Révérend Père Edouard Hugon - Le mystère de la rédemption Edition : PIERRE TÉQUI Date de publication : 1910 Nombre de pages : 288 Voilà le résumé court que j'avais. Profondément enraciné dans la tradition thomiste, cet ouvrage du Révérend Père Édouard Hugon explore avec rigueur et clarté l’essence du Mystère de la Rédemption. Le lecteur y découvrira une synthèse magistrale de la doctrine catholique sur la satisfaction du Christ, le sacrifice rédempteur, et la délivrance du péché, dans un langage à la fois accessible et solidement théologique. L’auteur y montre combien la Rédemption, loin d’être un simple événement historique, constitue le cœur vivant de la foi chrétienne, dans toute sa richesse surnaturelle et sa puissance salvifique. Table des matières. CHAPITRE PREMIER La notion du Mystère de la Rédemption I.— Ce qu'on entend par mystères.— Définition des mystères.— Déclarations du magistère suprême depuis le moyen âge jusqu'à notre époque.— La notion de mystère dérivé de la transcendance même de Dieu. — Les profondeurs de Dieu.— Les trois mystères du salut II.— Comment la Eédemption est iin mystère.— Elle suppose la Trinité et l'Incarnation.— Elle est un mystère en elle-même.— Elle est la synthèse de tous les mystères qui concernent notre humanité. III.— Le concept de la Rédemption.— Ce que désigne le mot.— Rédemption dit plus que réparation et restitution.— Les idées qui sont éveillées ici : idée de servitiide, idée de rançon, idée de réintégration dans l'état de liberté.— Le concept plénier renferme quatre notions principales: satisfaction, sacrifice, délivrance, restauration. IV.— L'idée de satisfaction.— Cette idée est équivalemment affirmée dans l'Evangile, dans les écrits des Apôtres, dans les Pères Apostoliques, dans saint Irénée, etc. V.— L'idée de sacrifice.— Notre-Seigneur donne à entendre que sa mort est un sacrifice. — L'enseignement des Apôtres et des Pères Apostoliques.— Sacrifice et réconciliation. VI.— Les idées de délivrance et de restaitration. — Enseignement de l'Evangile.—Saint Paul.—Les Pères Apostoliques.—Saint Irénée. Vil.—Résumé.—Les grandes lignes d'une dogmatique de la Rédemption. CHAPITRE II La Rédemption considérée comme satisfaction I.— Etat de la question.— Convenances en faveur de notre réparation.— Comment elles sont exposées par saint Athanase, saint Cyrille d'Alexandrie, saint Jean Damascène.—La théorie de Guenther.—La gratuité •de la réparation.— Supposé que Dieu veuille réparer l'homme, il n'est nullement obligé de choisir comme moyen la Rédemption.— Admis que Dieu demande une satisfaction, il n'est pas tenu de vouloir qu'elle soit égale à l'offense. S'il veut qu'elle soit égale à l'offense, l'Incarnation est-elle nécessaire ? II.— Pour réparer le péché mortel d'une manière condigne, il faut une personne d'une dignité infinie.— Première raison, tirée de la nature humaine.— Seconde raison, tirée de l'offense infinie que le péché mortel fait à Dieu.—Explication de l'adage: Honor est in honorante, injuria in injuriato.— Quelle est la dignitée lésée par le péché mortel.— Dans quel sens l'offense est infinie.— Aucune créature n'est capable d'égaler la réparation à l'outrage.— La repentance et la charité ne réparent pas suffisamment.— Il faut donc une personne d'une dignité infinie.—Les raisons indiquées par quelques théologiens.— Il faut en revenir à la raison de saint Thomas. III.—La satisfaction rigoureuse demande l'Incarnation. Il faut qu'une personne d'une dignité infinie prenne une nature créée pour satisfaire.— Absolument parlant, un Dieu fait ange aurait pu racheter le genre humain.— Mais, pratiquement, il fallait un Dieu-Homme : nombreuses raisons qui réclament cela. — Témoignage de saint Augustin. IV.—L'enseignement des Pères et des Docteurs.—L'Epître à Diognète.