Abbé Léonard Dessailly - Authenticité du grand testament de Saint-Rémi Edition : J.-B. DUMOULIN Date de publication : 1878 Nombre de pages : 427 Auteur : Abbé Léonard Dessailly Table des matières. Première partie - Texte du testament. Chapitre Ier. Saint Remi a fait son testament. — Le petit et le grand testament. - Reproduction intégrale des deux textes. — Notes géographiques et explicatives. - Tableau des legs et des légataires du testament. Chapitre II. Exposé de la controverse. - Caractères des différences qui se remarquent entre les deux testaments. - Le petit n'est que l'abrégé du grand. DEUXIÈME PARTIE. PREUVES HISTORIQUES CHAPITRE IER. - HINCMAR ET LE GRAND TESTAMENT. L'ordonnance de Charles-le-Chauve.—La correspondance d'Hincmar. — Le témoignage de saint Héric. CHAPITRE II. — LE GRAND TESTAMENT AVANT HINCMAR. La grande vie de saint Remi.-Importance. des titres de propriété. — Luttes des archevêques de Reims pour la défense des biens de leur Église. - Conséquences en faveur du grand testament. CHAPITRE III. — LE GRAND TESTAMENT APRÈS HINCMAR - FLODOARD. Rescrit de Formose. - Autorité de Flodoard. - L'authenticité du grand testament ressort : — de toute l'histoire de Flodoard, — de la publication qu'il a faite du texte du testament et de la correspondance d'Hincmar. CHAPITRE IV. - LE GRAND TESTAMENT JUSQU'EN 1638. Témoignage de Silvestre II ; — du Concile de Reims de 1092; — de Milon, évêque de Térouanne, au XIIe siècle; — d'Eugène II, au XIIIe siècle; - de Larisville, moine de Saint-Remi, au XIVe siècle; de l'Église d'Arras; — de Brisson; - de Chesneau; — de Hubert Meurier; - de Sirmond;- de Colvère; - de Baronius;- de Pontanus;- de Le Mire; — du Père de Ceriziers; — de Bergier; - de Jansénius; - de Daniel de Priezac. CHAPITRE V. - LE GRAND TESTAMENT DEPUIS 1638 JUSQU'A NOS JOURS. Fermentation politique et religieuse sous Richelieu. — Jansénius et son ouvrage:Mars Gallicus. Réplique de Daniel de Priezac au Mars Gallicus. — Origine des négations contre le grand testament. — Adrien de Valois. — Les deux étrangers Bollandus et Ohifflet., - Labbe. - Bréquigny. — Lerointe. Marlot. - Noël Alexandre. — Ducange et Tillemont. — Pagi. - Mabillon. - Lacourt et le Père Dorigny. — Scipion Mafféi. — Longueval. — L'Histoire littéraire de France. La Gallia Christiana. Les Bollandistes anciens et modernes. Terrasson. — Le nouveau Traité de Diplomatique. — Dom Ceillier. — Les historiens et les érudits modernes. Nombre relativement restreint des savants qui repoussent le grand testament. — La critique gallicane. CHAPITRE VI. — ORIGINE DU PETIT TESTAMENT. A aucune époque, saint Remi n'a pu écrire le petit testament. — Il n'est pas nécessaire que nous puissions indiquer quel en est l'auteur. — La question des manuscrits. — Il n'est pas certain, mais seulement probable, qu'Hincmar soit l'auteur du petit testament. — Ses motifs présumés pour abréger le grand testament et en composer le petit. TROISIEME PARTIE. REFUTATION DES OBJECTIONS CHAPITRE Ier. — PREMIÈRE OBJECTION : LES MANUSCRITS. Ancienneté des manuscrits dans lesquels on retrouve le petit testament. Les manuscrits du grand — testament pourraient être encore plus anciens. — La présence du grand testament parmi les Miscellanea prouve en faveur de son authenticité. CHAPITRE II. — DEUXIÈME OBJECTION : HINCMAR N'A PAS CONNU LE GRAND TESTAMENT. Hincmar a connu le grand testament, bien qu'il ait publié le petit, — qu'il ait omis certains faits relatés au testament, — qu'il ne l'ait jamais invoqué pour défendre la suprématie de son siège. CHAPITRE III. — TROISIÈME OBJECTION : FLODOARD N'A PAS CONNU LE GRAND TESTAMENT Flodoard a connu le grand testament : bien qu'il en parle peu, — qu'il ne signale pas les legs faits aux églises de Saint-Sixte et de Saint-Agricole. - Il ne parle nullement, comme on Je prétend, des signataires du testament. Il entend le codicile mieux que les Bollandistes. CHAPITRE IV. — QUATRIÈME OBJECTION : LA CONDITION IMPOSÉE