa visite à Mgr Nilo. CXIV - ( 19 mars 1869) Mgr Ciurcia fait part à Mgr Nilo de la surprise qu'il a éprouvée en lisant le -document précédent. Il en réclame un démenti complet et sincère . CXV - (29 juin 1869) Mgr Nicolas Castells , Archevêque de Martinopolis, délégué apostolique de la Perse , de la Mésopotamie , du Kourdistan et de l'Arménie , rend compte des visites qui ont été faites aux Prélats schismatiques de sa délégation . CXVI - (18 avril 1869) Extrait d'une lettre pastorale de Mgr Valerga relative au Concile œcuménique . Le Patriarche de Jérusalem réfute les arguments sur lesquels s'était appuyé le Patriarche grec schismatique de Constantinople pour justifier son refus de se rendre au Concile . CXVII - (9 octobre 1868) Le conseil supérieur de l'Église évangélique de Berlin repousse l'invitation adressée aux protestants et aux autres chrétiens non catholiques , parce qu'elle s'immisce , sans aucun droit , dans les affaires de cette Église . Il ne juge pas nécessaire d'exhorter ses fidèles à rester sourds à l'appel du Pape. Toutefois , il ne sera peut-être pas inutile , en présence des prétentions de la Cour romaine, de les prémunir contre la tentation de se montrer infidèles à leur confession . Pour y parvenir plus facilement, le conseil prescrit des collectes dout le produit servira à pourvoir aux plus pressants besoins de l'Église évangélique et de l'œuvre dite de Gustave - Adolphe. Il recommande aux consistoires royaux d'adresser à leurs communautés, à l'occasion de ces collectes , une déclaration couforme, pour le sens , à celle-ci. CXVIII - (1er décembre 1868) Lettre de quelques protestants de Groningue au Souverain Pontife . Ils essayent de justifier le refus opposé à sa paternelle invitation et leur persévérance dans la profession d'une doctrine qu'ils prétendent être "évangélique". CXIX - (4 décembre 1868) Le président de la compagnie des pasteurs de l'Eglise de Genève s'adresse , au nom de cette compagnie, à tous les chrétiens évangéliques et leur représente que répondre à l'appel de Pie IX ce serait , pour eux, renier la grande œuvre de leurs ancêtres , puisque les causes qui ont produit le magnifique mouvement du XVIe siècle subsistent toujours . Après une exposition quelque peu erronée de la doctrine catholique , la circulaire se termine par les exhortations habituelles de l'aride et vague spiritualité protestante . CXX - ( 4 janvier 1869) Lettre de l'Évêque de Montpellier à la compagnie des pasteurs protestants de Genève, au sujet de la circulaire qu'il a reçue par la poste . CXXI - (Mai 1869) Quelques protestants allemands invitent leurs coreligionnaires d'Allemagne à une grande réunion qui aura lieu le 31 mai, pour protester solennellement contre l'invitation adressée par le Pape, contre les attaques et les prétentions ultramontaines . A cette occasion , on fixera les principes qui doivent servir de base à la constitution ecclésiastique protestante . CXXII - (31 mai 1869) « Protestations » des protestants réunis à Worms contre la lettre pontificale et toute suprématie sacerdotale , mais surtout contre les maximes de l'encyclique Quanta cura et du Syllabus. « Déclarations » et « principes » relatifs à l'union religieuse . Les principaux obstacles à cette union sont l'esprit dont se montrent animés les jésuites et l'activité déployée par eux. « Exhortations » aux protestants d'Allemagne pour les engager à repousser tout ce qui peut mettre en danger la liberté d'esprit et de conscience . CXXIII - (16 août 1869) Le comité central de la société protestante dite de Gustave- Adolphe expose les motifs qui l'ont engagée à ne pas discuter, dans sa prochaine séance , la lettre d'invitation de Pie IX. CXXIV - (31 août 1869) Déclaration du docteur Hermann, de Heidelberg, approuvée par la quinzième diète évangélico - ecclésiastique d'Allemagne , tenue à Stuttgard . L'assemblée repousse l'invitation de Pie IX et se déclare résolue à conserver et à défendre « le précieux dépôt de la Réforme » . CXXV - (9 octobre 1869) Rapport approuvé dans la séance du 9 octobre 1869 par le synode de l'Église évangélique luthérienne tenu à Ausbach. On y explique pourquoi le synode n'a pas cru devoir protester contre l'invitation du Pape. CXXVI - (8 octobre 1869) L'assemblée générale des évangéliques de Hongrie « appartenant à la