— Origène.— Saint Athanase. — Saint Basile.—Saint Cyrille d'Alexandrie.—Saint Ambroise.— Saint Grégoire le Grand.— Saint Anselme.— Saint Thomas et les théologiens qui le suivent.— Le concile de Cologne. V.— Conclusion pratique.— Le péché est le vrai malheur.— Combien est magnifique le plan rédempteur.— Reconnaissance et amour au Verbe Incarné. CHAPITRE III La Rédemption considérée comme satisfaction (suite) Les satisfactions de Jésus-Christ I.— Les erreurs.— La fol de l'Eglise.— Les docètes. Ceux qui nient le péché originel doivent nier la rédemption.— Abélard.— Hermès.— Guenther.— Les protestants rationalistes.— Socin.— Ritschl.— Auguste Sabathier.— Harnack.— Les modernistes. — Ce qu'enseigne la foi.— Le sens de la satisfaction vicaire.—La portée des symboles et des conciles. — Le témoignage de l'Ecriture.— Le Poème du Serviteur de Yahvé.— Authenticité et messianité de cette prophétie.— Les quatre idées principales que contient la satisfaction vicaria sont énoncées dans ce passage.— On peut ranger sous quatre chefs les textes du Nouveau Testament qui expriment la même doctrine. II.—Le témoignage des Pères.— Origène.— Saint Athanase.— Eusèbe de Césarée.— Saint Grégoire de Nysse et saint Basile.— Saint Chrysostome.—Les Pères Latins.— Saint Ambroise.— Saint Augustin.—Saint Grégoire le Grand.—Saint Anselme. IV.— La raison théologique.—Le Christ et les hommes forment une seule personne mystique.— La grâce capitale du Christ.— La substitution devient aussi naturelle qu'elle est admirable.— Réponse aux objections. V.— La surabondance des satisfactions.—Il est certain que les satisfactions de Jésus-Christ sont équivalentes et surabondantes pour tous les crimes du genre humain. — Témoignages de l'Ecriture.— Témoignages des Pères: saint Cyrille de Jérusalem, saint Chrysostome, saint Cyrille d Alexandrie, saint Anselme.— Déclaration de Clément VI.— Raison de saint Thomas.— Le Catéchisme du Concile de Trente. VI.— Bcfuiation cVune théorie.— Ce que prétendent les nominalistes et Duns Scot.— Leur opinion est jugée très sévèrement.—Elle est inconciliable avec les conclusions de l'Ecriture et avec la doctrine des Pères. —La raison théologique. — Pourquoi les satisfactions du Sauveur ont une infinité qui dépasse celle de tous les péchés mortels.— Citation du P. Monsabré. VII.— En quoi consiste la valeur infinie des actions de yotre-Seigneur.— Deux genres d'opérations en Jésus-Christ.- Les actions théandriques.— Les deux sens de cette expression.— La valeur de l'action théandrique n'est pas simplement une dénomination extrinsèque.— Les opérations humaines du Rédempteur ont une dignité infinie dans l'ordre moral de ce seul chef qu'elles sont la propriété dune personne divine.— Ce qui suit de là que la réparation est surabondante.—Nous appartenons au Christ comme son vrai bien.— Si chaque opération en Notre-Seigneur a une valeur infinie, les satisfactions ultérieures ne sont-elles pas superflues ? — La difficulté s'évanouit si l'on distingue la valeur personnelle et la valeur objective.— Dans les desseins de Dieu il fallait atteindre jusqu'à l'apogée de la valeur objective.— Notre-Seigneur a voulu aller jusqu'au bout de l'amour. CHAPITRE IV La Rédemption considérée comme sacrifice Le sacrifice de Jésus-Christ I. — Pourquoi la Bédemption devait rtre un sacrifice.—Notre salut pouvait être opéré sans la souffrance.—C'est pour aller jusqu'au bout de l'amour que Jésus-Christ s'est fait victime.— La justice parfaite et l'immolation.— Belle pensée de saint Thomas.— Ce que fait le pécheur en offensant Dieu gravement.— Ce que doit souffrir celui qui répare pour le péché mortel.— La sublime raison de l'expiation pénale. II.— La théorie du sacrifice.— La notion fondamentale du sacrifice, même dans l'état d'innocence.