Le troisième volume de la vaste Histoire universelle de l’Église catholique conduit le lecteur à la fin de la captivité de Babylone et jusqu’aux portes de l’ère chrétienne. Dans ces pages, l’abbé Rohrbacher expose avec une clarté magistrale la continuité entre l’histoire sainte et l’histoire profane, montrant comment la Providence prépare, à travers les empires successifs, la venue du Rédempteur.
L’ouvrage s’ouvre sur les dernières visions de Jérémie et d’Ézéchiel, témoins d’un peuple humilié mais toujours porteur de la promesse. Nabuchodonosor, son fils et les grands rois de l’Orient deviennent malgré eux des instruments du Dieu d’Israël. Daniel, dans la cour de Babylone, élève la prophétie à une dimension universelle en dévoilant le sens mystique des quatre grands empires. Cette lecture spirituelle de l’histoire marque l’un des sommets de la pensée de Rohrbacher.
L’auteur suit ensuite la restauration du peuple élu sous Cyrus et Darius, le retour des exilés à Jérusalem, la reconstruction du Temple, puis les figures d’Esther, d’Esdras et de Néhémie, qui incarnent la fidélité retrouvée. Dans ces récits, la théologie de l’histoire s’unit à la narration biblique : la souveraineté divine s’exerce à travers les événements, et les prophètes s’effacent au moment où s’approche la plénitude des temps.
Le livre se déploie ensuite vers les nations de la Gentilité : la Chine, l’Inde, la Perse, l’Égypte, la Grèce et Rome. Rohrbacher évoque avec érudition la sagesse naturelle des peuples, leurs philosophies, leurs poètes et leurs institutions, pour montrer que, sous des formes imparfaites, ils aspirent eux aussi à la Vérité qui s’incarnera dans le Christ. L’histoire universelle prend ici tout son sens : la Révélation divine dialogue avec la raison humaine.
Dans les derniers chapitres, l’auteur aborde les luttes des Machabées et les grandes transformations du monde antique à la veille de la naissance du Sauveur. Les prophéties s’accomplissent, l’autorité romaine s’impose, et la civilisation se trouve providentiellement unifiée. Ce troisième tome apparaît ainsi comme le pont entre l’Ancien et le Nouveau Testament, une méditation sur la préparation morale, politique et religieuse de l’humanité à la Rédemption.
Avec la sobriété du savant et la ferveur du prêtre, Rohrbacher fait de ces pages une véritable synthèse de l’histoire et de la foi. Il montre que la lumière du Christ commence déjà à poindre dans les ténèbres des royaumes anciens, et que l’histoire du monde, jusque dans ses détours, n’a d’autre fin que l’avènement du salut.
Ce troisième volume retrace la fin de la captivité de Babylone, la restauration d’Israël, la fin des prophètes et la préparation du monde à la venue du Christ. Rohrbacher y montre l’unité de l’histoire sainte et profane : les empires de l’Antiquité deviennent les instruments de la Providence, tandis que la sagesse païenne prépare l’humanité à la Révélation. Un récit lumineux sur la marche de l’histoire vers la plénitude des temps.