Père Pierre Lebrun - Explication littérale historique et dogmatique des prières et des cérémonies de la messe - Tome 4 SUIVANT LES ANCIENS AUTEURS, ET LES MONUMENS DE TOUTES LES EGLISES DU MONDE CHRÉTIEN. AVEC DES DISSERTATIONS ET DES NOTES SUR LES ENDROITS DIFFICILES, ET SUR L'ORIGINE DES RITES. PAR LE R. P. LEBRUN, PRÊTRE DE L'ORATOIRE . Edition : CHEZ SEGUIN AINÉ, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, Date de publication : 1843 Nombre de pages : 557 Auteur : Révérend Père Pierre Lebrun (EN 4 TOMES) Table des matières. REIZIÈME DISSERTATION . Uniformité des liturgies de toutes les églises chrétiennes dans tout ce qu'il y a d'essentiel au sacrifice , abandonnée par les sectaires du XVI . siècle . Page I ARTICLE I. Liturgie des Luthėriens . 3 Formule de la messe et de la communion pour l'église de Wittemberg par Luther en 1523. 9 ART. II . Liturgie ou cene tles Zuingliens ou des Calvinistes . 23 Liturgie instituée en 1526 par Zuingle dans l'église de Zurich pour la célé- bration de la cène du Seigneur . ibid. Liturgie ou cène de Genève suivie par les Protestans de France . 24 Manière de célébrer la cène. 26 ART. III . Liturgie d'Angleterre depuis le schisme. 32 §. I. Origine du schisme sous Henri VIII , sans innovation à la liturgie. 34 §. 11. La nouvelle liturgie introduite sous Edouard VI après dix-huit ans de schisme. 38 Ordre de la première liturgie anglicane réformée sous Edouard VI , impri- mée en anglais à Londres en 1549. 42 La cène du Seigneur ou la sainte communion communément appelée la messe. 44 La communion du malade. 55 Réglemens du parlement. Plainte de Calvin et des autres novateurs. Nou- veaux changemens dans la liturgie. 56 Seconde liturgie sous Edouard VI , imprimée en anglais à Londres en 1552 . 59 La communion des malades. 65 §. III. Rétablissement de l'ancienne liturgie sous la reine Marie. ibid . § . IV. Renouvellement de la réformation et de la seconde liturgie d'Edouard sous le règne d'Elisabeth. 68 S. V. Des petits changemens et des additions qui ont été faits depuis Eli- sabeth , principalement sous Charles_II . 75 ART. IV. Changement de religion en Ecosse . Progrès des Novateurs. Dis- putes sur une nouvelle liturgie. 84 ART. V. Liturgie singulière introduite en Suède depuis le Lutheranisme. 100 § . I. Origine et progrès du Lutheranisme en Suèdesous Gustave premier. ibid. §. II . Efforts du roi Jean pour rétablir la religion catholique , et pour in- troduire une nouvelle liturgie. 103 §. III . Nouvelle liturgie introduite. Disputes et troubles à son occasion. 108 Liturgia Suecanæ ecclesiæ , catholicæ et orthodoxæ conformis. 115 Préface de l'archevêque d'Upsal en latin et en français . ibid . Ordredes prières de la préparation du prêtre , etc. 129 Observations touchant les fautes qu'on a faites dans cette liturgie. 148 Reproches faits jusqu'à présent à tous les Protestans d'avoir rejeté de la li- turgic la prière de l'invocation. 152 VI TABLE DES TITRES . ART. VI . Réflexions sur les liturgies des Novateurs depuis le XVIe siècle , lesquels à force de vouloir s'éloigner de l'église romaine ont abandonné l'essentiel des liturgies de toutes les églises chrétiennes ; et ont encouru par là l'anathème de toutes les églises du monde chrétien . 154 Supplément à la treizième Dissertation pour la liturgie d'Ecosse depuis le changement de religion. 161 Manière d'administrer la cène du Seigneur. 162 Remarques. 166 La liturgie ou la manière de célébrer le service divin , qui est établie dans les églises de la principauté de Neufchâtelet Vallangin. A Bâle , chez Jean Pistorius , MDCCXIII . 167 La liturgie de la sainte cène. 172 Réflexions sur la liturgie de Neufchâtel. 182 QUATORZIÈME DISSERTATION . En quelles langues on a écrit et célébré la liturgie jusqu'à présent dans toutes les églises du monde chrétien . 188 ARTICLE I. Usage de l'église latine , et sentimens des papesjusqu'à no- tre temps. 190 ART. II . Usage de l'église orientale. 