— La matière du sacrifice doit être sensible.— L'offrande et la destruction: diverses opinions.— La raison et l'histoire confirment la théorie commune des théologiens.— Preuves rationnelles.— Témoignages des historiens des religions.— Le sacrifice juif.— L'idée d'alliance.— L'idée de communion.— Système rationaliste.— La théorie banquet.— Réfutation.— Le ministre du sacrifice.— Différences entre le sacrifice et le sacrement.— Le sacrifice est plus que la satisfaction. III.—Le sacrifice de la croix.—Les erreurs. — La foi de l'Eglise. — Erreurs de Pelage, d'Abélard, de Hermès.— Les Sociniens.— Les critiques rationalistes. — Le dogme catholique.— La liturgie.— Le concile de Trente. IV.— Preuves par l'Ecriture.— La prophétie d'Isaïe. — Les Evangiles.— Les récits de la Cène.— Les Epîtres.— Citation du P. Prat. V.— Le témoignage des Pères.— Les Pères Apostoliques.— Saint Justin.— Clément d'Alexandrie.— Origène.— Saint Athanase.— Saint Grégoire de Nysse.— Eusèbe.— Saint Grégoire de Nazianze. — Saint Chrysostome.— Saint Cyrille d'Alexandrie. — Saint Jean Damascène. — TertuUien. — Saint Cyprien. — Saint Ambroise. — Saint Augustin. — Saint Léon. — Saint Grégoire le Grand. — Saint Thomas. VI.—La raison, théologique.— La Passion réunit tous les éléments du sacrifice véritable. - La victime sensible.— La substitution et l'immolation.—L'alliance définitive.— Le sacrificateur institué par Dieu.— Comment Jésus-Christ fut le vrai sacrificateur et non les bourreaux.— La mort du Christ et la mort des martyrs.— Jésus-Christ prêtre et victime, temple et autel. VII.— Les excellences de ce divin sacrifice.— Perfection complète parce qu'il y a complète unité.—Excellence de la victime, excellence de ses dispositions.— Les vertus qui l'ont rendue si agréable à Dieu.— Excellence du sacrificateur.— Excellence de l'immolation.— Les souffrances du Christ ont dépassé toutes les autres.— D'abord en étendue.— Puis en intensité.— Excellence des effets produits.— Conclusion. CHAPITRE V Le Sacerdoce de Jésus-Christ I. — La vraie notion du sacerdoce.—Le propre de l'office sacerdotal est de donner les choses sacrées. — Les choses divines que le prêtre doit faire descendre sur l'homme: la sciefice de Dieu, la grâce de Dieu, le pardon de Dieu, — Il fait monter vers Dieu la prière et le sacrifice. — Le prêtre doit être appelé par Dieu et recevoir une sorte de consécration. — Ces multiples conditions réunies dans le texte de l'Epître aux Hébreux. II.— Si le Christ est prêtre. — Les erreurs. — La foi de l'Eglise. — Les premiers hérétiques.— Les Sociniens.— Les protestants et les modernistes.— Il est certain que le Verbe Incarné serait prêtre même en dehors de l'hypothèse de la chute.— Dans le plan actuel, c'est un article de foi que le Christ est prêtre. — Le concile d'Ephèse, le concile de Trente, la liturgie. III.— Le témoignage de VEcriture.— Le psaume 109, commenté par le P. Monsabré.— La prophétie du serviteur de Yahvé. Le Nouveau Testament.—L'Epître aux Hébreux. IV.—Le témoignage des Pires et des Docteurs.— Les Pères Apostoliques.— Saint Justin.— Origène.— Saint Cyprien.— Saint Ambroise.— Saint Augustin. — Saint Léon.— Saint Grégoire le Grand.— Saint Thomas. V.—La raison théologique.— Le Christ est médiateur. — Erreurs sur la médiation du Christ. — Les Alexandrins et les Gnostiques.— Les Ariens.— Les Monophysites.—Osiander et Stancari.—Il faut au Christ pour être médiateur dans le sens plénier et la nature humaine et la nature divine unies dans une seule personne.— Les Pères font reposer la médiation morale sur la médiation physique. VI.—Le Christ fait descendre sur nous les choses sacrées.— La connaissance du surnaturel.— Les dons de la grâce.—Le pardon de Dieu. VII.— Le Christ fait monter vers Dieu les choses sacrées de l'humanité.