AUX HABITANTS DE BERNE ET COSLE EST IMPOSSIBLE A REMPLIR. Les redevances imposées aux habitants de Berne et Cosle étaient encore payées au temps de Flodoard. — Nature, équité et possibilité de cette redevance. CHAPITRE V. — CINQUIÈME OBJECTION : LES EXPRESSIONS DE NEUSTRIE, D'AuSTRASIE ET D'ARCHEVÊQUE EMPLOYÉES DANS LE TESTAMENT, QUOIQUE INUSITÉES DU TEMPS DE SAINT REMI. Les expressions de Neustrie et d'Austrasie étaient connues du temps de saint Remi. — Quand même celle d'Archevêque aurait été inusitée, sa présence dans le grand testament ne prouverait rien contre son authenticité. — Testament de saint Césaire d'Arles. — L'expression d'Archevêque écrite par saint Remi même dans son testament. CHAPITRE VI. — SIXIÈME OBJECTION : SAINT CLOUD ÉTAIT TROP JEUNE POUR AVOIR FAIT DES LEGS A SAINT REMI. Saint Cloud ne peut être le Clodoald du testament. — Pourquoi Hincmar a-t-il fait cette supposition ? - Le testament n'indique nullement qu'il s'agisse de saint Cloud. CHAPITRE VII. - SEPTIÈME OBJECTION : JACTANCE DE SAINT REMI. Ici on nie un document au nom de quelques nuances littéraires. — Ce qu'est l'humilité. - Le testament est le Magnificat du Pontife. — Simplicité charmante avec laquelle il parle de lui-même. - Dans quel but rappelle-t-il ses miracles et ses grandes actions ? CHAPITRE VIII.- HUITIÈME OBJECTION : LE SACRE DE CLOVIS. Le testament ne fait pas mention d'un fait qui est faux : le sacre de Clovis, — car ce sacre a eu lieu puisque le testament en affirme la réalité. CHAPITRE IX. — NEUVIÈME OBJECTION : SUPRÉMATIE CONFÉRÉE INDÛMENT PAR SAINT REMI A SES SUCCESSEURS. Saint Remi ne confère aucun pouvoirjuridictionnel à ses successeurs. — Initiative qu'il leur enjoint de prendre dans la défense de l'Église. — Rôle prépondérant des Archevêques de Reims sous les deux premières races. CHAPITRE X. — DIXIÈME OBJECTION : EXCOMMUNICATION DES ROIS. Les rois ont nié le pouvoir de l'Église; ce qu'ils sont devenus. - Les droits de l'Église. - Formules de malédictions contenues dans beaucoup de testaments anciens. — L'Église attaque le crime partout, même dans les rois. - Situation politique quand saint Remi écrivit les menaces du testament. - Cette situation continue après sa mort. - Nombreuses excommunications prononcées contre les rois, au siècle de saint Remi. CHAPITRE XI.- ONZIÈME OBJECTION:CLOVIS NE DOIT LE TRÔNE QU'A LUI-MÊME, ET NON A L'ÉLECTION DE REMI ET DES EVÉVÊQUES. Assentiment des Gaules à l'établissement dela monarchie de Clovis. - Habileté de Mérovée et de Clovis pour se ménager les populations gauloises. - Celles-ci, pour se rallier, attendent la conversion du roi. — Le représentants de ces populations sont les évêques; leur influence au IVe et Ve siècle. - L'élection faite par saint Remi et ses évêques porta sur la race de Clovis plus que sur la personne même de ce prince. — Double caractère du droit national par rapport à la transmission du pouvoir : l'élection et l'hérédité. CHAPITRE XII. — DOUZIÈME OBJECTION : LE CHIFFRE EXORBITANT DE LA FORTUNE DE SAINT REMI REND LE GRAND TESTAMENT INACCEPTABLE. Richesse de saint Remi provenant de sa famille, des seigneurs et des rois Francs. - L'Église de Reims possédait des domaines avant saint Remi. - Chiffre précis de la fortune du saint. - Ce chiffre est en rapport avec celui des grandes fortunes de cette époque. — Ascendant que ses richesses donnèrent à l'Église. — Les serfs du moyen âge moins malheureux que le citoyen romain et que le petit cultivateur moderne. CHAPITRE XIII. — TREIZIÈME OBJECTION : ÉPOQUE DE L'INTERPOLATION DU GRAND TESTAMENT. Les adversaires du grand testament font trois suppositions sur l'époque de son interpolation. — fausseté de ces suppositions. — L'expression d'empereur est fort naturelle sous la plume de saint Remi. — Impossibilité intrinsèque et absolue de l'interpolation de son testament. - Cette interpolation serait une flétrissure pour l'Église de Reims. CHAPITRE XIV.- CONCLUSION. PORTRAIT DE SAINT REMI.