206 Observation sur la traduction du missel romain en langue chinoise. 221 QUINZIÈME DISSERTATION sur l'usage de réciter en silence une partie de la messe dans toutes les églises du monde , où l'on voit la manière dont la liturgie a été prononcée , en remontant depuis notre temps jusques aux premiers fidèles . 226 OBSERVATIONS préliminaires sur les deux extrémités de deux sortes de prê- tres , dont les uns disent toute la messe sans que les assistans puissent rien entendre , et les autres disent toutes les prières à voix haute. 226 PREMIÈRE PÁRTIE. Exposition de la discipline présente de l'Église , qui ordonne clairement aux prêtres depuis six ou sept siècles , de dire une partie de la messe à voix basse , sans qu'ils puissent être entendus des assistans . 256 ARTICLE I. Ce qu'on a entendu généralement par ces mots submissa voce : Le sens du concile de Trente clairement marqué par les historiens con- temporains et par l'église de Rome à laquelle les Pères de ce concile ren- voient. 256 ART. II . L'église de Rome à laquelle le concile renvoie , met à la tête du missel toutes les rubriques sur la manière de prononcer. L'église de Milan les met aussi. Les conciles provinciaux prescrivent le même usage. Dis- cussion sur le Concile de Reims . 261 ART. III . Preuves tirées du pontifical et du sacerdotal qui étaient en usage avant le concile de Trente et des auteurs du XIIe, siècle , où l'on voit que les rubriques du missel de Pie V. n'étaient pas nouvelles . 271 ART. IV. Preuves tirées d'un grand nombre d'anciens missels , et surtout de celuide Paris , qui a été porté de tous côtés depuis cinq ou six cents ans par les Carmes et les Dominicains. 277 ART. V. Preuves de la prononciation des prières en silence par l'usage de tous les ordres religieux depuis l'an 1000. 286 ART. VI . Témoignages des auteurs du XIe. XIIe.et XIII . siècle touchant lesilence des prières de la messe , en remontant jusqu'au 'au dixième. 294 NOUVELLE explication donnée aux témoignages des auteurs qui parlent de la récitation en silence. 298 RÉFLEXION. 299 TABLE DES TITRES. VII Première objection. 301 Réponse. 302 Seconde objection . 303 Réponse. 304 ART. VII . Plusieurs prières récitées secrètement à la messe dans toutes les Églises chrétiennes qui ont conservé leurs liturgies . 305 ART. VIII . Raisons mystérieuses du silence du canon , tirées des Pères et des Conciles. D'où vient qu'on laisse à présent entre les mains des fidèles le canon qu'on leur cachait autrefois . 311 SECONDE PARTIE. Examen de la discipline de l'Église durant les dix premiers siècles, touchant la manière de réciter les prières de la messe. 319 On fixe la signification du mot secreta . On remonte ensuite depuis le Xe, siè- clejusqu'aux premiers temps , et l'on fait voir l'usage constant de dire une partie des prières de la messe secrètement et en silence. 319 ARTICLE I. Question préliminaire. On examine si le mot secreta vient du mot secretio , ou si avant le Xe, siècle ce terme signifiait simplement l'oraison secrète dite secrètement en silence . 321 ART. II . Quels sont les auteurs qui ont cru qu'on disait autrefois la messe à voix haute. 327 ART. III . Qu'on n'a point établi la coutume de dire une partie de la messe en secret vers l'an 1000 , ni auparavant. §. I. Première preuve par l'auteur anonyme du livre des divins offices attri- bués à Alcuin . On montre que l'histoire des petits bergers a été insérée mal à propos dans cet auteur. 332 §. II. Seconde preuve par Bernon , abbé de Richenau , l'an 1008. 338 §. III . Troisième preuve par l'usage de faire réciter secrètement les noms des morts dans les diptyques , ou de les placer ailleurs qu'à la messe , pour ne pas interrompre le silence du canon. 340 §. IV. Quatrième preuve par Remy d'Auxerre , l'an 885. 342 §. V. Cinquième preuve par Herard de Tours , l'an 858 et par le Pape , Nicolas I. , l'an 866. On marque quelles prières on prescrivait alors aux fidèles , ce que conte- naient les heures de Charles-le- Chauve : méprise de quelques savans sur ce point. 