— La prière.— Le sacrifice. — Réponse à une objection.— Comment Notre-Seigneur est sacrificateur. VIII.—Le Christ est institué et consacré par Dieu.— L'appel de Dieu.— Le sacre de l'union hypostatique. — Le caractère de l'ordination est une participation au sacerdoce de Jésus-Christ.— Notre-Seigneur est prêtre dès le premier instant de rincarnation.— L'acte suprême de son sacerdoce fut accompli sur le Calvaire.—Le Christ demeure prêtre au ciel. CHAPITRE VI La Rédemption considérée comme délivrance I. — Délivrance du péché.— C'est aussi sous cet aspect que la Rédemption est représentée dans l'Ancien Testament, dans les Evangiles, dans les Epîtres de saint Paul.— Le témoignage des Pères.— Les arguments de saint Thomas.— Les raisons théologiques.-— Les causes multiples de la justification.— La Passion de Jésus-Christ exerce tous ces rôles. II.— Délivrance des peines du péché.— Les peines qu'entraîne le péché grave.— La mort châtiment du péché.—Comment la Passion remet la peine éternelle. — Nécessité de nous conformer à Notre-Seigneur.— Pour tous ceux qui se rendront semblables au Christ, la Rédemption sera une complète délivrance.— Elle doit nous soustraire, un jour, à la mort et aux autres pénalités.— Témoignages de l'Ecriture et des Pères. — Raison thcologique.— La Passion nous délivrera, mais en suivant les phases par lesquelles Notre-Seigneur a voulu passer lui-même.— Sagesse de cette économie. III.— Délivrance de l'esclavage du démon.— Une théorie inacceptable.— Il est certain que la Rédemption a pour effet de détruire le règne de Satan.— La foi de l'Eglise, les témoignages de Notre-Seigneur, des Apôtres et des Pères.— La thèse rationaliste.— La théorie d'Oxenham.— Elle est entièrement inacceptable.—Textes de saint Justin, de saint Polycarpe, de l'Epître à Diognète. IV.—La théorie des droits du démon d'après les Fères. —Textes d'Origène justement incriminés.—Mais ail. leurs le docteur alexandrin enseigne la vraie doctrine de la satisfaction et du sacrifice à Dieu.— La foi de l'Eglise défendue dans le traité De recta in Deum Fide.— Saint Basile.— Quelle est sa pensée complète.— Saint Grégoire de Xysse.— A côté de la théorie qu'on lui attribue, il enseigne la théorie véritable.—Les écrivains postérieurs.— Jamais l'opinion d'une vraie rançon payée par Jésus-Christ au démon n'est devenue la croyance commune de l'Eglise.— Témoignages de saint Grégoire de Nazianze et de saint Jean Damascène. V.—La théorie de l'abus de pouvoir.—Exposé de cette théorie.— Est-elle répréhensible ? — Ce n'est qu'à titre d'hypothèse qu'il faut l'admettre.— Résumé et conclusion. VI.— Comment,en. fait, se réalise la délivrance.— Dans la mesure où les hommes savent s'appliquer la Rédemption et se soustraire au péché, ils échappent au prince des ténèbres.— Citation du P. Monsabré. — La Rédemption a préparé à tous les hommes les secours qui leur permettent de briser le joug de Satan ; mais il faut leur libre coopération.— Si le démon peut tenter les âmes et molester les corps, la Passion a préparé à tous un remède et un secours.— Le pouvoir du démon avant la venue de Notre-Seigneur et depuis sa venue.— La délivrance finale. CHAPITRE VII La Rédemption considérée comme restauration Le mérite de Jésus-Christ I.— Comment ce dernier point de vne se rattache aux précédents.— Dans le plan actuel de la Providence il n'y a qu'un Homme-Dieu qui puisse restaurer l'humanité dans la justice.—Mais, absolument parlant, un homme institué par Dieu chef spirituel de tous les autres hommes pourrait leur mériter la grâce.— Témoignage de saint Thomas.— Ce plan ne sera jamais réalisé.— L'harmonie entre les divers aspects de la Rédemption. II.— L'existence du mérite en Jésus-Christ.