Ce sixième volume du Père Fernand Mourret retrace l’âge classique du catholicisme, marqué par la Renaissance spirituelle, la rigueur doctrinale et les défis intellectuels. Des papes du XVIIe siècle à l’émergence de l’incrédulité moderne, l’auteur suit le renouveau des ordres religieux, la vitalité missionnaire et les controverses du gallicanisme et du jansénisme. Une fresque vivante de l’Église de l’Ancien Régime, entre grandeur spirituelle et prémices de la crise moderne.
Ce sixième tome de l’Histoire générale de l’Église du Père Fernand Mourret s’attache à la période de l’Ancien Régime, du XVIIe au XVIIIe siècle, moment de profonde vitalité religieuse mais aussi de tensions croissantes entre foi et raison. Après les bouleversements de la Renaissance et de la Réforme, l’auteur présente un catholicisme restauré dans son autorité et son rayonnement.
Dans la première partie, Mourret décrit la Renaissance catholique : la réorganisation du gouvernement pontifical, l’essor des missions étrangères, la réforme du clergé et la floraison d’œuvres de charité inspirées par des figures comme saint François de Sales, saint Vincent de Paul ou Louise de Marillac. L’Église connaît alors une vigueur doctrinale et spirituelle nouvelle, soutenue par les ordres religieux et par un renouveau intellectuel marqué par la théologie, la prédication et l’art sacré.
La deuxième partie est consacrée à la lutte contre les doctrines hétérodoxes : protestantisme, gallicanisme et jansénisme. Mourret analyse finement les querelles entre le Saint-Siège et le pouvoir royal, les résistances du clergé gallican, et les controverses suscitées par Port-Royal, le rigorisme moral et les tensions autour de la grâce. L’Église, tout en étant contestée, conserve son unité et son autorité doctrinale.
Enfin, la troisième partie s’ouvre sur le combat contre l’incrédulité au XVIIIe siècle. Face aux Lumières et à la montée de la philosophie matérialiste, l’auteur montre comment le catholicisme continue de défendre la vérité révélée tout en développant une pensée apologétique puissante. Mourret évoque aussi les forces vives de l’Église dans ce contexte : les missions, le renouveau spirituel et la fidélité du peuple chrétien malgré la déchristianisation des élites.
Par son érudition et sa clarté narrative, ce volume met en lumière la richesse de l’Église sous l’Ancien Régime : une institution à la fois menacée et rayonnante, où se préparent déjà les grands bouleversements du monde moderne.