343 §. VI. Sixième preuve par Flore de Lyon , l'an 840 . 350 §. VII. Septième preuve par Amalaire , vers l'an 820. 352 RÉFLEXION sur Raban Maur et sur Walfrid Strabon . 356 ART. IV. Que depuis Amalaire sous Louis - le-Débonnaire , en remontant jusqu'à saint Grégoire , il ne s'est fait aucun changement sur la manière de réciter le canon. Preuves qu'il était récité en silence , par de très- anciens monumens , pontificaux , sacramentaires , ordres romain , gallican , mo- nastique , etc. 557 MESSE basse ou privée au temps de saint Grégoire. 365 ART. V. Discipline des églises d'Orient touchant le secret et le silence de la messe au VIe, siècle. Changement introduit dans la liturgie par l'empereur Justinien. 367 INNOVATIONS faites dans la liturgie sous l'empereur Justinien . ART. VI . Plusieurs usages du secret et du silence conservés dans les égli- 272 ses d'Orient , malgré même la loi de Justinien. 375 ART. VII. Effet de la Novelle de Justinien. Le canon récité tout haut en quelques églises d'Orient . Histoire des bergers qui contrefont les mystères de la messe , et tombent à demi-morts par le feu du ciel. Cette histoire n'a point été cause de la récitation secrète du canon en Occident. 378 ART. VIII. Qu'on n'apperçoit aucune marque de changement dans l'église latine depuis l'an 600jusque vers l'an 400 , et qu'on trouve toujours des preuves du silence des prières dans les missels de Rome , des Gaules et d'Espagne. 384 ART. IX. Preuve du secret et du silence du canon vers l'an 400 , par le Pape Innocent I. et par saint Augustin. 388 { Vili TABLE DES TITRES . ART. X. Qu'en remontant de l'an 400 au IIIe. siècle , on trouve dans l'é- glise d'Orient et d'Occident le secret et le silence des mystères. 393 I. Par l'auteur de la Hiérarchie ecclésiastique sous le nom de saint Denys l'Areopagite. ibid. II. Par saint Ambroise. 396 III . Par saint Chrysostôme qui parle des rideaux qui cachaient l'autel pen- dant la célébration des saints Mystères , et du grand silence qu'on ne rom- pait qu'en les découvrant. 398 IV. Parle Concile de Laodicée . 400 ART. XI . Suite des preuves du secret et du silence par saint Basile et par les remarques de plusieurs savans sur les usages du VIe. siècle. 401 ART. XII . Qu'au IIe. et au IIIe, siècle on ne voit pas qu'on empêchât les fidèles de voir ce qui se faisait sur l'autel pendant les saints Mystères ; mais on ne leur faisait pas entendre toutes les prières du canon. 407 ART. XIII . Conclusion de la tradition perpétuelle du secret et du silence. L'Église a toujours voulu accoutumer ses enfans à contempler les mystères en réprimant la curiosité. 415 TROISIÈME PARTIE. Examen des motifs sur lesquels on a cru que l'an- cienne église a fait dire le canon de la messe à voix haute jusqu'au Xe. siècle. * 4.20 ARTICLE I. Premier motif , que selon les anciens Pères les fidèles ont répondu Amen aux paroles de la consécration jusqu'au Xe, siècle. RÉPONSE. Que ce fait n'a été avancé que par des méprises . 421 PREUVES par les saints Pères que les fidèles répondaient Amen après les pa- roles sacramentelles , de même qu'en recevant la sainte communion , pour donner un témoignage public de leur foi , et en faire une haute profession. AUTORITÉS des Pères Grecs . 422 RÉPONSE. 423 AUTORITÉS des Pères Latins. 424 RÉPONSE. 425 SUITE des autorités qu'on oppose. 427 RÉPONSE. ibid . ART. II . Témoignages tirés des anciennes liturgies grecques et de Flore de Lyon. RÉPONSE. Que les liturgies ne sont pas de ceux dont elles portent le nom , et que Flore dit le contraire de ce qu'on suppose. 430 TÉMOIGNAGE de Flore qu'on croit décisif , auquel on joint ceux de Paschase et de Ratramne. 431 RÉPONSE. 432 ART. III . Troisième motif . L'autorité du rit gallican et du rit mozarabe. RÉPONSE. Méprise sur le rit gallican. Discussion sur le rit mozarabe. 435 RÉPONSE. 