confession d'Augsbourg » , réunie à Pesth , repousse également l'invitation du Saint-Père. CXXVII - ( 1er novembre 1869) Le comité français de la prétendue « All'ance évangélique profite du moment où Rome va mettre le dernier s cau à son œuvre en proclamant l'infaillibilité du Pape et en condamnaut les progrès et les libertés sans lesquels la société moderne ne subsisterait plus , pour exhorter « ses frères » à faire des prières publiques et à redoubler de zèle et d'activité . CXXVIII (Octobre 1869) Lettre adressée au Saint- Père, au nom de deux assemblées générales de l'Église presbytérienne des États - Unis d'Amérique , par deux « modérateurs de cette secte , pour exposer les motifs qui les ont engagés à repousser l'invitation du Pape. CXXIX - (18 août 1869) Quelques pasteurs protestants, au nom de « < plusieurs évangéliques de la province de Saxe » , prient Mgr Martin, Évêque de Paderborn , de vouloir bien s'employer auprès du Souverain Pontife pour l'engager à lever, avant le Concile, deux obstacles qui , suivant eux, s'opposent à la réconciliation des grecs et des évangéliques avec l'Église romaine le célibat ecclésiastique et la défense faite aux laïques de se servir du calice . CXXX - (28 août 1869) Nouvelle lettre adressée par les mêmes pasteurs à l'Évêque de Paderborn . Ils s'efforcent de réfuter les arguments opposés par l'éminent Prélat au mariage des prêtres. CXXXI - (Août 1869) Le docteur Cumming, presbytérien écossais , pensant que la lettre du Pape invite les chrétiens non catholiques à prendre part aux travaux du prochain Concile, demande au Souverain Pontife de lui faire savoir si les protestants auront aussi la liberté de parler dans l'auguste Assemblée et d'y expliquer pourquoi ils se tiennent séparés de l'Eglise romaine. CXXXII - ( 4 septembre 1869) La demande précédente fournit au Souverain Pontife l'occasion de déclarer, dans une lettre à l'Archevêque de Westminster, que la doctrine de l'Église sur l'infaillibilité de son propre jugement dans les questions de foi et de morale ne permet pas de remettre en discussion des erreurs déjà jugées et condamnées. Cette impossibilité est d'ailleurs suffisamment indiquée dans la lettre d'invitation . Le Pape ne permettra donc pas qu'on prenne la défense , devant les Pères du Concile , d'erreurs formellement condamnées. Il n'a pu inviter les chrétiens non catholiques à prendre part à la discussion , il les a seulement priés de profiter de l'occasion que leur offrait le Concile et de faire tous leurs efforts pour sortir d'un état où leur salut n'est pas en sûreté . CXXXIII (30 octobre 1869) Quelques protestants , s'appuyant sur les déclarations précédentes , s'étaient plaints qu'on les empêchât de faire connaître les difficultés qui les tiennent séparés des catholiques et qu'on ne leur permît pas de s'approcher du Souverain Pontife . Pie IX, dans une seconde lettre à l'Archevêque de Westminster, s'empresse de repousser une interprétation si manifestement contraire à ses intentions paternelles . Les protestants de bonne volonté trouveront l'occasion d'exposer leurs griefs . Il désignera des théologiens auxquels ils pourront ouvrir leur âme avec confiance , mais il ne peut leur accorder l'entrée du Concile. Une discussion engagée par amour de la vérité aura certainement pour résultat de leur faire connaître celle- ci tout entière . CXXXIV - (1er novembre 1868) Extrait d'une lettre pastorale de Mgr Dupanloup , Évêque d'Orléans , dans laquelle il est question du retour , depuis si longtemps attendu , des schismatiques et des protestants dans le sein de l'Église . CXXXV - (9 décembre 1868) Le Cardinal Antonelli invite les représentants du Saint- Siège en Europe à envoyer à la Secrétairerie d'État des rapports périodiques sur tout ce qui intéresse le prochain Concile , afin , 1º de donner aux commissions préparatoires une connaissance « exacte et, autant que possible , complète du mouvement religieux et politique qu'a produit dans le monde entier l'attente du futur Concile ; 2º de maintenir toujours vive cette attente . On pourrait atteindre ce double but en donnant une sage publicité à tout ce qui se pense, s'écrit et se fait à l'occasion de cet événement extraordinaire . Le Secrétaire d'État indique en outre comment ces rapports devront être rédigés et transmis . CXXXVI - ( 8 janvier 1869) Mgr Flavien Chigi , Archevêque de Mire , Nonce apostolique à Paris , informe le Cardinal Antonelli qu'il vient de charger quatre ecclésiastiques de la capitale, possédant toutes les qualités requises, de remplir la mission dont il lui a été parlé . CXXXVII - (12 janvier 1869) Le Nonce de Paris envoie au Cardinal Antonelli les deux courts mémoires que lui ont remis deux des quatre ecclésiastiques dont il est parlé dans la dépêche précédente. CXXXVIII - ( 6 janvier 1869) Premier mémoire dont il est question dans la lettre précédente. CXXXIX - (10 janvier 1869) Second mémoire. CXL - (6 février 1869) La revue la Civiltà cattolica reçoit communication , par la Secrétairerie d'État, des deux lettres envoyées de Paris , et en forme un seul article , composé de la seconde lettre tout entière et d'une certaine partie de la première. CXLI - (16 février 1869) Mgr Chigi envoie au Cardinal Antonelli un nouveau memoire sur le Concile , écrit par l'un des quatre ecclésiastiques de Paris . Les auteurs des deux premiers mémoires ont vu avec déplaisir la Civiltà cattolica en donner une traduction . Ils se figurent que leurs travaux sont destinés à être utilisés par la revue romaine et non pas par le Saint- Siège. Le Nonce craint qu'ils ne veuillent plus continuer leur œuvre. CXLII - (17 février 1869) Le journal le Français commence à analyser l'article de la revue romaine. Ses remarques et ses réserves sont exprimées avec assez de modération. CXLIII - (18 février 1869) Lemême journal termine son analyse, mais ses paroles sont moins mesurées Il ne veut pas croire que l'auteur de l'article « vive en France » . CXLIV - (24 février 1869) Le Cardinal Antonelli écrit au Nonce de Paris qu'il a été étonné du mécontentement ressenti par les prêtres français à raison de la publication de leurs rapports dans la revue romaine, puisque cette publication répond à l'une des fins pour lesquelles leur concours avait été réclamé, l'autre fin se rapportant plus directement aux travaux préparatoires du Concile. De plus , c'est un représentant du Saint- Siège qui les a priés d'entreprendre ce travail ; ils doivent donc considérer celui- ci comme fait exclusivement pour le Saint- Siège. CXLV - (26 février 1869) Le Nonce de Paris envoie au Cardinal Antonelli un numéro du journal le Public où se trouvent exprimées les idées du gouvernement sur les questions traitées dans l'article de la Civiltà cattolica , article appelé par le journal parisien « un manifeste officieux de ce que le Saint - Siège désirerait faire décider par le futur Concile . CXLVI - (24 février 1869) Article dont il est question dans la dépêche précédente. CXLVII - (10-15 mars 1869) Le journal l'Allgemeine Zeitung, d'Augsbourg, prétend que l'article de la Civiltà cattolica « est l'expression exacte des idées que l'ordre des jésuites et les membres de la Curie romaine qui obéissent à cette société s'efforceront de faire triompher et d'imposer au Concile. Il publie , sur le « prétendu » programme des jésuites , cinq articles absolument calomnieux et fantaisistes . L'auteur y affirme qu'on a dessein de transformer en dogmes les contradictoires des fameuses propositions du Syllabus, de déclarer le Pape infaillible et de proclamer l'assomption corporelle de la Mère de Dieu. On se contente de reproduire ici les considérations préliminaires de ce factum. CXLVIII - (18 mars 1869) Violent article du Français contre la publication de la Civiltà cattolica. CXLIX - ( 19 mars 1869) Second article du Français sur le même sujet . CL - ( 19 mars 1869) Mgr Chigi , en transmettant au Cardinal Antonelli les deux premiers articles du Français, dit que si le Public fait connaître la pensée du gouvernement sur l'article de la Civiltà , le Français dévoile les intentions des "catholiques libéraux". CLI - (17 avril 1869) La Civiltà cattolica répond aux violentes attaques que lui a values sa correspondance française. CLII - (24 avril 1869) Le Français triomphe à l'occasion de la réponse précédente qui rectifie, prétend-il , les graves inexactitudes qu'avait commises le correspondant de la Civiltà. CLIII - ( 5 juin 1869) Réplique de la Civiltà cattolica au Français . CLIV - (23 juillet 1869) Le Nonce de Paris envoie au Cardinal Antonelli une seconde correspondance de l'ecclésiastique qui seul ne