Le Tome VII de l’Histoire universelle de l’Église catholique couvre les années 363 à 430, période où le monde romain s’effondre tandis que l’Église triomphe. Rohrbacher retrace la naissance de Rome chrétienne à travers les figures de saint Ambroise, saint Augustin, saint Jérôme et saint Martin, montrant comment la foi transforme un empire en décadence en une civilisation nouvelle.
Ce septième volume de l’immense fresque historique de l’Abbé Rohrbacher s’ouvre sur la mort de Julien l’Apostat, en 363, et s’achève avec celle de saint Augustin, en 430. L’auteur y décrit un tournant décisif de l’histoire universelle : la disparition progressive de l’Empire païen et la naissance d’une chrétienté nouvelle, nourrie de foi, de culture et de sainteté.
Dans le Livre Trente-Cinquième, Rohrbacher peint un monde bouleversé : les Églises d’Orient, affligées par les hérésies et les divisions, trouvent leur soutien et leur salut dans Rome, devenue le centre de l’unité chrétienne. Tandis que les nations barbares s’avancent, instruments de la justice divine, l’Église d’Occident se fortifie dans la foi et la discipline.
Le Livre Trente-Sixième présente le règne de l’empereur Théodose et la grande figure de saint Ambroise, archevêque de Milan. Rohrbacher y livre un portrait saisissant de ce que doit être un évêque : docteur, pasteur et défenseur de la vérité, capable de rappeler les rois eux-mêmes à la justice chrétienne. C’est le moment où le pouvoir impérial s’incline devant la puissance morale de l’Église.
Le Livre Trente-Septième conduit le lecteur à l’aube du Ve siècle, alors que Rome païenne s’écroule. Le monde ancien s’efface, mais un monde nouveau naît dans la lumière de la foi. L’auteur évoque avec admiration les grands docteurs : saint Ambroise, saint Martin, saint Jérôme, saint Paulin, saint Chrysostome, Synésius et surtout saint Augustin, dont la pensée structure durablement la théologie et la civilisation chrétienne.
Dans le Livre Trente-Huitième, Rohrbacher raconte la chute de Rome en 410 sous les coups d’Alaric, événement dramatique que saint Augustin interprète à la lumière de la foi : Dieu renverse Rome païenne pour faire surgir Rome chrétienne. C’est le passage de l’Empire antique aux royaumes chrétiens, de la cité terrestre à la Cité de Dieu.
Tout au long du tome, Rohrbacher manifeste une intelligence profonde de la Providence divine à l’œuvre dans l’histoire. Sa plume unit érudition, éloquence et ferveur, montrant que les ruines du monde antique furent le berceau d’une Europe nouvelle fondée sur la foi, la raison et la charité.
Ce volume, l’un des plus vibrants de la série, éclaire la transition des ténèbres du paganisme vers la lumière du christianisme. Il donne chair à cette conviction que la chute de Rome n’est pas la fin, mais un commencement : celui de la civilisation chrétienne.