436 ART. IV. Qu'il n'y a pas plus d'inconvénient d'ajouter des Amen à la con- sécration ; que d'en ajouter à la communion , comme on a fait au diocèse deParis. RÉPONSE. Origine du nouvel usage de Paris , qu'on peut autoriser par saint Charles le seul Amen de la communion , fondé sur la première antiquitė. 437 438 RÉPONSE. ART. V. Suite de l'article précédent. De la manière dont on a donné la communion , et des paroles qu'on a prononcées en la donnant dans tous les siècles. Quelle conséquence on doit tirer de ces usages. 441 ART. VI . Cinquième motif, que les Amen des oraisons du canon sont une preuve que les assistans doivent répondre , et par conséquent les entendre. RÉPONSE. Que ces Amenn'ont été mis qu'au qu'alors tout le canon se disait en silence. qu'au XIIIe. ou au XIVe, siècle , et RÉPONSE. 450 451 ART. VII. Origine des Amen insérés dans le canon au milieu du XIIIe. siè- TABLE DES TITRES . IX cle. On était alors en peine si les anges ou les prêtres devaient répondre Amen. 456 ART. VIII . Dernière difficulté. Plusieurs réflexions montrent que jusqu'au VIIIe. siècle il aurait été injuste de cacher les mystères aux fidèles. RÉPONSE. On se fonde sur des erreurs historiques. Durant les sept premiers siècles il y a toujours eu des fidèles qui ont mérité qu'on leur cachât une partie des saints Mystères , et les Saints n'ont pu trouver mauvais qu'on usât à leur égard même de quelque réserve. 463 RÉPONSE. 464 PREMIÈRE ERREUR HISTORIQUE : Que le fait des bergers ait fait introduire le 1 silence des prières. 465 II . Erreur historique : Qu'il y ait un décret qui ait fait changer l'usage de prononcer à voix haute. ibid. III . Erreur historique. Que les fidèles durant les sept premiers siècles n'aient point assisté aux saints Mystères sans communier. 466 IV. Erreur historique. Que les assemblées des fidèles des sept premiers siè- cles ne fussent composées que de saints . 473 NOUVEAU MOTIF de ne point s'astreindre à la récitation secrète , tiré de la messe de l'ordination qui se dit tout entière à voix haute. 475 NULLITÉ du nouveau motif. La récitation haute de la messe de l'ordination n'est pas un reste de l'ancienne discipline. RÉFLEXION sur l'origine de ce qui se fait en faveur des nouveaux prêtres comme une exception de la règle. 476 SUITE des illusions de l'apologiste. 479 ILLUSION. ibid . AUTRE preuve de l'Apologiste. ibid. ILLUSION. 480 Autre preuve bizarre tirée de saint Ignace de Loyola et du docteur d'Epence. ibid. ILLUSION. 481 RÉPONSE à quelques nouvelles difficultés . 483 PREMIÈRE difficulté contre l'utilité de cette Dissertation . 484 RÉPONSE. On montre la nécessité de se conformer aux rites marqués , et surtout à ceux qui sont très-anciens . ibid. SECONDE difficulté sur l'autorité de Flore ; on reproche qu'on a falsifié cet auteur. 488 RÉPONSE. Que le reproche n'est fondé que sur une mauvaise édition. On expose quelles sont les bonnes éditions de Flore , et quel est son vrai sens. ibid . TROISIÈME difficulté sur le témoignage d'Amalaire : explication du mot SE- CRETO. 494 RÉPONSE. Qu'Amalaire exprime trop clairement la récitation secrète et silencieuse pour pouvoir l'éluder. 495 On montre d'où vient qu'il se sert du mot chanter pour celui de réciter. 500 La clameurjointe au silence dans les anciens auteurs. 501 QUATRIÈME difficulté contre ce qui a été dit dans la Dissertation , qu'ancien- ment on ne répondait point Amen aux paroles de la consécration dans l'église latine. 503 RÉPONSE. Que l'objection est fondée sur une mauvaise traduction , et qu'elle neprouve rien pour l'église latine. 504 CINQUIÈME difficulté sur l'origine de la récitation secrète dans l'église latine. 506 RÉPONSE. On montre combien on s'est trompé en avançant que du moins pen- dant les huit premiers siècles , le canon était récité d'une voix entendue de l'assemblée. 507 INSTANCES et réponses sur le mot canere , et sur le sentiment du PèreMabil- lon touchant la récitation secrète . 516 LETTRE du révérend Père Martenne.