s'est senti ni compromis ni déconsidéré par l'article de la Civiltà cattolica. CLV - ( 4 août 1869) Réponse du Cardinal Antonelli à la dépêche précédente. CLVI - (Mai 1869) Un écrit anonyme, des plus perfides, ayant pour titre : An die katholiken Badens (Aux catholiques de Bade) est répandu dans le grand-duché de Bade et dans le royaume de Bavière . L'auteur fonde ses raisonnements sur une très fausse conception de l'organisation de l'Église chrétienne. Il se propose de provoquer un mouvement destiné à combattre le Concile, qui veut , dit- il , établir « < l'absolutisme » dans l'Église et substituer au Catholicisme professé jusqu'ici « une nouvelle confession religieuse » >. CLVII - (Mai 1869) Adresse envoyée de Coblentz à l'Évêque de Trèves par quelques laïques catholiques de son diocèse . Ils déclarent hautement ne partager ni les desseins , ni les espérances, ni les désirs exprimés dans l'article de la Civiltà cattolica où il est question du Syllabus, de l'infaillibilité du Pape et de l'assomption de la très sainte Vierge Marie. A leur tour, ils indiquent les matières qu'ils souhaiteraient voir traiter au futur Concile. Tout en professant quelques opinions erronées et en partageant certains préjugés , ils sont résolus à vivre et à mourir en communion avec le Saint-Siège , et à rester les fils obéissants de leur Évêque. CLVIII - (6 juillet 1869) L'adresse précédente est également envoyée à l'Archevêque de Cologne . Le Prélat ne souscrit pas à toutes les idées et à tous les vœux exprimés dans ce document, mais il ne manquera pas , néanmoins , de profiter de ses indications . Il est heureux d'apprendre , par leurs propres déclarations , que les signataires accueilleront avec respect les décrets du Concile , que ces décrets soient ou non conformes à leurs désirs . CLIX - ( 10 juillet 1869) Le comte de Montalembert félicite les auteurs de « l'admirable » adresse de Coblentz . Il la déclare absolument irréprochable « pour le fond et la forme. Il en signerait volontiers chaque ligne . » CLX - (Juillet 1869) « Le comité de l'adresse des laïques de Coblentz remercie le comte de Montalembert des témoignages d'approbation et d'encouragement qu'il vient de lui envoyer. Ses paroles , disent - ils , lui montrent que « les vrais et sages catholiques de France » sont avec lui , quand il s'agit de « servir l'Église et de défendre les plus nobles intérêts de l'humanité » . C'est pour lui une garantie certaine de succès. « Un grand nombre de catholiques distingués d'Allemagne ont approuvé l'adresse de Coblentz . » Il est maintenant facile de voir qu'il ne s'agit plus de présenter aux Évêques de respectueuses remontrances, mais de saper les fondements mêmes de la constitution ecclésiastique . Il déclare en effet qu'au moment décisif les représentants les plus autorisés des nations allemande et française sauront faire valoir l'idée de la restauration , sur ses anciennes bases , de l'organisation catholique , et donneront à cette idée une forme déterminée et considérable. CLXI - (17 juin 1869) Plusieurs députés catholiques allemands, réunis à Berlin en conférence, approuvent un projet d'adresse aux Évêques d'Allemagne tracé par l'un d'entre eux . Mais ils décident de ne pas l'envoyer aux Prélats et de ne pas la livrer à la publicité avant d'avoir demandé à leurs pasteurs s'il est opportun et comment il convient de faire cette démarche. Les signataires de cette adresse déclarent qu'ils sont prêts à se soumettre aux décrets du futur Concile. Ils protestent d'avance contre les obstacles que les gouvernements civils voudraient apporter à la liberté de ses délibérations . Ils acceptent la doctrine catholique ( telle que le Souverain Pontife l'a exposée il y a quelques années) sur la constitution normale et voulue par Dieu de la société chrétienne, mais ils formulent des réserves quant à l'application de cette doctrine à l'état actuel de la société civile . Ils ne veulent pas d'Église nationale . Enfin i's jugent inutile de décréter l'infaillibilité du Pape. CLXII - (29 août 1869) Le docteur Jorg, rédacteur de la revue Historisch- Politische Blätter, chargé de recueillir les renseignements propres à favoriser la réussite du projet formé par les signataires de l'adresse précédente, est d'avis qu'il faut remettre la publication de cette pièce et