— Les actes humains du Sauveur avaient les conditions du mérite. — Ils étaient libres, informés par la charité, ordonnés à la gloire divine, agréés de Dieu.— Le Christ a mérité dès le premier instant de l'Incarnation. — Par chacun de ses actes libres. — Les actes suprêmes de la Passion ont mis le comble au mérite. — Satisfactions et mérites s'arrêtèrent à la mort. III. — Ce que Notre-Seigneur a mérité pour lui-même. — Il n'a mérité ni la grâce habituelle, ni la gloire essentielle. Il a mérité la glorification de son corps, l'exaltation de son nom, en un mot tout ce qui constitue son bonheur accidentel.— Témoignages de Notre-Seigneur, de saint Jean, de saint Paul, de Tertullien, de saint Augustin, de saint Bernard, de l'Eglise universelle. IV.— Ce que Notre-Seigneur a mérité pour nous. — Preuves par l'Ancien et le Nouveau Testment. L'Evangile de saint Jean, les Epîtres de saint Paul. — Textes des Pères: saint Athanase, saint Grégoire de Nysse, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, saint Chrysostome, saint Cyrille d'Alexandrie, saint Jean Damascène, saint Cyprien, saint Augustin, saint Léon. — Le concile de Florence. — Le concile de Trente. — La raison théologique.— Le Christ a-t-il mérité la grâce aux anges et à nos premiers parents avant leur chute ? — Les deux théories: celle de saint Thomas tend à devenir de plus en plus commune.— Le Christ a cependant mérité aux anges une gloire accidentelle. V.— Les Mens surnaturels do/iis lesquels les mérites de Jésus-Christ doivent nous restaurer.—Le Rédempteur nous rend tout ce qu'Adam nous a fait perdre.— 1° La grâce.— 2° La gloire.— 3° Les grâces actuelles et les secours qui forment comme la trame de notre vie spirituelle.— 4° Tous les autres bien gratuits que la faute de notre premier père nous avait ravis.— La Rédemption est plus qu'une restauration elle est ; une nouvelle élévation de notre humanité. CHAPITRE VIII Les Titres du Rédempteur I.— Eédempteur, Sauveur, Jésus.— La portée de ces trois noms.— Notre-Seigneur est Rédempteur, Sauveur, Jésus, pour tous les hommes.— Il est de foi qu'il est mort pour d'autres que pour les prédestinés. — Il est de foi encore qu'il est mort au moins pour tous les fidèles.— C'est une doctrine voisine de la foi qu'il est mort pour tous les adultes.—Les théologiens enseignent communément qu'il est mort pour les enfants sans raison qui ne recevront pas la grâce du baptême. II.—Les autres titres.—Médiateur et Prêtre.—Certains titres que Notre-Seigneur aurait en vertu de l'union hypostatique lui conviennent d'une manière toute singulière par la Rédemption.— Tels sont l'office de Médiateur et l'office de Prêtre III.— Le titre de Chef.— Textes de saint Paul.— Textes des Pères.— Raison de saint Thomas.— Preuve théologique.—Le Christ est le chef des hommes dans la mesure où ils bénéficient de la Rédemption. — Il est aussi, dans un sens différent mais très réel, le chef des anges. IV.—Le titre de Boi.— Témoignages de l'Ancien Testament.— Témoignage de Notre-Seigneur lui-même. — Témoignages de la Tradition.— Il est roi par droit de naissance. — Il est roi par droit de conquête.— Sa royauté temporelle.— Elle sera effective un jour. V.— Le titre de juge.— Preuves par l'Ecriture et la Tradition.— Il est juge comme seconde personne de la Trinité.— Comme homme, il est juge; à cause de l'union hypostatique, en sa qualité de chef de l'humanité, à titre de mérite. VI. — Il est assis à la droite du père.— La portée de cette expression.—Comment Jésus-Christ possède avec le Père les honneurs de la divinité.—Comment il possède la béatitude du Père et le pouvoir judiciaire.— Rien ni personne ne pourra prévaloir contre lui. VII.— Conclusion.— Nous pouvons être associés à la gloire de notre Sauveur.— Tous les attributs de Dieu se manifestent dans la Rédemption, mais surtout la miséricorde et l'amour.