Ce dix-neuvième volume couvre la période allant de la mort de saint Louis à l’aube du XIVᵉ siècle. Rohrbacher y dépeint le pontificat de saint Grégoire X, le concile œcuménique de Lyon et la réconciliation des Grecs, avant d’aborder le jubilé de 1300 et les conflits de Boniface VIII avec Philippe le Bel. Le récit embrasse à la fois l’Europe chrétienne, la Chine, et les bouleversements politiques de la chrétienté médiévale.
→ Lire la fiche complèteCe dix-neuvième tome de la monumentale Histoire universelle de l’Église catholique s’ouvre sur la mort de saint Louis et couvre un demi-siècle décisif où la chrétienté, sous l’inspiration du Saint-Siège, poursuit son œuvre d’unité et de mission universelle. L’abbé Rohrbacher retrace d’abord le pontificat de saint Grégoire X, figure conciliatrice et énergique, qui réunit le second concile œcuménique de Lyon (1274) et y consacre la réconciliation tant espérée avec les Grecs. Sous son impulsion, l’Europe chrétienne s’affermit, tandis que le Saint-Siège noue des liens spirituels avec l’Extrême-Orient, notamment l’empereur de la Chine, signe de l’universalité croissante de l’Évangile.
Rohrbacher enchaîne avec la succession rapide des pontifes d’Innocent V à Boniface VIII, marquée par des luttes politiques, des tensions doctrinales et l’effort constant de l’Église pour demeurer indépendante face aux ambitions des puissances temporelles. Il décrit la profonde influence de Rome sur les institutions européennes, l’activité missionnaire vers la Chine et le Tibet, ainsi que la transformation de la spiritualité occidentale à la veille du XIVᵉ siècle. La période voit aussi naître de nouvelles formes de dévotion, de pénitence et d’enseignement théologique, dans un monde où la chrétienté s’étend jusque dans les marges de l’Asie.
Le grand jubilé de l’an 1300, institué par Boniface VIII, symbolise la force spirituelle du catholicisme médiéval. Rohrbacher dépeint avec clarté la grandeur de ce moment, où les foules venues de toute l’Europe affluèrent vers Rome, avant que le pape, confronté à Philippe le Bel, ne soit victime d’une lutte dramatique entre l’Église et la monarchie française. Le récit s’achève avec le concile de Vienne (1311), prélude à de nouveaux débats théologiques et à la question des Templiers. À travers ce volume, Rohrbacher continue d’exposer, avec érudition et foi, la cohérence de l’histoire ecclésiastique comme axe spirituel de la civilisation occidentale.
L’abbé René-François Rohrbacher (1789–1856) fut l’un des grands historiens catholiques du XIXᵉ siècle. Son œuvre monumentale, Histoire universelle de l’Église catholique, publiée chez Gaume Frères, retrace siècle après siècle la marche du christianisme depuis les apôtres jusqu’à l’époque moderne. Théologien rigoureux et historien croyant, Rohrbacher voyait dans l’Église le fil conducteur de la civilisation, luttant sans relâche contre les hérésies, les empires déchus et les désordres du monde pour maintenir la lumière de la foi.