chercher de nouvelles adhésions . D'après lui , il vaudrait mieux s'adresser confidentiellement aux Évêques d'Allemagne réunis à Fulda . Aussi s'empressc - t-il de transmettre à l'Archevêque de Cologne le document précité . CLXIII - (Août 1869) Le 30 août 1869 , c'est-à -dire la veille même du jour où devait s'ouvrir la conférence des Archevêques et des Évêques d'Allemagne, ces Prélats reçoivent chacun un exemplaire d'un écrit anonyme, sans aucune indication de lieu , de date , d'imprimeur, ni d'éditeur , et ayant pour titre : Einige Bemerkungen über die Frage : IST ES ZEITGEMAESS DIE UNFEHLBARKEIT DES PAPSTES ZU DEFINIREN ? Den hochwurdigsten Erzbishöfen und Bischöfen ehrfurchtsvol gewidmet. (Quelques observations sur cette question : « < Est- il opportun de définir l'infaillibilité du Pape ? » respectueusement soumises aux vénérables Archevêques et Évêques. ) Cette brochure avait été transmise dans son texte original (l'allemand ) . Une traduction anglaise en avait été donnée , depuis quelque temps déjà, aux Évêques de la Grande-Bretagne et de ses colonies, ainsi qu'à ceux des États- Unis d'Amérique . Deux nouvelles traductions, l'une espagnole et l'autre italienne , ont été plus tard envoyées aux Évêques espagnols et italiens. L'auteur essaye de prouver, à l'aide de toutes sortes d'arguments , qu'il est « inopportun pour l'Église » de proclamer le dogie de l'infaillibilité pontificale . Voici la traduction du document tout entier. CLXIV - ( 6 septembre 1869) Les Évêques réunis à Fulda adressent une très belle instruction pastorale aux fidèles de l'Allemagne pour leur faire exactement connaître la nature des décisions conciliaires et les prémunir contre certaines vaines terreurs dont quelques fervents catholiques sont eux- mêmes assiégés . Ils y réfutent les assertions émises en vue d'exciter la défiance et l'aversion à l'égard du Concile ou d'éveiller les soupçons des gouvernements . CLXV - (8 septembre 1869) Noble déclaration relative au Concile votée par le vingtième congrès associations catholiques de l'Allemagne, tenu à Dusseldorf, les 6 , 7, 8 et 9 du mois de septembre 1869. CLXVI - (9 septembre 1869) Discours prononcé à la dernière séance du précédent congrès, au milieu des plus vifs applaudissements , par le docteur Haffner, chanoine de la cathédrale de Mayence . L'orateur y annonce qu'il se soumettra à toutes les décisions du Concile. CLXVII - (Octobre 1869) Second écrit anonyme adressé aux Évêques du Concile. Il est intitulé : Erwägungen für die Bischöfe des Concilium's über die Frage des päpstlichen Unfehlbackeit (Considérations proposées aux Évêques du Concile sur la question de l'infaillibilité du Pape) , et a paru à Munich , en allemand et en français . On en publia peu de temps après une traduction italienne . L'auteur y combat directement la doctrine de l'infaillibilité pontificale . Il s'appuie pour cela sur de prétendus faits historiques et sur une fausse interprétation de la tradition catholique. Voici le commencement de ce document . CLXVIII - (10 octobre 1869) Craintes , désirs , espérances exprimés au sujet du Concile par les principaux membres « du parti catholique libéral » de la France , dans une espèce de manifeste que publie le Correspondant. . CLXIX - (9 avril 1869) Circulaire du prince de Hohenlohe, ministre des affaires étrangères du royaume de Bavière , aux représentants de ce pays . Ce ministre cherche à éveiller, à l'égard du Concile, les soupçons des autres gouvernements. Rome, d'après lui , voudrait voir définir l'infaillibilité du Pape . Si ce désir se réalisait , on se trouverait aussitôt en face d'une question politique . De plus , l'existence d'une commission préparatoire , désignée sous le nom de politico - ecclésiastique, autorise à croire qu'on a formé le projet de faire approuver par le Concile toute une série de décrets bien plutôt politiques qu'ecclésiastiques . On verrait bientôt aussi ( qu'on se souvienne des articles de la Civiltà cattolica) transformer en décrets conciliaires les condamnat ons du Syllabus dirigées contre les principes qui constituent , à notre époque, la base de la vie publique. Les gouvernements feraient donc bien d'attirer l'attention des Évêques , leurs sujets , et , en général , de tous les membres du Concile , sur les « suites funestes » que pourrait