Biographie monumentale de saint Philippe Bénizi (1233-1285), figure majeure de l’Ordre des Servites de Marie. L’ouvrage suit son parcours depuis son enfance à Florence, son entrée au Mont Sénario, jusqu’à son rôle de supérieur général. On y découvre ses miracles, son influence spirituelle et son action décisive dans les épreuves de l’Ordre. Appuyée sur des sources authentiques et enrichie d’annexes historiques, cette œuvre de référence allie précision hagiographique et profondeur spirituelle.
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Publiée en 1913, cette vaste biographie rédigée par le père Pérégrin Marie Soulier retrace la vie et l’œuvre de saint Philippe Bénizi (1233-1285), illustre membre et réformateur de l’Ordre des Servites de Marie. Figure lumineuse du XIIIe siècle, Philippe incarne un modèle de sainteté et d’humilité au cœur d’une époque agitée.
Né à Florence dans une famille noble, il manifesta très tôt une intelligence vive et un attrait pour la piété chrétienne. Formé à Paris et à Padoue, il revint en Toscane où sa rencontre décisive avec Notre-Dame des Douleurs l’appela à rejoindre les Servites, ordre récemment fondé au Mont Sénario. Dès son entrée en 1254, il se distingua par sa ferveur, son esprit de pénitence et sa charité fraternelle.
Devenu prêtre en 1259, il reçut peu après des charges importantes et fut élu supérieur général de l’Ordre en 1267. À ce poste, il guida les Servites avec sagesse et prudence dans une période où leur existence même était menacée par des tentatives de suppression. Il sut défendre son ordre avec humilité et courage, tout en multipliant ses voyages missionnaires en Italie, en France et en Allemagne.
La vie de saint Philippe fut marquée par de nombreux miracles : guérisons, multiplications du pain, conversions éclatantes de pécheurs et même d’ennemis de l’Église. Sa réputation de sainteté était telle que l’on songea à l’élever au souverain pontificat, projet qu’il refusa par humilité en se retirant.
L’ouvrage relate également son rôle pacificateur dans les cités divisées d’Italie, sa rencontre avec de futurs saints comme Pérégrin Laziosi, ainsi que la fécondité spirituelle de ses fondations. Il mourut à Todi le 22 août 1285, laissant derrière lui l’image d’un homme de paix et d’un guide spirituel sûr.
La seconde partie de l’ouvrage rassemble des appendices d’une grande richesse : souvenirs historiques liés au saint, lieux sanctifiés par sa mémoire, lettres pontificales, documents relatifs à sa canonisation et une bibliographie complète sur sa vie. L’ensemble constitue une référence incontournable pour comprendre l’histoire des Servites et la figure de ce grand saint.