avoir « cet ébranlement prémédité et systématique des relations actuelles entre l'Église et l'État » . Le ministre bavarois désire savoir quelles sont , sur ce point, les idées et les intentions des gouvernements. Il se demande s'il ne conviendrait pas « de fixer à l'avance les mesures, sinon collectives , du moins identiques , qu'il faudrait prendre pour éclairer le Saint- Siège sur l'attitude que les gouvernements du continent prendront vis-à-vis du Concile, » ou s'il ne vaudrait pas mieux provoquer des conférences où les représentants des États intéressés chercheraient le moyen le plus propre à amener une entente entre les gouvernements. CLXX - (12 juin 1869) Questions proposées par le prince de Hohenlohe aux facultés de théologie et de droit des Universités bavaroises, sur les conséquences qu'entraînerait une définition dogmatique de l'infaillibilité pontificale et des propositions contradictoires à celles du Syllabus. CLXXI - (7 juillet 1869) Réponse de la faculté théologique de l'Université de Wurtzbourg aux questions du prince de Hohenlohe. (Traduit de l'allemand . ). CLXXII - (14 août 1869) Réponse de la majorité des professeurs de théologie de l'Université de Munich. (Traduit de l'alleman . ) CLXXIII - (21 août 1869) Réponse de A. Schmid , professeur de dogmatique à la même Université . (Traduit de l'allemand . ) . CLXXIV - (2 novembre 1869) Réponse de la majorité des professeurs de la faculté de droit de la même Université . (Traduit de l'allemand . ) . CLXXV - (2 novembre 1869) Volum (opinion) du docteur Bayer, professeur à la même faculté. ( Traduit de l'allemand .) . 537 CLXXVI - (22 septembre 1869) Le marquis de Cadore, ambassadeur de France à Munich, informe le prince de la Tour- d'Auvergne, ministre des affaires étrangères , que le prince de Hohenlohe, apprécie la valeur des motifs qui ont déterminé la France à ne se pas faire représenter au Concile par un envoyé spécial , et va proposer au roi de Bavière de suivre la même politique de « réserve et d'abstention » . CLXXVII - (21 octobre 1869) Le roi de Bavière , après avoir reçu de Mgr de Scherr , Archevêque de Munich, la lettre pastorale des Évêques réunis à Fulda , lui témoigne sa satisfaction des sentiments qui animent l'Épiscopat allemand au sujet des futures décisions du Concile . — L'Assemblée œcuménique fera prévaloir, il ose l'espérer, ce même esprit de modération qui a régné dans la réunion de Fulda . CLXXVIII - (7 novembre 1869) Résolution ministérielle (Ministérialentschliessung ) adoptée par le gouvernement bavarois et transmise aux Évêques de la Bavière en réponse à la notification faite par ces Prélats de leur départ pour le Concile . Elle exprime les mêmes idées que le document précédent . Sa Majesté le roi « se réserve » de donner son approbation à la « publication » et à « l'exécution en Bavière » des décrets conciliaires . Le gouvernement souhaite ardemment vivre en paix avec l'Église catholique , mais il désire non moins vivement ne pas la voir venir semer l'inquiétude au milieu des habitants hétérodoxes du royaume, et les Évêques adhérer à des décisions qui seraient contraires aux principes fondamentaux de la constitution , au bonheur de l'État, à la concorde des différentes confessions religieuses et à la liberté de conscience garantie par les lois . CLXXIX - (14 mai 1869) Dépêche du comte d'Arnim, ministre plénipotentiaire de Prusse auprès du Saint- Siège, au comte de Bismarck, ministre des affaires étrangères , à propos de la circulaire du prince de Hohenlohe. Le diplomate prussien croit expédient pour son gouvernement de se concerter secrètement avec la Bavière pour protester ensuite contre les travaux de la Commission politico -ecclésiastique où les gouvernements ne sont pas représentés , et pour demander que des « orateurs » des États allemands soient admis aux discussions conciliaires . Mais , auparavant , il importe de connaître les intentions de Napoléon III. CLXXX - (26 mai 1869) Réponse du comte de Bismarck aux précédentes dépêches du comte d'Arnim . La Prusse , au point de vue constitutionnel et politique , n'a qu'une chose à faire laisser à l'Église une pleine liberté en matière religieuse , mais s'opposer énergiquement à tout empiétement sur le domaine de l'État . Aussi M. de Bismarck ne saurait- il souscrire au projet d'envoyer des orateurs au Concile , quelle que soit d'ailleurs la ligne de conduite de la France. Et puis , le fait seul de l'existence d'une commission préparatoire politico-ecclésiastique lui permet de déclarer dès maintenant que l'État est décidé à ne souffrir aucune usurpation . Aussi est - il autorisé par le roi à ouvrir des négociations secrètes avec le gouvernement bavarois , et , si les circonstances s'y prêtent , avec les autres cabinets de l'Allemagne du Sud ; il voudrait que la Curie romaine fût bien avertie que toute mesure extrême à laquelle elle se laisserait entraîner rencontrerait dans la nation une énergique résistance. Lorsqu'il aura obtenu quelque résultat , il enverra au comte d'Arnim de nouvelles instructions. CLXXXI - ( 11 août 1869) Extrait d'une lettre dans laquelle le comte de Bismarck informe le prince de Hohenlohe que l'entente des États allemands n'a pas été sans exercer quelque influence à Rome. Il existe dans cette ville , dit M. de Bismarck, un parti dont tous les efforts tendent à troubler la paix politique et religieuse de l'Europe ; mais le Pape semble vouloir se soustraire à cette influence . Il lui annonce , en terminant, que le ministre des cultes s'est efforcé d'agir en secret sur l'Épiscopat prussien . CLXXXII - (8 octobre 1869) Lettre du ministre des cultes de la Prusse à l'Archevêque de Cologne, communiquée aux autres Évêques du royaume pour leur servir d'instruction et de règle de conduite . On leur rappelle , à cet effet, quelles maximes professe l'État au sujet du Concile : les Évêques sont entièrement libres de « délibérer sur les affaires de l'Église catholique » ; mais le gouvernement ne permettra à personne de franchir les limites qui , en Prusse , déterminent nettement la sphère de l'action légale de l'Église . Si des troubles venaient à se produire , le gouvernement prussien , d'accord avec tous les autres États chrétiens , les réprimerait , au besoin , énergiquement. CLXXXIII - (15 mai 1869) Introduction au recueil de documents diplomatiques communiqué par le gouvernement austro -hongrois aux délégations de l'empire ( livre rouge) . Le gouvernement y expose ses intentions au sujet du Concile. CLXXXIV - (15 mai 1869) Dépêche à laquelle fait allusion le document précédent. Le comte de Beust, ministre des affaires étrangères à Vienne, annonce au comte d'Ingelheim , ambassadeur à Munich, que le gouvernement austro - hongrois ayant adopté comme principe fondamental la liberté des différentes communautés religieuses dans les manifestations de leur vie intime , à la condition que celles - ci ne soient pas en opposition avec les principes de l'État, il ne trouve pas dans les circonstances actuelles de motifs suffisants pour accueillir les propositions du gouvernement bavarois, car jusqu'ici on ne saurait former que de simples conjectures sur les délibérations du Concile. Ces propositions ne pourraient être acceptées que si le Concile s'efforçait d'empiéter sur le domaine juridique du pouvoir civil ou montrait clairement qu'il a l'intention de le faire . CLXXXV - (21 septembre 1869) Le duc de Gramont, ambassadeur de France à Vienne , mande au prince de la Tour- d'Auvergne que le gouvernement de Sa Majesté Apostolique se propose de suivre à l'égard du Concile la même ligne de conduite que le gouvernement français. L'empire austro -hongrois a , comme la France, les moyens suffisants de s'opposer à tout ce qui serait contraire aux privilèges de l'État et aux traditions nationales . CLXXXVI - (23 octobre 1869) Instructions sommaires sur l'attitude que le gouvernement austro -hongrois garde à l'égard du Concile , transmises par le comte de Beust au comte de Trauttmansdorf, ambassadeur à Rome. CLXXXVII - ( . . . . . 1869) Rapport du conseil fédéral suisse sur la conduite à tenir par la Confédération envers le Concile . CLXXXVIII - (Du 9 juillet 1868 au 9 avril 1869) Discussions au corps législatif français , touchant le Concile. CLXXXIX - (8 septembre 1869) Le prince de la Tour - d'Auvergne informe les agents diplomatiques de Napoléon de l'attitude que le gouvernement impérial compte prendre à l'égard du Concile. Il n'usera pas du « droit de prendre part aux discussions relatives aux « privilèges » qu'il est du devoir des gouvernements de conserver intacts . La conduite contraire aurait pour le moment de graves inconvénients. Les lois protègent assez bien les « franchises nationales >> : on serait donc parfaitement en mesure de repousser les décrets qui seraient en désaccord avec le droit public français . Toutefois, le gouvernement ne renonce pas à user de son influence modératrice pour recommander à tous des sentiments de conciliation ; mais cette influence, il l'exercera au moyen de ses représentants ordinaires . CXC - (22 septembre 1869) Le vicomte de Croy, chargé d'affaires de France à Rome, écrit au prince de la Tour- d'Auvergne que le Cardinal Antonelli ne lui a pas semblé regretter beaucoup la détermination du gouvernement impérial de ne pas envoyer de représentant au Concile. Son Éminence croit que cette décision est la meilleure et la plus en harmonie avec les rapports qui existent aujourd'hui entre le Saint- Siège et plusieurs États. CXCI - ( 10 novembre 1869) Le marquis de Banneville , ambassadeur de France à Rome, rend compte au ministre des affaires étrangères , du moins en ce qui regarde le Concile , d'une audience qu'il a eue, la veille, du Saint- Père . CXCH - (Décembre 1869) Extrait de « l'exposé de la situation de l'empire » sur l'attitude du gouvernement français à l'égard du Concile. CXCIII - (Du 15 juillet 1868 au 6 juillet 1869) Vains efforts de quelques députés pour provoquer une discussion sur le Concile au sein du parlement italien. CXCIV - ( 30 septembre 1869) Circulaire du ministre garde des sceaux aux procureurs généraux près les cours d'appel, pour leur annoncer que le gouvernement italien n'empêchera pas les Évêques et les autres ecclésiastiques de se rendre au Concile ; mais qu' << il se réserve expressément et absolument la liberté de prendre telle ou telle résolution , si les lois du royaume et les droits de l'État venaient à être lésés » . CXCV -(1er octobre 1869) Le baron de la Villestreux , chargé d'affaires de France à Florence , fait savoir que l'Italic partage les idées du gouvernement impérial « sur les décisions éventuelles du Concile » , et qu'elle ne se fera pas représenter au Concile. CXCVI - (25 septembre 1869) Le vicomte de la Guéronnière, ambassadeur de France à Bruxelles , informe le prince de la Tour- d'Auvergne que le gouvernement belge partage la plupart des idées émises dans sa lettre circulaire du 8 septembre , relative au Concile. CXCVII - (Du 5 mai au 7 décembre 1869) Discussions sur le Concile aux cortès espagnoles. CXCVIII - Le baron Mercier de Lostende , ambassadeur de France à Madrid, fait savoir au prince de la Tour- d'Auvergne que le gouvernement espagnol ne peut que s'associer aux vues exprimées par le gouvernement impérial, touchant la conduite à suivre à l'égard du Concile. CXCIX - Le ministre des affaires étrangères d'Espagne fait connaître aux plénipotentiaires résidant à Vienne et à Munich l'appréciation portée par le gouvernement espagnol sur les questions soumises aux divers cabinets par le prince de Hohenlohe dans la circulaire du 9 avril de la même année. CC - (19 novembre 1869) Communication du même ministre au chargé d'affaires d'Espagne à Rome relativement à l'attitude que le gouvernement espagnol entend garder à l'égard du Concile. . 682 CCI - (29 septembre 1869) Le baron Maynard , chargé d'affaires de France à Lisbonne, mande au prince de la Tour- d'Auvergne que le gouvernement portugais partage, sur le Concile, les vues du gouvernement impérial. Le cabinet de Lisbonne s'abstiendra de toute intervention , même officieuse , auprès de la Cour de Rome. CCII - ( 17 avril 1869) Le Nonce apostolique de Vienne envoie au Cardinal Antonelli une dépêche du chancelier de l'empire russe au chargé d'affaires de l'ambassade russe à Vienne, en réponse à une demande confidentielle du Nonce , qui désirait savoir si ce chargé d'affaires pourrait communiquer aux Évêques russes deux circulaires relatives au Concile. CCIII - (8 avril 1869) Dépêche dont il est parlé dans le document précédent . CCIV - ( 4 mai 1869) Dépêche du Cardinal Antonelli au Nonce de Vienne , en réponse aux accusations lancées par le gouvernement russe contre le Saint - Siège. CCV - (22 mai 1869) Le chancelier de l'empire russe renvoie au chargé d'affaires de Vienne les circulaires pontificales. Il qualifie de peu sérieuse la réponse du Cardinal-secrétaire d'État de Sa Sainteté . .